Journaliste scientifique. Actuellement indépendant. Travaille et réside à Paris, France. Suit depuis 30 ans les hautes technologies. Voir mon profil sur Linkedin.
« 1. Cage de Faraday. »
Le passeport US comporte une grille dans sa couverture. Je n’ai pas l’info pour le passeport français.
« 2. La lecture des informations à distance. »
Déjà dit : 10 mètres.
« 3. Des »jammers« existent. »
Aucun intérêt pour un passeport.
« 4. On peut détruire la puce sans trop de difficulté. »
Et on entre quand même aux USA ?
« 5. Le mieux est de ne pas circuler avec ces documents rfid. »
Si on parle de passeport, c’est dans un contexte où doit l’avoir sur soi. En voyage à l’étranger. Pas recommandé de le laisser traîner.
« 6. Rappelez vous que vous êtes ’suivables’ par d’autres dispositifs. »
La « suivabilité » est un tout autre sujet. Qui m’inquiète 100 fois moins.
Une des applications majeures du RFID, c’est de remplacer le code barre. Objectif : interroger d’un coup le contenu d’un caddy, pour présenter l’addition à la caisse. Ça marche.
Le fait que plusieurs puces soient proches complique le dialogue, mais on sait faire. C’est une question de première année de RFID.
En tout état de cause, ceux qui savent te le disent : c’est possible de piquer une identité à distance.
Personnellement, je ne me focalise pas sur le « pistage », ni même le « flicage », qui sont d’autres chapitres du roman RFID. Ce que je dis simplement, c’est qu’en mettant une puce RFID dans mon passeport, mon gouvernement aide les criminels à récupérer son contenu à mon insu. Et je m’insurge.
Portée de travail d’une puce RFID de passeport : 10 cm environ.
Portée réelle constatée il y a déjà quelques années : 10 mètres.
Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est la Fidis, qui n’est pas une secte gauchiste mais un comité d’experts auprès de l’Europe. Pour lire leur Déclaration de Budapest, cliquer sur l’icone ad hoc.
Je crois savoir que n’importe quel conducteur fait l’affaire. Il peut même être plus ou moins percé : une grille reste efficace. D’ailleurs, le passeport US, suite aux multiples réactions qu’il a suscitées, comporte une grille métallique dans sa couverture. Ce qui le rend (théoriquement) muet lorsqu’il est fermé.
Mais tout cela ne change par grand chose au problème, car il existe des millions d’endroits où les gens se bousculent pour présenter leur passeport ouvert : accueils d’hôtels, agences de location, toutes les boutiques où l’on n’accepte une carte de crédit qu’avec un passeport...
Il suffit qu’un type se plante là avec l’équipement électronique ad hoc planqué sur lui pour chiper des identités électroniques par douzaines.
Absolument, Fabio.
Le passeport RFID a déjà engendré un marché du « protège passeport », c’est à dire de « cages de Faraday » ad hoc et plus ou moins élégantes.
Tout ça parce qu’on nous a collé dans un document obligatoire (et payant) un émetteur-cafteur sans même un bouton marche-arrêt.