Mais bon, quand je lis un article comme celui-ci et certains commentaires qui vont dans son sens, je suis assez sidéré que malgré l’effondrement du système capitaliste mondial qui va entraîner une catastrophe monétaire, sanitaire, sociale et... sans précédent, l’on retrouve toujours les mêmes lobotomisés qui continuent à le défendre. Ils critiquent l’ancien système de pensée dictatorial communiste, mais en fait leur système de pensée est du même accabit.
Hors du capitalisme pas de solutions.
Ils vénèrent comme un Dieu le système capitaliste comme les autres vénéraient le système communiste. Et comme les autres, ils ne s’en rendent même pas compte.
@l’auteur
Vous dites :
"C’était en 1940 ou un peu après. Les camps étaient construits. Les nazis ont commencé par promulguer des lois anti-juives, interner les tziganes, les réfractaires au travail, puis Auschwitz. Il a fallu du temps avant que les alliés interviennent, que les faits, connus, soient dits, soient vus. En 1940, on ne voulait pas voir."
Le premier camp de concentration est DACHAU, construit au printemps 1933 :
Cette création est annoncée par le Münchner Neueste Nachrichten du mardi 21 mars 1933 qui écrit, sous le titre :
« Un camp de concentration pour prisonniers politiques près de Dachau » :
« Le préfet de police par intérim Himmler a fait au cours d’une conférence de presse la déclaration suivante : " Mercredi s’ouvrira près de Dachau le premier camp de concentration. Il a une capacité de 5 000 personnes. Y seront rassemblés tous les fonctionnaires communistes et – si nécessaire – les fonctionnaires marxistes et ceux appartenant au Reichsbanner, qui mettent en danger la sécurité de l’Etat ; car si nous voulons éviter une surcharge de l’administration, il n’est pas possible, à la longue, de maintenir les fonctionnaires communistes dans les prisons d’État, alors qu’il n’est pas question non plus de les relâcher. Nous avons donc pris ces mesures sans mesquinerie aucune, convaincus de rassurer ainsi la population nationale et d’agir selon sa volonté. »
Très vite, des échos se répandent sur ce qui se passe à Dachau. Ainsi le Journal des Travailleurs publié en Autriche écrit dans son numéro du 4 février 1934 sous le titre :
« Une cinquantaine de meurtres à Dachau » :
« Londres, 3 janvier – Le Manchester Guardian publie les informations sur le camp de concentration de Dachau. Les 2 200 à 2 400 internés sont logés dans dix baraques. Il y a parmi eux une cinquantaine d’intellectuels, quelques représentants de la classe moyenne, 50 ou 60 nazis, environ 500 sociaux-démocrates, 2 officiers, quelques condamnés de droit commun, 15 étrangers ; tous les autres sont des communistes. Les ouvriers composent la très grande majorité des détenus. Les fonctionnaires communistes qui refusent de livrer aux nazis des informations d’ordre politique sont enfermés dans des cellules. Celles-ci sont humides, sombres et non chauffées. Les prisonniers sont attachés à des chaînes scellées dans le mur. De simples planches de bois leur servent de lit. Au mois de septembre, les internés ont été forcés de construire 21 nouvelles cellules. On pratique à Dachau les châtiments corporels. Les prisonniers sont fouettés avec des nerfs de bœuf entourés de fil de fer et qu’ils doivent tresser eux-mêmes. On leur applique avec force de 25 à 75 coups de fouet. Sans raison aucune, les communistes et les sociaux-démocrates sont battus à leur arrivée dans le camp. Suite aux traitements infligés, le communiste Fritz Schaper a été incapable de bouger pendant deux mois. Souvent, on leur brûle aussi la peau avec des cigarettes incandescentes. Parmi ceux ayant subi les pires sévices, il faut citer L. Buchmann, Georg Freischütz et le journaliste Ewald Thunig. Le communiste munichois Sepp Götz, incapable de se redresser après les coups reçus, a été assassiné. L’étudiant Wickelmeier a été abattu par balle, le communiste Fritz Dressel torturé à mort. Autres détenus assassinés : le conseiller municipal Haussmann, Aron, membre du Reichsbanner, Willi Franz, le fonctionnaire communiste Buerk, de Memmingen - au total près de 50 personnes. »
« Le correspondant du Manchester Guardian détient les noms de neuf gardiens qui torturent et assassinent les prisonniers. »
Donc les dirigeants mondiaux savaient depuis longtemps l’existence de camps de concentration. Mais vu qu’au début il ne concernait qu’une partie de la population, les vilains communistes et opposants divers au régime nazi ...
Ca me fait toujours doucement rire les aficionados du système capitaliste qui critiquent un ex pays communiste passé à l’économie de marché, donc devenu capitaliste, qui n’arrive pas à se faire payer un produit. Donc prend des mesures de rétorsions contre le mauvais payeur.
Quoi de plus normal !
Je me demande souvent si ce n’est pas une nouvelle forme de racisme, ce phénomène.
J’aimerai le même problème se posant avec les USA.
Pauvre Ukraine, elle passerait le mois de janvier sous les bombes à fragmentation US. Mais bon, il est vrai que les USA ont tous les droits.
Ne l’oubliez jamais !
Sinon ... !!!!