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Philippe MEONI

Philippe MEONI

Le voile se lève petit à petit sur la fraude, la corruption, l'abus de pouvoir, l'inexistence de la démocratie...
La recession, chômage, misère pour les uns, caviar à tous les étages pour les autres, il serait temps de remettre les choses à plat.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe MEONI Philippe MEONI 30 mars 2007 03:16

    Avec toutes mes excuses de cet envahissement mais mes articles sont systématiquement refoulés par le comité de rédaction... Je ne peux donc proposer une synthèse rationnelle sur les dangers de la politique sécuritaire en france.

    Car nous sommes tous à un moment où l’autre délinquant en puissance, surtout dès le moment où nous sommes au volant de nos véhicules... Et la tolérance zéro, ne vous y trompez pas, ne s’adressera pas qu’aux « racailles » des banlieues...

    En tout cas, merci de votre attention

    Cordialement



  • Philippe MEONI Philippe MEONI 30 mars 2007 03:07

    « On verbalise sans discernement là où on faisait de la prévention

    L’arrivée de la culture du résultat a bouleversé les méthodes de travail de la police. En grande partie parce que toute la machine s’est enrayée en chemin. Les responsables, selon certains syndicats : la hiérarchie policière qui a transformé cette idée en culture du chiffre.

    Chez les magistrats, on dénonce les objectifs. « Avec la politique volontariste de Nicolas Sarkozy, on fixe des objectifs sans rapport avec la criminalité réelle, explique un président de chambre. Il y a une pression inouïe sur les directeurs départementaux qui redescend jusqu’au flic de base. La police va de moins en moins vers la délinquance parce qu’elle n’a pas le temps, parce qu’elle doit faire du chiffre. »

    Les policiers de terrain forcés à faire du chiffre. « Nous avons désormais des consignes implicites pour procéder à plus de verbalisations, raconte un policier du 9e arrondissement de Paris. Et il faut faire toujours plus. Sinon, on nous refuse nos congés et on ne touche pas la prime annuelle qui va de 300 € à 500 €. Tout cela a créé une rivalité entre collègues. Alors, on verbalise sans discernement là où autrefois on faisait de la prévention. » Et la notion de service public ? « Elle a disparu, regrette-t-il. On cherche à éviter les missions de voie publique. Les jeunes qui entrent en fonction sont formés dans ce moule. On en arrive à négliger les consignes de base pour faire du chiffre chacun de son côté. »

    La police d’investigation moins touchée que les autres. Exemple à Orléans (Loiret) où cet enquêteur de la police judiciaire (PJ) pense avoir échappé à la « batonite » : « On nous a demandé de faire beaucoup de placements en détention, mais c’était lié à notre direction interne. Aujourd’hui, on revient à du qualitatif et c’est tant mieux. La seule chose qu’on nous demande, c’est quand il y a des émeutes urbaines, on doit sortir une affaire, interpeller des personnes dans les cités. Peu importe que le dossier soit ficelé ou non. Tout ça pour montrer que la PJ est présente. »Ce gendarme de la section de recherche d’Orléans, qui travaille dans toute la région Centre, estime aussi avoir été préservé même s’il reconnaît qu’il y a eu une redistribution des cartes. « Les brigades de recherches départementales ont vu leurs effectifs diminuer alors que les nôtres ont augmenté, explique l’enquêteur. Cela a un effet pervers : toutes ces brigades locales sont moins au contact de la population et elles ne connaissent plus le terrain comme avant. Cette expérience pour nous qui avons un périmètre d’action plus large, nous était pourtant précieuse. »

    D. C.

    20 Minutes, éditions du 29/03/2007 - 23h06



  • Philippe MEONI Philippe MEONI 30 mars 2007 03:03

    "Le tribunal de grande instance de Bobigny en Seine-Saint-Denis est le symbole du bras de fer entre Nicolas Sarkozy et le monde judiciaire. Olivia Recasens, Jean-Michel Décugis et Christophe Labbé, journalistes au Point, ont passé un mois dans ce lieu où se côtoient magistrats débordés, victimes désorientées, mineurs délaissés... Justice, la bombe à retardement (éditions Robert Laffont) est construit autour d’un état des lieux et des comptes rendus d’audiences. A sa lecture, c’est un sentiment d’abandon qui prédomine, plus que de laxisme ou de démission. Des accusations portées par le ministre de l’Intérieur en octobre 2006.Car le deuxième tribunal de France cumule les handicaps : manque de moyens, dossiers ultra-sensibles à traiter, engorgement judiciaire, absence de sécurité pour les magistrats... C’est aussi le reflet, selon les trois auteurs, de la place que l’Etat accorde à sa justice : « Le budget de la France consacré à sa justice le classe au 29e rang en Europe, écrivent-ils. (...) Plutôt que de doubler les moyens de la justice, l’Etat (...) a préféré multiplier les lois. » Quant au problème de la délinquance des mineurs - « une bombe à retardement » selon le livre -, les chiffres montrent que la justice ne parvient pas à trouver de solution : « Nous avons pu consulter le cahier de permanence qui comptabilise tous les mineurs pris en charge (...).

