@Jonas Saint Denis est devenu un exemple de banlieue d’immigration récente. Il est normal d’y rencontrer beaucoup d’africains du Nord et de l’Ouest. Les rues de Paris jusqu’aux années 60 comportaient autant d’étrangers, d’immigrés et de français descendants d’immigrés qu’aujourd’hui. Il y avait déjà beaucoup de maghrébins et toutes les nationalités que j’évoque dans un commentaires en dessous.
Tout à fait. Cela a commencé avec le début de la révolution industrielle. Les premiers immigrés venaient de France, cela peut vous paraître étrange mais Paris pour quelqu’un venant du Morvan, d’Auvergne ou de Bretagne vers 1800, c’était l’étranger. Puis sont venus les Belges. Je me souviens avoir lu un article de presse où l’auteur affirmait vers la fin du XIXème que les belges étaient des êtres inassimilables... Les italiens sont aussi venus dès le XIXème, ont les a beaucoup méprisés d’autant que certains étaient anarchistes et posaient des bombes. Paris a toujours été une ville cosmopolite car elle était déjà au XVIIIème la plus grande ville d’Europe, une ville monde avec ses 500000 habitants. Ce fait s’est généralisé courant XIXème avec son accroissement énorme. Le début du XXème a accueilli les juifs d’Europe de l’Est, les russes blancs (ils formaient la moitié des taxis dans les années 20), les polonais, les espagnols républicains et bien d’autres. L’Île de France est un espace cosmopolite comme le sont Londres ou New-York.
Ces espaces qui sont finalement réduits sont des lieux d’extrême dynamisme économique de variété et d’intégration.
@Jonas « Il suffit de sortir de chez soi »", pas besoin de statistiques !!! Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? Oh les musulmans à Saint Denis, les chinois dans le XIIIème, ect.... Mais si on demande à chaque français de sortir de chez eux bien peu verront Saint Denis. Les villes et quartiers issus de l’immigration ont toujours existé. Il y a une concentration du fait migratoire en Île de France depuis bientôt deux siècles.
@Cadoudal Il s’agit d’un communiqué de presse du 20 Mars 2000 qui évoque un rapport des affaires économiques et sociales division population dont le titre est : Migrations de remplacement, une solution au déclin et au vieillissement des populations ?
Ce serait donc la preuve selon vous que les plus hautes autorités ont planifié le remplacement des européens (il est question de l’Italie et de l’Allemagne) par des immigrés ?
Pour croire cela il faudrait être très naïf. Les institutions de l’ONU produisent chaque année des milliers de rapports qui émanent d’experts dans tous les domaines. Ils doivent aider les politiques et finissent pour la plupart oubliés aux archives. La question de la faiblesse démographique de certains pays, Allemagne, Italie, Espagne, Japon par exemple est récurrente depuis les années 90. Elle a généré quantité d’études et aussi d’articles. Dans ce contexte, ce rapport de l’ONU n’a rien de novateur. Il affirme des hypothèses courantes selon lesquelles il faudrait compenser la natalité défaillante par l’immigration.
Cela dit, cet article ancien voit juste car depuis 20 ans, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne sont devenus des pays d’immigration ce qu’ils n’étaient pas auparavant. Rien à voir avec la peur du grand remplacement, ils compensent simplement leur faible natalité par 3/4 millions d’immigrés qui s’intégreront exactement comme des millions l’ont fait dans la France d’après guerre avec plus de difficulté cependant car ces pays n’ont pas de tradition d’immigration au contraire de la France depuis au moins le XIXème siècle. La France n’est pas concernée par ce mouvement car son taux de natalité est le plus fort d’Europe et ses besoin migratoires faibles pour le moment, car ce que les hystériques du « remplacement » ne disent jamais, c’est qu’un pays peut toujours sans grande difficulté accroître ou réduire ses flux migratoires. L’invasion migratoire n’est qu’un fantasme.
@Clojea Mais si tous les chiffres issus des institutions qui font des statistiques sont vérolés comment pouvez-vous parler de « grand remplacement » puisque vous n’avez aucun moyen de le vérifier par des chiffres ? De même comment pouvez-vous savoir que « c’est pire aujourd’hui » que dans les années 60 ?
Vous affirmez avec aplomb sans jamais argumenter sérieusement. Si je perdais mon temps à écrire sur ce site « un article ultra documenté » vous ne le liriez sans doute pas car, si vous aviez lu des articles seulement documentés accessibles facilement sur le net, vous n’auriez jamais écrit cette bouse.
Il n’y a aucun débat avec vous, il s’agit juste de gâcher un peu l’ambiance du bistro.