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Paul Barthe

Témoin d'une actualité absurde, écrivain public et rédacteur pour Theatrorama.

Retrouvez tous les articles de Paul Barthe et davantage sur son site personnel : www.paulbarthe-auteur.fr 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/03/2012
  • Modérateur depuis le 30/03/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique







Derniers commentaires



  • Paul Barthe 28 mars 2012 08:36

    Ils’agit de changer le mot du premier article de la constitution, pas de supprimer le mot race. Attention, ça n’est pas la Constitution qui définit le mot race, et le mot racisme et tout ce qui en découle.


    La Constitution n’est ni un dictionnaire de langue ni un traité de médecine.


  • Paul Barthe 27 mars 2012 20:25

    Mettre sur le même plan le rejet du mot race et le rejet de l’hypothèse que la Terre tourne autour du soleil me semble un peu exagérée. D’un côté il s’agit seulement d’un mot et d’un débat sur la forme, dans le second cas il s’agit de quelque chose de bien plus effectif.


    Quant aux distinctions scientifiques entre les individus, je crois que personne n’est allé à l’envers. Il suffit de regarder un noir et un blanc pour constater qu’il y a physiquement une différence.

    Mais le débat porte sur l’utilisation courante du mot, non scientifique. Car la société ne peut se résumer par un ensemble de données génétiques et scientifiques. Avant d’être des morceaux de chairs, au niveau social, nous sommes des individus, des citoyens. Certes, dans la logique absolue des choses et sur un plan scientifique nous sommes tous à la base des morceaux de viande.

    L’usage courant d’un mot doit tenir compte de son histoire. Et c’est justement pour cela qu’il est aujourd’hui moins évident de parler de races. Pour éviter non pas au niveau scientifique mais au niveau social un amalgame favorisant une évidente classification des races sur des critères qualitatifs. Nous ne vivons pas dans un laboratoire mais dans un système où la haine peut très facilement engendrer des débordements.

    Vous le savez comme moi, des mots suffisent parfois, et dans la plupart des cas, à déclencher des catastrophes humaines et sociales.

    L’idée des diversités physiques, biologiques et morphologiques, même génétiques, elle est simple à admettre et ne doit pas être niée. Mais pourquoi diable utiliser, pour en parler, le mot « race » qui est exactement le même que celui qui est utilisé pour les élevages d’animaux...

    Encore une fois, la langue française est riche. c’est l’une des plus influente d’ailleurs dans l’histoire de la littérature. Pourquoi faire les avares et refuser aujourd’hui de changer un mot en le remplaçant par un synonyme moins connoté ? Pourquoi trouver cela absurde quand c’est le souhait d’une majorité, quand ce mot évoque des souvenirs terribles à des milliers voire des millions de personnes ?



  • Paul Barthe 27 mars 2012 14:26

    Pour ma part, dans ce que j’ai écrit, il n’est pas question de nier quoi que ce soit, mais plutôt de considérer les choses sous un autre angle. Transformer « race » par « diversités sociales » ou « culturelles » ou « morphologiques » ou autres, que sais-je... La langue française est si riche, pourquoi se priver d’en utiliser ses subtilités et garder dans la constitution un terme aussi fort en connotation ?



  • Paul Barthe 27 mars 2012 14:22

    Nous sommes d’accord sur le fait que la Constitution n’a pas pour vocation la définition du mot race et que son objectif est de définir des cadres pour la gestion de notre société, et donc pour protéger certains citoyens de discriminations.

    Le débat se déplace et amène maintenant à la question : Est il plus facile de combattre les discriminations raciales en admettant que les races existent ou bien en partant du postula qu’une distinctions par races n’est plus d’actualité ?

    Je crois que c’est là le point de désaccord.

    Pour ce qui est de la place de l’homme dans le règne animal, je suis tout à fait d’accord pour la reconnaître. Il n’y a pas de doute là dessus. Mais dans la pratique courante, nous avons admis une certaine frontière entre le monde animal et l’humanité. Cette frontière est destinée, notamment, à protéger l’espèce humaine de certaines considérations dangereuses qui peuvent porter préjudice très lourdement à certaines catégories de la population. On a put voir ainsi des hommes avilir d’autres hommes en prétextant qu’ils n’étaient que des animaux, et de mauvais animaux, pour se voir ensuite traduits en justice pour crime contre l’humanité. A l’inverse, à ma connaissance, jamais une société de dératisation n’a été traduite en justice pour crime de masse.

    Historiquement, l’homme est un animal. Mais dans la pratique, l’homme appartient à l’espèce humaine avant d’appartenir à l’espèce animale.



  • Paul Barthe 27 mars 2012 12:37

    Nous sommes des êtres vivants, comme les animaux et les plantes, certes. de là à dire que nous sommes des animaux...


    J’ignore personnellement les intentions profondes de Hollande et je n’en sais que ce sur quoi il s’est exprimé, comme nous tous. Si je suis pour une modification de la Constitution et surtout de la syntaxe du premier article, je ne suis pas favorable à la suppression de l’idée qui veut que chaque citoyen soit égal à un autre aux yeux de la loi, qu’il soit noir, jaune, rose ou autre.

    La question en réalité se pose sur la définition de la race. Celle-ci ne se fonde sur aucune argumentation scientifique reconnue. Il ne s’agit que de caractères physiques qui différencient les hommes. Génétiquement il y a autant de différence entre une femme blanche et rousse et une femme blanche et blonde qu’entre celles-ci et une femme noire et brune et une femme. Chaque être humain possède un patrimoine génétique unique. Du moins tant que le clonage ne sera pas popularisé. A ce titre, les regroupements que l’on peut imaginer au nom de la race noire ou de la race blanche ou autres ne sont qu’arbitraires.

    Il est nécessaire de faire valoir l’égalité entre les hommes (et là, entre les citoyens) et non pas entre les races d’hommes.

    Le débat serait le même pour les droits des homosexuels. Certains défendent leurs droits à l’égalité, notamment en matière de mariage, en prônant un renforcement d’une union civile pour les homosexuels. Encore une classification. D’autres veulent une égalité des droits au mariages de tous les individus, quels que soient leurs sexes ou préférences sexuelles.

    C’est une question de formulation. Mais qui implique beaucoup. Sur le fond, à part une minorité, je crois que nous sommes tous d’accord sur les principes d’égalité. Mais de quel genre d’égalité ? Là est la question.
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