    A notre grande surprise, on n’y recensait pas plus de deux cents récidivistes, et les multirécidivistes (...) étaient moins d’une centaine.

    C’est la fameuse théorie du noyau dur : ces 5 % de jeunes délinquants qui commettent 50 % des délits. » "

    D. C.

    20 Minutes, éditions du 29/03/2007 - 23h06



  • Philippe MEONI Philippe MEONI 30 mars 2007 03:01

    "Faire du chiffre ne veut pas forcément dire avoir de bons résultats. Avec l’instauration de la culture du résultat, Nicolas Sarkozy, qui aura été ministre de l’Intérieur pendant plus de quatre ans depuis 2002 et le retour de la droite au gouvernement, a profondément modifié le fonctionnement de la police, mais aussi celui de la justice. Le candidat UMP à la présidentielle met en avant ses bons résultats en matière de lutte contre l’insécurité. La réalité est plus complexe.· La baisse de la délinquance « Alors que la délinquance avait augmenté de 17,8 % entre 1997 et 2002, elle a baissé de 9,4 % depuis 2002 », répète souvent Nicolas Sarkozy. Ce chiffre masque un point noir : l’augmentation des violences aux personnes de 13,9 % sur ces cinq dernières années.· La réalité des chiffres La question de la crédibilité des statistiques se pose toujours. Le système est connu : pour faire baisser les chiffres, les policiers peuvent prendre des mains courantes plutôt que des plaintes. Et de nombreux éléments sont sujets à interprétation. Par exemple, Sarkozy met en avant l’augmentation du taux d’élucidation. « Mais ce taux représente les affaires que les policiers pensent avoir résolues, explique un magistrat. Or, beaucoup de leurs procédures ne donnent pas lieu à des poursuites. »De même, avec la culture du résultat, les statistiques officielles reflètent plus l’activité des policiers que la réalité de la délinquance. Des chercheurs qui se sont penchés sur des enquêtes scientifiques estiment que le niveau et les formes de délinquance ont peu évolué depuis... 1997.· Le laxisme de la justice Il est courant d’entendre chez les policiers que leur travail est entravé par le laxisme de la justice. Pourtant, certains chiffres disent le contraire. On est ainsi passé de 49 000 détenus en 2001 à plus de 60 000, rappellent des magistrats. Et selon les statistiques du ministère de la Justice, 592 498 personnes ont été condamnées pour des crimes, délits ou contraventions de 5e classe en 2006 contre 477 935 quatre ans plus tôt.

    David Carzon"

    20 Minutes, éditions du 29/03/2007 - 23h06



  • Philippe MEONI Philippe MEONI 30 mars 2007 02:57

    Serge Portelli*, vice-président au tribunal de Paris et conseiller technique de Ségolène Royal.

    « Nicolas Sarkozy développe un projet de société qui ne respecte pas les principes républicains. Depuis 2002, il a été freiné dans de nombreux domaines. Il n’a pas pu aller aussi loin qu’il le voulait, parce que ses propres amis ou l’opposition l’en ont dissuadé. Une fois élu, il dit qu’il ira plus loin. Par exemple, sur les peines planchers. Ce qu’il nous propose et qui a déjà été refusé par la droite, c’est qu’à la première récidive, on soit condamné à 50 % de la peine maximale, à la deuxième à 75 % et à la troisième à 100 %. C’est quoi l’impact, ne serait-ce que budgétaire à une époque où l’on ne peut pas étendre indéfiniment le budget de la justice ? On va très vite arriver à 100 000 détenus avec tout ce que cela comporte comme destruction de tissu social. »

    * Auteur d’un bilan de Nicolas Sarkozy disponible sur www.betapolitique.fr

    ©2006 20 minutes

    20 Minutes, éditions du 29/03/2007 - 23h06

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