J’irai plus loin. Concernant le Mercosur, je crois que nos dirigeants ont acté la disparition de la paysannerie traditionnelle (élevage, petites productions) mais il ne le diront pas. Dans un premier temps il y aura des compensations, évidemment insuffisantes, et on attendra l’agonie de ces secteurs pour prendre des décisions « courageuses ». Fonds d’investissement et industrie agroalimentaire sont déjà sur les rangs.
D’accord. Le problème c’est qu’elle ne le veut pas. N’étant pas martyrologue, je ne peux que constater la soumission insensée de la France à la « construction européenne », fourre-tout idéologique pour nous faire avaler n’importe quoi, la plupart du temps à notre détriment. Le syndrome du larbin ?
@Eric F Si on considère l’attitude générale des parlementaires européens français, depuis au moins deux législatures et quel que soit leur groupe d’origine, on ne peut guère s’attendre à ce qu’ils jouent autre chose, à minima, qu’un rôle de « proxy » entre la Commission et la France, sans oublier le rôle pour le poins discret du Conseil. Il y a des exceptions, mais elles ne font que confirmer la règle. Dans ce contexte, la primauté du droit européen me paraît insurmontable, sous peine de procès d’intention inavouable.
Vous êtes sûr de ça ? Le monde est vaste et les gauloiseries institutionnelles ne pèsent pas bien lourd dans la rotation planétaire, pour un pays qui ne sait plus où il va. Le coq chante mais il n’y a plus grand-monde pour l’écouter.