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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 7 avril 2018 14:17

    @Philippe VERGNES ;


    (Essai...)

    errarre humanum est, perseverare diabolicum



  • Philippe VERGNES 6 avril 2018 19:02

    @ arthes,


    Je n’ai rien à rajouter à ce message si ce n’est que je l’approuve à tous les niveaux. Il y aurait juste deux ou trois précisions à apporter pour s’accorder sur certains concepts, mais le plan général est bien celui que vous décrivez. Juste un point sur la question de l’âme, je pense que c’est plus grave encore du point de vue de notre société, car nous ne considérons l’humain que selon une dyade corps/esprit, corps/mental, etc.. La notion d’âme et ce qu’elle implique est quasiment ou totalement éludée. (Pour l’heure, j’ai du boulot à rattraper, je m’absente donc.)





  • Philippe VERGNES 6 avril 2018 09:08

    @ arthes,

    C’est quand vous me tenez des réflexions comme celle-là que je vous adore.  smiley (Non pas que je ne vous aime pas pour le reste aussi, mais ça présente moins d’intérêt pour moi, si ce n’est pour la « déconne ».)

    Vous avez entièrement raison sur la nécessité de définir ce qu’est un être humain, mais selon moi les deux sont indissociables et l’un ne va pas sans l’autre : l’humain et le processus d’humanisation. ou à l’inverse de déshumanisation. C’est un peu dans ce sens-là que j’avais rédigé ma série d’article concernant l’empathie.

     »Je me répète, mais j’ai le sentiment que notre civilisation décadente ne sais pas et ne se soucie pas de savoir ce que c’est un être humain et c’est plus tragique et impactant qu’il n’y paraît.">span>

    Non seulement, j’adhère à 1000%, mais je surenchéris : c’est bien plus tragique et impactant que nous ne sommes en mesure de l’imaginer. Je prends un exemple : dans l’étude des perversions (ce mot n’est qu’un concept que je définirais ultérieurement d’un point de vue « humain » si besoin est : "l’étude des perversions est l’étude de l’hostilité bien plus que celle de la libido" Robert Stoller, de mémoire).

    Question... et je me jette à l’eau sans état d’âme : peut-on définir l’humain en se passant du concept d’âme ?

    Selon moi, c’est impossible et cela change tout. Or, c’est bien à cette impossibilité que nous a conduits notre société qui n’envisage l’humain que sous l’aspect de la dyade corps / esprit et qui croit que l’IA pourra un jour remplacer l’humanité. Quelle hérésie ! C’est un fantasme de toute-puissance d’auto-engendrement : l’homme égal de Dieu ou des dieux. Fantasme très bien exploité commercialement par toutes les religions.

    Pour le lexique psy, ce ne sont que des mots, il convient juste de s’entendre sur ce qu’ils signifient dans le contexte de leur énonciation. C’est une des particularités du langage qui au fil du temps ne cesse de se complexifier d’où l’utilité d’appliquer au discours une méthode telle que celle de la Sémantique générale. Le sens des mots ne peut émerger que dans le dialogue qui nécessite une attitude coopérative : position antinomique à de quelconques jeux de pouvoir. Et c’est bien là l’une des raisons pour lesquelles j’exècre les jeux de pouvoir que certains cherchent à m’imposer.

    Ps :

    Chiant ce problème d’italiques.



  • Philippe VERGNES 6 avril 2018 05:45

    @ Self con troll,

    Effectivement, rien ne presse… surtout si la discussion est intéressante, y compris même dans nos désaccords. Cela n’en fait que prolonger le plaisir.

    Le résumé que je vous ai communiqué n’est pas un résumé qui décrit le manipulateur, mais juste une toute petite description d’un schéma type de jeux de pouvoir auquel se livre le type de personnalité que je décris dans mes articles et lorsque certaines « opportunités » lui sont données. Pour l’heure, je ne désire pas (encore) vous communiquer son nom pour des raisons toutes personnelles. Sachez simplement qu’il est sociologue et qu’il travaille dans un laboratoire de sociologie clinique.

