Les indépendantistes fournissent la moitié des épisodes violents, les
idéologiques le quart, les professionnels le dixième, les sociétaux un
vingtième, les confessionnels seulement 6,7 %. Mais ces derniers –
islamistes en tête à l’exclusion de deux cas – sont responsables de près
de 70 % de l’ensemble des 418 victimes recensées, concentrées pour plus
du tiers sur 2015, année noire s’il en est. Ces quelques chiffres
suffisent à souligner la singularité des islamistes qui sont les seuls à
opérer sur un mode terroriste avec des tueries de masse et/ou aveugles
en recourant aux armes les plus mortifères : les armes blanches et à
feu, utilisées dans la moitié de leurs actions (contre un peu plus d’un
dixième de l’ensemble des faits armés de la base).