Très bon article, bien étayé. Une simple remarque : Vous écrivez : « Selon des témoins, interrogés par Mediapart, Nicolas Sarkozy était »survolté« , »hors de contrôle« .
J’ai pu, comme tout le monde, entendre l’enregistrement de cet »entretien« , et j’ai dû constater que Sarkozy parlait tout à fait aimablement à des journalistes plus rigolards qu’inquisiteurs.
Alors, pour moi, le vrai souci n’est pas dans la »colère" de Sarkozy (plutôt calme, parlant avec douceur), mais bien dans la connivence qui se dégage des rires étouffés des journalistes présents. (Cette connivence écoeurante, qui est la mère de toutes les dérives actuelles.)
"A force de voir systématiquement accusés d’antisémitisme tout qui
critique la politique d’Israël et des sionistes, à force de
culpabilisation, les lobbys sionistes on réussit une extraordinaire
opération : ranimer, effectivement, un antisémitisme qui était bel et
bien en voix de disparition, mais qui, à force, finit par revenir.«
En plein coeur de cible : Ce qui crée »l’identité juive« , ce n’est pas, comme l’ont démontré certains historiens dont Schlomo Sand, auteur (juif lui-même) de »l’invention du peuple Juif« , une quelconque appartenance ethnique, géographique, ni même religieuse, c’est bel et bien l’état de perpétuel persécuté. De cet état se sont faits les infatigables (et omni-présentes) dénonciatrices un certain nombre d’officines, dont c’est en quelque sorte devenu comme un »fonds de commerce« . On finit par penser que rien ne serait pire pour ces officines, que la disparition de ce qu’on appelle »Antisémitisme".
D’où cette quasi-nécessité de toujours dénoncer, hurler au loup, afin de maintenir ce vieux mythe, de ranimer cette flamme sans cesse menacée, même (et surtout !) quand elle ne l’est pas...
Ne pas oublier que Berlusconi, à travers ses multiples sociétés commerciales, est un important contributeur du budget du Vatican... Même un Pape ne mord pas la main qui le nourrit.