    Votre phrase est exacte dans le seul contexte d’un article… depuis l’apparition du ciseau sur ce site. Mais ce contexte n’est pas celui de l’ensemble de ce forum. Et c’est bien parce que le problème s’est posé, se pose et se posera probablement encore que j’ai agis comme je l’ai fait sans m’en cachet aucunement. Si la question devient fort complexe, elle est toutefois nécessaire à élucider, car ce sont bien ces situations que vivent au quotidien les personnes subissant un harcèlement. Se contenter d’analyser la dyade harceleur/harcelé sans tenir compte du contexte dans lequel se développe le harcèlement est à mes yeux une absurdité totale. C’est pourtant bien ce que font la plupart des personnes qui se penchent sur le sujet, même s’il est à noter une certaine évolution, là aussi, dans la prise en compte de cet élément dans les situations de harcèlement. C’est aussi l’une des raisons qui ont fait que je me suis rapproché d’Ariane Bilheran et que nous travaillons ensemble ces questions, car elle est la première, en France, à avoir lié le contexte à la dyade harceleur/harcelé. Au préalable, les analyses qui prédominaient portaient soit sur le contexte, soit sur la dyade harceleur/harcelé, soit sur le harceleur seul, soit sur la victime seule. Cependant, celui qui a su le mieux synthétiser cela, c’est Paul-Claude Racamier et sa théorie de la perversion narcissique très mal comprise et utilisée fort mal à propos. C’est d’ailleurs sur la base des apports de Racamier et de sa propre expérience clinique que le sociologue que j’ai cité, et dont je tais le nom pour l’heure, a pu analyser le contexte du harcèlement de façon complexe du point de vue de l’homme-comme-un-tout-dans-son-environnement (cf. Laborit).

    Je me souviens avoir déjà évoqué cela avec vous de façon très succincte lors de nos premiers échanges en parlant des recherches portant, non pas sur le couple agresseur/victime, mais en l’élargissant à la triade agresseur/victime/témoins. Le tiers est effectivement indispensable dans ce genre de problématique, car il n’y a que la loi ou la pression sociale qui puisse arrêter un manipulateur/harceleur dans ses œuvres.

    « C’est un peu pour ça que je suis partisan du pseudo. »

    De ce point de vue là, je n’ai pas d’avis tranché, mais je pencherais plutôt pour le contraire ayant connaissance d’expériences sociales très significatives sur la question de l’anonymat et de la douleur infligée à autrui (le sadisme). Je ne trouve plus les vidéos en question, il me faudrait chercher plus longtemps, mais grosso modo, sous anonymat, nous versons dans la toute-puissance et nos pulsions sadiques s’y expriment sans guère de limitation.



  • Philippe VERGNES 6 avril 2018 04:37

    @ kalachnikov,


    Le point de vue nietzschéen m’intéresse très fortement sur cette question-là. Le premier bouquin de Nietzsche que j’ai acheté avant de trouver son oeuvre complète en fichier pddf est justement « Humain trop humain »... que je n’ai jamais eu l’occasion de lire. Je souhaitais justement avoir un point de vue philosophique sur cette question (je suis peu versé à la philosophie et je le déplore assez, mais... il n’y a que 24 heures dans une journée).

    A ce stade, et sans connaître ce qu’en pensait Nietzsche, il me semble important de définir le couple de mot humaniser / déshumaniser que l’on utilise souvent. Surtout en rapport à la problématique qui me préoccupe. Mon acception de ces terme est bien plus de l’ordre d’un processus que d’une situation précise. Pour paraphraser cela, je dirais que nous sommes humains parce que nous subissons un processus d’humanisation qui nous conduit justement à tendre vers le bien. En ce sens, être humain est un « idéal » nécessaire à notre évolution, tant individuelle que collective (humanité).

    C’est en ce sens que je parle de société déshumanisée, car à mon sens le processus « d’humanisation » s’est inversé pour x facteurs ou raisons. Sans connaître Nietzsche sur cette question, je ne pense pas être en désaccord avec sa pensée, mais il faudrait que je le lise pour m’en rendre compte.
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