Ce passage, parmi d’autres, est quand même assez savoureux :
« A chaque problème, vous répondez par une norme ».
Etant issu du milieu rural et vivant dans un environnement du même tonneau, je connais assez bien, ayant des voisins et amis dans ce milieu, le délire administratif et normatif auquel sont soumis les paysans, quelle que soit leur type de production.
Je les vois tous les hivers essayer de comprendre l’empilement des textes, déclarations obligatoires et néanmoins contradictoires s’ils veulent, non seulement faire perdurer leur exploitation, mais ne pas subir de retours de bâton de diverses administrations et institutions aussi rigides qu’incohérentes.
A s’en arracher les cheveux.
Et ça, jusqu’à preuve du contraire, ce n’est pas le fait de la NUPES ou du RN, mais bien de la tour d’ivoire de l’UE, relayée par les gouvernements successifs.
Alors, s’il vous plaît, ne parlez pas d’un milieu auquel vous ne connaissez rien, uniquement pour agiter la muleta afin de dédouaner votre propre camp, qui n’en demande probablement pas tant.
A ceci près que lorsque on vend des armes, officiellement ou non, on se doute bien que leur finalité n’est pas de contribuer à la paix, dans la mesure où on en vend à tous les belligérants, même ceux sous embargo. Sauf que dans le cas présent, on est face à une triple hypocrisie :
- promouvoir et publier au niveau de l’UE une règle (réglementation REACH), qui liste les produits interdits d’utilisation sur le sol Européen, laissant sous entendre que ces produits ne sont plus fabriqués alors qu’il n’en est rien. Laquelle réglementation REACH accuse d’ailleurs et étonnamment des retards de mise à jour.
-Continuer à vendre ces produits, principalement à des pays à coûts de production faibles ou avec lesquels nous avons des traités de libre-échange. J’imagine que les précautions d’utilisation des produits ne sont pas le premier souci des exportateurs.
-Réintroduire la production agricole obtenue ici sans que les teneurs en phytos soient, à ma connaissance, évaluées.
Alors bien sur, on entretiendra un discours sur les enjeux des élections Européennes à grand renforts de démagogie plus ou moins verdâtre, tout en continuant à sacrifier une partie de la population agricole prise entre le marteau et l’enclume.