Merci à l’auteur pour ce bon résumé de la situation...
Vous noterez toutefois que c’est l’agence AMERICAINE anti-dopage qui a chopé Armstrong par la couille et ne l’a pas lâché jusqu’à l’hallali !
Pourtant, en son temps, les controleurs francais anti-dop’ avaient des billes sérieuses (analyses positives en testo) pour coincer le fraudeur...
Mais il s’agissait d’un procédurier hors pair, et sa palanquée d’avocats a eu tôt fait de faire partir l’affaire.. en couille (encore !)
C’est là la vraie difference avec les Amerlauds : chez eux, le parjure, c’est le PECHE ultime, impardonnable, çui qui vous mène droit en tôle !
C’est comme ça qu’ils ont scratché Marion Jones, et c’est pour ça qu’ils on dépensé des dizaines de milions de $ pour choper Clinton, l’amateur de cigare et peintre sur petite robe bleue...
Jadis, en milieu rural, le patriarche trônait en tête de table. Amoindri, il s’asseyait aux côtés du fils aîné qui reprenait le flambeau.
Ca,c’est sûr, c’était mieux âââvant !
Ou : « Martine à la ferme et son grand-père »
M’enfin ! Ce fameux patriarche rural, c’est la personnification de tout l’autoritarisme, de l’immobilisme rétrograde et de tout ce qu’a fait exploser mai 68 et la suite, bien achevé à coups de talons par le néolibéralisme des années 80-90..
Alors, faut savoir !
Fais pas chier, papy et surtout, crève en silence dans ton coin !
Et vite, si possible, pasqu’un vieux ça coute un max de soins médicaux, retraite, etc etc...
« En gros reste une seule solution, étudier réellement pourquoi les médecins ne viennent pas à la campagne »
Ben voilà le fond du problème !
La désaffection, c’est dans la tête que ça se passe !
Là où j’exerce, c’est pas le fin-fond le la Creuse ! (Magnat l’Etrange par exemple, un bled très très étrange...)
Juste une petite ville de 10.000 hab avec école, collège, lycée, une demi douzaine de pharmacies, poste, bistrots restaurants pharmacie, supermarchés (3) notaire... Bref, tout ce que demande Monsieur Cassios...
Pourtant, des médecins, il n’en reste que trois plus agés que moi (59balais) avec aucune perspective de remplaçants, plus un « jeune », mais assez porté sur le flacon en général...
La désertification est bien en marche ici !
Pourquoi ils veulent pas venir les jeunes ??
C’est trop plouc, ici ! Pleins de prolos bas du plafond, de paysans crottés.. ? Pas de théââtre, pas de soîîrées mondaîînes en perspective... ?
Ici il n’y a que des petits pavillons avec jardins, quelques HLM pas trop dégradés pourtant...
J’ai lu avec intérêt ce billet et n’ai pas manqué de sursauter au mot qui me concerne au premier chef : celui de « vétérinaire »
Nos « amis » médecins, et le public en général, ne manquent pas souvent l’occasion de comparer nos deux professions...
Pourtant, si les fondements de la médecine humaine et ceux de la médecine (et chirurgie) vétérinaire sont comparables, l’exercice au quotidien des deux métiers est affecté de profondes différences !
L’Administration en premier, nous considère comme une profession de SEVICES, assujettie à la TVA (chers clients, lorsque vous comparez les montants de nos honoraires, n’oubliez pas de rajouter 19,6% pour mesurer l’équivalence avec les honoraires d’un médecin !)
Les mêmes services de l’état, au terme d’une règlementation plutôt contraignante, nous imposent d’assurer la « Continuité des soins », celle là même dont les médecins se sont vus libérer sous E. Balladur ! la permanence ayant été bottée en touche aux services d’urgence hospitaliers,lesquels se trouvent souvent encombrés de demandes ressortissant plus de la bobologie que de la compétence d’un SAMU ! « Cela ne résoudra cependant pas le problème de la permanence des soins, particulièrement la nuit, car il est évident que l’on ne peut pas demander au médecin, après une journée de travail, d’être encore disponible pour se déplacer en pleine nuit auprès d’un malade forcément loin situé » !!!! Ah bon ?! Ben, en ce qui me concerne, ça fait 34 ans que je travaille ainsi, et à bientôt 60 balais, je n’envisage pas encore( dans l’immédiat) de procéder autrement, parceque je n’en ai tout simplement pas la possibilité !!!
