La vision de l’auteur de cet article est, à mon sens, très partisane et clairement anti-nucléaire... Concernant AREVA, il est clair pour tout le monde que les mauvais choix opérés par Mme Lauvergeon suite à la volonté politique de Mitterrand de faire du Nucléaire Franco-Allemand avec SIEMENS (qui s’est ensuite retiré après avoir placé ses produits dans l’étude) ont beaucoup comptés quant à la triste situation financière de cette société... Pour le reste de l’industrie française du nucléaire, et plus particulièrement eDF, le challenge est de maintenir la compétitivité de son parc, tant sur le plan économique que sur le plan du maintien de la sûreté des installations, le tout avec une toile de fond industrielle où les constructeurs et fournisseurs historiques sont fragilisés (ex : Alstom) ou disparaissent petit à petit (absence de stratégie industrielle au niveau de l’état)... La vraie question quant à l’avenir du nucléaire en France est généralement mal posée. En effet, quand un pays comme la France se lance dans l’exploitation de l’énergie atomique (avec une composante militaire qui est systématiquement oubliée dans la réflexion), il n’est alors plus possible de faire machine arrière en se disant, « dans 20 ans on arrête tout » car la gestion des déchets nécessitera qu’une industrie soit encore là pour s’en occuper... Par ailleurs, et c’est une règle constante dans l’histoire de l’humanité, l’être humain a toujours, pour son développement, eu besoin de plus d’énergie (chauffage, éclairage et surtout transport). Donc il est clair qu’en attendant les centrales à fusion (ITER) le nucléaire restera une source d’approvisionnement indispensable (y compris pour l’environnement pour éviter l’effet de serre)...
Depuis plus de 1 an, les politiques au pouvoir semblent se déchainer pour enterrer la filière électronucléaire française :
- enterrement financier en transférant les pertes présentes et à venir de l’EPR,
- enterrement technico-économique par la gestion calamiteuse de l’affaire actuelle sur les aciers,
et « cerise sur le gâteau », en cas de black-out généralisé (si les délestages se passent mal, notamment en cas de cumul avec des problèmes techniques), perte de crédibilité...
Il sera alors facile aux « pompiers pyromanes » de justifier l’arrêt de cette filière qui jusqu’à présent permettait à la France de bénéficier d’une électricité à coût maîtrisé tout en étant indépendant des fluctuations des prix du gaz et du pétrole.
L’objectif recherché est-il de saborder tout ce qu’il reste de secteur industriel en France , comme la pêche , comme l’agriculture ?
Il est clair qu’aucun média mainstream n’explique pourquoi on en est malheureusement arrivé aux horreurs du 13 novembre 2015 et en quoi les choix politiques de notre pays ne sont pas aussi neutres qu’on voudrait nous le faire croire...
La pensée unique et cathodique favorise les « va-t-en-guerres » de tout poil et aucunement la réflexion sur ce qu’il y a lieu de faire pour se sortir de ce bourbier qui aura, en plus des pertes humaines, de lourdes conséquences sur l’économie et sur l’emploi (à lui seul, le tourisme représente 157 milliards d’euros annuel et près de 900 000 emplois, sans parler des conséquences pour les autres secteurs commerciaux...)