@cevennevive Ben...ce que vous dites ne tient pas la route. Vous affirmez que les vaccinés sont plus contagieux que les non vaccinés avec pour seul argument l’augmentation des contaminations. Il faudrait que vous soyez en mesure de prouver que les non vaccinés sont proportionnellement moins contaminés que les vaccinés, ce que vous ne faites pas.
Vous ne comprenez pas la situation. Jusqu’en décembre la France affrontait la dernière vague Delta alors qu’elle était déjà terminée en Grande-Bretagne. La double vaccination a permis d’éviter l’hécatombe de la première vague. Avec Delta, les non vaccinés sont surreprésentés dans les hospitalisations, la réanimation, les décès. Omicron a ensuite déferlé chez les anglais qui ont des liens proches avec l’Afrique du Sud. Très contagieux il a touché toute l’Europe et en particulier la France où la vague Delta n’est pas encore terminée. Cela explique les chiffres exponentiels.
Il n’a jamais été dit que les vaccins stoppent l’épidémie. Ils réduisent seulement les chances de contamination. Conçus pour Delta ils sont peu efficaces face à l’extrême contagiosité d’Omicron. Il est fort probable que presque toute la population contracte le virus à un moment ou un autre. L’exemple anglais qui représente notre situation dans un mois ou deux montre que Omicron semble moins létal particulièrement auprès des vaccinés. En Grande-Bretagne l’immense majorité des hospitalisations (près de 90%) de la vague Omicron sont des non vaccinés.
Les convictions c’est bien, le raisonnement c’est mieux. Il faut comparer et utiliser toutes les données disponibles. On sait aujourd’hui un certain nombre de choses. Attendre l’immunité collective sans vaccination conduirait à un nombre invraisemblable de morts. Les gestes barrière, les confinements, les limitations de circulation limitent les vagues mais ne les empêchent pas. L’évolution des variants de plus en plus contagieux mais moins létaux correspond à ce qui est observé dans presque toutes les épidémies mais une mauvaise surprise est toujours possible. Les vaccins protègent des formes graves la meilleure preuve étant que les non vaccinés sont surreprésentés à l’hôpital. Mi-décembre, les non vaccinés avaient 8 fois plus de chance d’être hospitalisés et 10 fois plus d’aller en réanimation que les vaccinés alors même qu’ils ne sont que 5 millions dans la population totale.
@zygzornifle Pourquoi dans six mois ? Le vaccin a déjà fait la preuve de son efficacité avec le variant Delta. Il a permis d’éviter l’hécatombe de la première vague alors même que Delta est bien plus contagieux que le virus initial. Il a permis des confinements allégés et de moindre durée. Avec le variant Omicron, ultra-contagieux mais semble-t-il moins létal, les vaccins n’éviteront pas les contagions. En revanche, si on se réfère à ce qui se passe en Grande-Bretagne, avec un schéma vaccinal complet les risques létaux sont fortement diminués. Pour la suite, dans six mois on peut imaginer deux hypothèses. L’une optimiste : Omicron aura disparu remplacé par un variant encore moins actif. Dans une population largement immunisée par les vaccins et la contagion il suffira de continuer à vacciner les plus faibles comme on le fait pour la grippe. L’autre pessimiste : un variant plus létal et résistant aux vaccins apparait. C’est le retour à la case départ.
@Gasty Pas plus que vous, mais je vous ai répondu de bonne foi alors que vous contentez d’une ironie facile. En fait vous préférez faire le malin plutôt que débattre.