@JL « désolé, mais je ne vois rien là qui soit une catastrophe, ni qui soit imputable à Einstein. »
« Un saut de millions d’années dans le futur » - rien de gênant ? Même E. Klein n’accepte pas cela (parfois) :
http://www.youtube.com/watch?v=NDYIdBMLQR0 E. Klein (1:06:45) : « Est-ce que l’avenir existe déjà dans le futur ? C’est une question fondamentale ... Les relativistes disent oui - le futur est déjà là mais nous on n’y est pas encore ... Les physiciens quantiques, les présentistes disent non - le futur est un néant ... Les voyages dans le futur sont impossibles pour les présentistes alors qu’ils sont possibles pour les relativistes. »
@JL « pouvez vous nous donner un seul exemple de désastres imputable à la théorie de la relativité »
Oui, mais pas avec mes mots - mon français n’est pas bon. Voici des élucubrations beaucoup plus ravageuses pour l’esprit humain que, disons, la théorie de la terre plate :
http://www.lepoint.fr/societe/le-createur-est-une-souris-de-laboratoire-12-07-2012-1697206_23.php Thibault Damour : « Or, en physique, au moins depuis Einstein, le passage du temps est une illusion. Nous pouvons, de façon quasi instantanée, voyager dans le temps ; faire par exemple un saut de millions d’années dans le »futur« . Cette prédiction de la théorie de la relativité a été vérifiée expérimentalement en mettant des horloges dans des avions volant autour de la Terre ; à leur retour, elles ne marquaient pas la même heure que celles restées à terre. C’est ce qui explique aussi pourquoi nous recevons sur Terre des particules élémentaires à la durée de vie si courte qu’elles ne devraient jamais parvenir jusqu’à nous. Si le temps n’existe pas, comme le suggère la science, cela peut changer notre façon d’appréhender la mort... Bien sûr, cela n’évacue pas la réalité phénoménologique des traces du passage du temps, car, dans l’espace-temps einsteinien intemporel, il existe des copies de nous jeunes et des copies de nous vieux. On peut estimer que la science ne nous donne pas accès à »la réalité« , mais seulement à un modèle mathématique de la réalité, mais on peut aussi (ce que je préfère) suivre ses suggestions quand elles indiquent une nouvelle vision philosophique de la réalité. La science, loin d’évacuer le mystère existentiel, ne fait que l’approfondir. »
Personne ? Dans toute la France ? Oh là là ! Jean-Marc Lévy-Leblond a raison :
http://archipope.over-blog.com/article-12278372.html « Nous nous trouvons dans une période de mutation extrêmement profonde. Nous sommes en effet à la fin de la science telle que l’Occident l’a connue », tel est constat actuel que dresse Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien théoricien, épistémologue et directeur des collections scientifiques des Editions du Seuil. »
La France a un grand philosophe, Jacques Maritain, qui a dit tout sur la relativité d’Einstein et les désastres qu’elle a produits :
http://www.amazon.ca/Oeuvres-compl%C3%A8tes-Jacques-Maritain/dp/2850492752 Jacques Maritain, Oeuvres complètes, Volume 3, p. 285 : « Il ne reste plus alors qu’à avouer que la théorie [d’Einstein], si l’on donnait une signification ontologiquement réelle aux entités qu’elle met en jeu, comporterait des absurdités ; entièrement logique et cohérente comme système hypothético-déductif et synthèse mathématique des phénomènes, elle n’est pas, malgré les prétensions de ses partisans, une philosophie de la nature, parce que le principe de la constance de la vitesse de la lumière, sur lequel elle s’appuie, ne peut pas être ontologiquement vrai. » p. 300 : "La science, même la plus mélangée d’hypothétique et de probable, même la moins élevée en intellectualité, la science est chose bonne en elle-même, et qui détient une étincelle divine. On a vu toutefois ce qu’elle peut produire, lorsqu’elle est employée par l’homme, en fait de ruines matérielles et de destructions sanglantes. Les désastres qu’en usant d’elle les apprentis sorciers peuvent provoquer dans l’ordre de l’esprit, pour être invisibles, ne sont pas moins énormes.
« La gravité quantique repose non pas sur des forces et des champs mais sur l’énergie et l’information ordonnée en codes pour organiser la disposition des masses et rendre possible les communications à travers l’étendue. »