""Bruxman avait mis en commentaire de mon article que , en Hollande , 1,3% des décès feraient suite à une euthanasie . Il ne s’agit plus là de cas exceptionnels , mais de ce qui ressemble fort , malheureusement , à une dérive .""
Qu’est-ce qui vous gène ? :
Que 13 mourants, pour mille, confrontés à une souffrance ou une déchéance intolérables aient pu être soulagés par une euthanasie, ou que votre intuitivisme professionnel ressente ce chiffre comme anormal.
Ce n’est, ni à vous, et encore moins aux statistiques, de décider et de fixer des limites.
Ou serait la vraie dérive ?
D’autant que, sur l’évaluation rapportée par Bruxman, votre appréciation semble ne se baser sur aucunes données comparatives.
Vous vous permettez même de plaisanter sur un des rares sujets qui, moi, ne me fera jamais rire.
Il existe des personnes, j’en connais, qui auraient le courage d’aider un de leurs proches à mourir dignement et volontairement. Je pense en faire partie. Simplement, ces gens ne veulent pas aller en prison pour cet acte.
A-t-on condamné des soldats pour avoir achevé d’une balle, un de leurs compagnons qui, agonisant, suppliait qu’on abrège ses souffrances ?
D’une certaine façon, contre la mort et la souffrance, nous sommes toujours en guerre.
Mais vous, vous plaisantez.
Et les médias font du chiffre. Certains en sont là, et c’est lamentable.