Suite à votre conclusion, je poserai la question suivante : Le niveau de désinformation de masse (et de malinformation), dans ce domaine comme dans d’autres, est-il suffisamment retombé pour qu’il soit envisageable, dans un contexte disons un peu apaisé, de tirer un bilan honnête et d’appliquer les sanctions afférentes ? Ou bien ce niveau de désinformation, donc d’incertitudes et de tensions, n’est-il pas maintenu « à bas bruit » de façon à ce que la prochaine crise, quelle que soit sa nature, ne soit qu’une formalité en termes de gouvernance par la peur ?
@Gégène Il y a aussi Thinkerview, souvent excellents. Un souvenir quand même, le prédécesseur de Dominique Seux, l’inénarable Jean-Marc Sylvestre et ses diatribes pro-marché tous azimuts. Il avait le mérite de me coller un vieux coup d’adrénaline, c’était utile pour me sortir des limbes avant d’aller bosser...
J’ai écouté FI pendant 30 ans, particulièrement à 15 puis à 17h, et même encore après Mermet, il restait encore quelque chose de l’esprit, mais ça n’a pas duré.
Puis sont venus les amuseurs avec leurs gros sabots, pour mieux cautionner par contraste la nouvelle doxa et gonfler l’ego de l’aristocratie journalistique.
Même Morel m’agace maintenant.
Maintenant, je regarde TVL sur le net, entre autres (non, j’ai pas honte).
J’ai chez moi quelques exemplaires de la revue « Rapports » trouvés dans une brocante. C’était le périodique officiel destiné aux « zélites » européennes de l’époque et qui accompagnait la mise en place et la gestion du plan Marshall, en gros années 48-50. Hormis un ton un rien paternaliste et condescendant, il est assez frappant de se rendre compte que les plus ardents défenseurs du modèle anglo-saxon n’étaient pas les rares intervenants américains, mais bien les français pour ce qui nous concerne. Pour le dire autrement, les auteurs américains parlaient de rationalité économique et de développement, les français étaient plus dans l’anti-soviétisme et l’ébauche de (déjà), l’intégration Européenne. Une façon comme une autre de se partager les rôles.