Un certain nombre de gens, ici même sur Agoravox, se sont précipités pour justifier, si ce n’est glorifier, l’attitude de l’administration Trump vis à vis de l’enlèvement de Maduro dans les conditions que l’on sait.
En reprenant les thèses, justifiées ou non, ayant abouti à ce coup de force.
Pour l’occasion, la notion de droit international a été balayée comme figure anachronique empêchant l’accomplissement de la justice immanente incarnée par le nouveau chevalier blanc, lequel illustre ainsi bien plus les faiblesses de l’occident qu’autre chose.
Or l’accusation américaine classant Maduro comme chef d’un réseau de narcotrafiquants semble avoir été abandonnée par l’accusation.
Les partisans de la nouvelle doxa américaine feront-ils amende honorable, au moins sur ce point si c’est confirmé ?
L’Europe n’a strictement aucun moyen, si ce n’est aucune volonté, de s’opposer à Trump dans quelque domaine que ce soit. C’était d’ailleurs le cas avec les administrations précédentes, d’une manière certes moins cavalière.
La fascination pour l’Empire et les divisions entre états européens suffiront amplement à désamorcer toute tentative de se faire respecter tant les intérêts divergent.
Il reste onze mois pour verrouiller le système : comment le dominion UE réagira-t-il quand le Groenland sera mis devant le fait accompli, voire quand le Canada sera mis sous pression ? Et sur quelles bases légales ?
Le corpus juridique US ne pourra pas s’étendre sur toute la planète et quand la Chine aura achevé sa montée en puissance, qui l’empêchera d’annexer ce qu’elle veut et avec quelles justifications ?