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  • Proudhon Proudhon 25 août 2008 20:28

    @Michel Maugis

    Vous dites :

    "La France refusait avec l´Angleterre que l´URSS envahisse la Pologne en cas d´attaque d´Hitler sur la France. Drôle d´alliés qui refusent d´avance l´aide soviétique en cas d´attaque hitlérienne !! Mais à cette époque, ce qui comptait était l´extermination du communisme !!!
    "

    Exactement !

    J’ai sous les yeux l’excellent livre de William L. Shirer "Le 3è Reich - des origines à la chute T1 et T2 ".

    Que lit-on T1 p 565 :

    Bien que l’Union Soviétique eût conclu une alliance militaire à la fois avec la Tchécoslovaquie et avec la France, le gouvernement français s’était rangé sans protester à l’avis de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne quand il avait été décidé d’exclure la Russie des conversations de Munich. Affront que Staline n’oublia pas et qui devait coûter cher aux deux démocraties dans les mois à venir. Le 3 octobre, quatre jours après Munich, le conseiller de l’ambassade allemande à Moscou, Werner von Tippelskirch, envoya un rapport à Berlin sur les "conséquences" que ne manquerait pas d’avoir l’accord pour la politique soviétique. Il pensait que Staline "en tirerait des conclusions" ; il était certain que l’Union Soviétique allait "réviser sa politique étrangère", qu’elle se montrerait moins amicale avec son alliée la France et "plus positive" à l’égard de l’Allemagne. En fait estimait le diplomate allemand, "les circonstances actuelles nous offrent une occasion favorable pour conclure avec l’Union Soviétique un nouvel accord économique de plus grande envergure".

    Et si l’on veut rajouter une couche sur l’erreur ou la "collusion" des accords de Munich c’est qu’ils mettent aussi un terme à la conspiration mise en place par le général Halder qui devait occcuper par la force militaire la Chancellerie du Reich, les administrations et ministères des membres du parti nazi, pour pouvoir au final faire passer tout ce beau monde en jugement devant la nation allemande.

    Et comme je le disais dans un de mes commentaires sur un autre article d’Agoravox, les Polonais et les Hongrois après avoir menacé eux aussi la Tchécoslovaquie de recourir à l’action militaire, s’emparèrent d’un lambeau de son territoire. La Pologne environ 1700 km2 et 228 000 h dont 133 000 Tchèques. La Hongrie 19 500 km2 avec une population composée de 500 000 Magyars et 272 000 Slovaques.

    Mais tout ça, ce sont des "détails" que les historiens à la solde des pouvoirs occidentaux en place oublient très souvent de préciser. Le mensonge par ommission.

    Dans le livre de Shirer on trouve aussi un passage intéressant que l’auteur signal sans arrières pensées, mais prit dans un contexte de soutient des USA au régime nazi peut être lu différemment.

    T1 p 475 :

    "Hugh R. Wilson, ambassadeur des Etats-Unis à Berlin, vint trouver Ernst von Weizsäcker (Secrétaire général aux affaires étrangères sous le régime nazi) le 14 mai 1938, pour discuter de la crise sudète. Les Allemands, apprit-il, craignaient que les autorités tchèques ne provoquent délibérément une crise européenne pour tenter de prévenir "la désintégration de la Tchécoslovaquie". Deux jours plus tard, le major Schmundt expédia un télégramme urgent et "très secret" au quartier général de l’O.K.W., de la part d’Hitler, pour demander combien de divisions, sur la frontière tchèque, étaient "prêtes à marcher dans un délai de douze heures en cas de mobilisation".

     ????????????????



  • Proudhon Proudhon 25 août 2008 19:06

    @Bd Knut

    Merci pour l’information. J’avais entendu parler des implications d’IBM (que j’ai oublier dans mes commentaires), mais je ne connaissait pas le détail dans l’Horreur. Ca me fait penser aux responsables de camps qui mettaient en concurrence les entreprises (allemandes) pour l’achat de fours crématoirs. J’imagine les dialogues. Le mien chauffe plus etc....
    Il y a longtemps que les nazis avaient intégré pour eux-mêmes la déshumanisation qu’ils voulaient faire subir aux déportés.



  • Proudhon Proudhon 24 août 2008 22:24

    @ M Bruxman

    Et si le monde entre en conflit, que reste-il par exemple de notre sidérurgie, rien, de nos tréfileries, rien, de nos usines de tissage, rien, de nos verreries, plus grand chose, de nos fabrique de casserolles, que dalle. Et la liste pourrait être longue encore.
     On est devenu un Etat dépendant. Et ça, c’est pas de la politique à long terme.



  • Proudhon Proudhon 24 août 2008 22:02

    @Arthur Mage

    Pauvre Naïf.

    On fait un essai ? Vous descendez de l’avion aux USA, dites tout ce que le gars du dessus a dit et vous rajouter pour finir que vous aimez Ben Laden et on va voir où vous allez finir !

     Vous allez apprendre à vos dépends c’est que veut dire liberté d’expression aux USA.



  • Proudhon Proudhon 24 août 2008 20:52

    Une autre approche du pourquoi de l’attaque géorgienne commanditée par les USA. Toute pas aux Oligarques :

    www.russie.net/article4424.html

    www.russie.net/article4429.html


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