Si l’on suit la règle des medias participatifs qui dit qu’il y a 89% de lecteurs passifs, 10% de commentateurs et 1% d’intervenants qui créent du contenu.
Ici la règle semble se confirmer :
1% Morice, le créateur du papier
10% Une dizaine de personnes fidélisées
89% Après une journée de publication, en considérant les 31 votes, la proportion de lecteurs passifs qui ne laissent pas de vote, les fidèles qui votent, le hacker du coin, les gens qui voteront ce week-end puisque les fidèles l’auront boosté dans les articles les plus lus et donc dans le top de la semaine, on peut penser sans problème que 89 lecteurs auront lu et souvent survolé cet article.
Dans les 89% de lecteurs qui n’interviennent pas, on peut considérer qu’une proportion non négligeable aura fui la teneur repoussante des commentaires liés à une actualité extrêmement sérieuse, et je propose donc de travailler sur ce chiffre et de prendre conscience de la richesse des possiblités manifestatoires du discours.
La méthode géniale qui consiste à éviter que les lecteurs fuient serait de ne pas leur donner l’impression que tous les intervenants et le créateur sont des gens complètement obsédés par des règlements de comptes dont la nature égotique appauvrit la réflexion globale, l’effort à fournir serait de choisir une phrase du créateur et de se focaliser sur ses multiples aspects en faisant preuve du maximum d’empathie pour le logos humain, tout en gardant une certaine finesse dans l’échange épistolaire.
Puis-je vous coller cette étiquette ?
Bien sur mon cher Tall.
Puis-je vous coller cette étiquette ?
Je ne préfère pas mon cher Morice.
Vu de Syrius, je confirme que vous êtes tous perfectibles, dotés d’amour et d’intelligence.
Préférez ne pas consommer d’alcool avant 20h.
A vous les studios,
Votre propos appelle beaucoup de réflexions, mais je ne peux souscrire à un principe de divinisation de la raison, il ne suffit pas de mettre une majuscule à Homme, c’est une entreprise illusoire.
" (...) tout ce qui n’est pas conforme à la raison n’agit pas et ne s’encre pas dans le réel et donc se perd dans l’illusion ou l’irréel"
Ce qui n’est pas conforme à la raison peut être soit irrationnel, et votre propos prend son sens, soit suprarationnel, entendu où cela dépasse ce que nous pouvons nous représenter intelligiblement par la raison.
Pour un athée qui ne concoit pas l’existence du suprarationnel, il ne se définira bien entendu pas comme un nihiliste, pour un croyant l’a-théisme est proprement la connaissance sans principe divin, et il est forcément nihiliste puisqu’il dénie ce dont le croyant a connaissance.
« (…) la laicité, qui n’est que l’expression d’un communauté civique débarrassée (autant que possible) du fait religieux, un principe qui distingue le pouvoir temporel raisonné du pouvoir spirituel exalté.(…) n’est d’ailleurs en rien athée, puisqu’elle comprend une part de morale, une idée du bien qui est d’essence divine, sans être pour autant attaché à une quelconque religion. »
Ce propos est très pertinent et démontre à mon sens que la meilleure définition de la religion reste celle des traditionalistes :
La religion est l’aspect extérieur et institutionnel d’une spiritualité, elle se compose d’une doctrine, d’une morale et d’un rite, cette définition ne s’applique qu’aux religions dites du Livre de tradition abrahamique.
Cet aspect extérieur et institutionnel est en conflit direct avec les exigences de la modernité, c’est pourquoi il serait impossible et illusoire de vouloir réunir à nouveau les deux pouvoirs que vous évoquez.
Je dis ceci vis-à-vis des pays « occidentaux », car les exemples talibans ou palestiniens montrent qu’il est possible de faire marche arrière, peut-on parler de régression ?
A mon sens oui car le retour vers la spiritualité se fait au détriement du "progressisme", au sens où les humanistes l’entendent.
En ce qui concerne les pays « orientaux », les traditions variant, le pouvoir temporel fait plus ou moins partie intégrante au pouvoir spirituel, les choses ne se présentent pas de la même façon.
Le fond du problème à mon sens est que les « croyants » doivent comprendre que les prophètes n’échappent pas à leur condition humaine, les enseignements qu’ils ont délivré en leur temps doivent sans cesse être réactualisés selon l’évolution de l’humanité, sans quoi ils n’auraient pas été plusieurs, et s’il en venait un dernier il aurait certainement donné un message approprié à la situation moderne.
Bien évidemment je vous dirai que la morale issue de la laïcité est inconsistante, et directe héritière des religions, elle n’est même pas définie dans une éthique particulière (Spinoza a tenté le coup).
Enfin je vous dirai que le concept même de « bien » n’est pour nous qu’un concept de l’esprit et du langage.
“l’église catholique a protégé des nazis,
elle a défendu des prêtres pédophiles,
elle dort sur une montagne d’or dans un faste scandaleux tout en parlant de charité,
elle a levé l’excommunication de Williamson, lequel continue d’affirmer que les chambres à gaz n’ont jamais existé...”
Tout cela est vrai, personne ne le conteste ici mais tous tendent à vous faire relativiser ces faits, vous avez jeté le bébé avec l’eau du bain, c’est une tempête dans un verre d’eau bénite, croyez-moi vous vous porterez mieux quand vous parviendrez à discuter avec vos lecteurs sans employer les invectives, assez dommage car beaucoup d’éléments intéressants ont été avancés.
L’actualité confirme que le pape a compris et corrigé sa « maladresse », à première vue.
Je persiste à penser que la liberté d’expression doit prévaloir sur la censure, car les effets sont inverses à ceux escomptés.