C’est ainsi que la facétieuse Françoise Tenenbaum a suscité l’ire des médecins (de même que les railleries condescendantes des chirurgiens à notre encontre) en suggérant que les vétérinaires ruraux (les gros bouseux dans mon genre) remplacent au petit pied les médecins absents des campagnes, afin de prodiguer par défaut une sous-médecine à de pauvres ploucs qui devraient d’ailleurs s’en estimer bienheureux !!!
La seule réplique valable que j’eusse aimé entendre de la bouche de tous ces beaux messieurs, c’est bien que, si Mme Tenenbaum s’était permis cette sortie (plutôt incongrue à mon goût), c’est bien parceque, les vétérinaires campagnards, eux, ILS ASSURENT LEURS GARDES !!!
Venez donc dans nos cabinets, même ruraux !
Vous y trouverez la plupart du temps :
-Un personnel accueillant et compréhensif
-Des locaux de moins en moins rustiques et de plus en plus fonctionnels
-Des professionnels disponibles et à l’écoute du « client » 24 h sur 24 et 7 j sur 7 !!!
-Des équipements de plus en plus High-Tech et des gens formés pour en tirer parti : en vrac, Radiographie numérique, échographes, analyseurs biochimiques ou d’hématologie, et quelques autres babioles bien pratiques encore que pas forcément indispensables...
Le tout sans une once de subvention de l’état ni des collectivités locales !
Même notre ex-président du conseil général promu depuis ministre censé redresser la productivité, avait admis il y a quelques années qu’un éleveur était mieux servi pour son bétail qu’un patient malade pour lui-même !!!
Bien avant que je reprenne une place au sein d’une association de quatre vétérinaires solidement installés (à l’orée des années 80) nos Anciens avaient intégré la nécessité de travailler à plusieurs au sein d’une même clientèle, pour toutes les raisons liées au fonctionnement et évoquées dans l’article.
Alors, les médecins réfractaires à l’exercice en groupe ?? Erreur de gestion, isolationnisme forcené ou hypertrophie de l’égo ???
Plus que ces particularités des toubibs, c’est maintenant l’état d’esprit des jeunes générations qui va poser problème !
Si je raille un peu ces comportements, c’est bien sur avec inquiétude car ce qui arrive aux médecins aujourd’hui nous est promis pour demain.
Concours d’entrée aux Ecoles Nationales Vétérinaires 2012 : 80% de filles admises !!!
J’ai connu l’époque furieuse du « boeuf aux hormones » qui défraya la chronique en son temps !
L’Administration avait alors toujours 2 ou 3 trains de retard pour la lutte contre les anabolisants, sachant qu’il fallait pour condamner le fraudeur, mettre en évidence LA molécule utilisée selon des critères d’analyses éminement contraignants autant que compliqués. (Ca a pas évolué chez l’homme)
Jusqu’à ce que par une méthode indirecte et simplissime (mesure de l’épaisseur de la symphyse pubienne à l’abattoir) il ne fut plus nécessaire de recourrir systématiquement aux analyses lourdingues, coûteuses et chronophages pour procéder à la saisie de la carcasse suspecte. (une carcasse saisie=entre2000 et 2500€ à la poubelle ! pas besoin d’emmener le fraudeur au tribunal, même un gros engraisseur va comprendre sa douleur assez rapidement !)
Mais avant ça, j’ai toujours été étonné par l’acuité du coup d’oeil des négociants sur les marchés de bovins en vif ! 1 à 2 secondes, pas plus, pour te dire : celle-là ellle a été « piquée » ; celle là : pas !
Aussi ai-je été ravi lorsqu’un journaliste un peu moins con que la norme avait, dans je ne sais quel magazine, osé mettre côte à côte deux photos de Mme Florence Joyner-Griffith : l’une prise aux JO de Séoul en 1988, l’autre deux ans auparavant alors qu’elle était encore fort peu connue sur la cendrée... Flo-Jo, décédée à38 ans dune « crise d’épilepsie survenue dans son sommeil » ???!!!!.....
J’aurais pu faire la même sur un marché aux bestiaux, dans les années 80...