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Pyrathome

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<<Quelle époque terrible que celle où les idiots dirigent des aveugles.>>

Shakespeare
 
 
" Les avares ne croient point à une vie à venir, le présent est tout pour eux. Cette réflexion jette une horrible clarté sur l’époque actuelle, où, plus qu’en aucun autre temps, l’argent domine les lois, la politique et les mœurs. Institutions, livres, hommes et doctrines, tout conspire à miner la croyance d’une vie future sur laquelle l’édifice social est appuyé depuis dix-huit cents ans. Maintenant le cercueil est une transition peu redoutée. L’avenir, qui nous attendait par delà le requiem, a été transposé dans le présent. Arriver per fas et nefas au paradis terrestre du luxe et des jouissances vaniteuses, pétrifier son cœur et se macérer le corps en vue de possessions passagères, comme on souffrait jadis le martyre de la vie en vue de biens éternels, est la pensée générale ! pensée d’ailleurs écrite partout, jusque dans les lois, qui demandent au législateur : Que payes-tu ? au lieu de lui dire : Que penses-tu ? Quand cette doctrine aura passé de la bourgeoisie au peuple, que deviendra le pays ? "
 
Balzac, Eugénie Grandet (1833)

Tableau de bord

  • Premier article le 02/02/2016
  • Modérateur depuis le 20/08/2020
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Derniers commentaires



  • Pyrathome pyralene 11 août 2009 23:22

    faisait pas dans la demi-mesure.......



  • Pyrathome pyralene 11 août 2009 23:17

    Un roman très noir de Thierry Jonquet

    Les nouveaux fascistes
    Des juifs persécutés, des lycéens lynchés, des jeunes filles brûlées : un polar terrifiant aux portes de Paris

    Rares sont les romanciers français qui se confrontent aux problèmes sociaux les plus brûlants. Houellebecq, François Bon, quelques autres. Ce terrain quasi à l’abandon, un genre populaire comme le policier l’occupe. Le roman de Thierry Jonquet, « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte », s’attaque frontalement au problème des banlieues. C’est un livre terrifiant.
    Il se déroule dans un collège « difficile » d’une cité de la périphérie nord-est de Paris, pendant les émeutes de l’automne 2005. Une jeune femme, d’origine juive, plutôt à gauche, bref, une enseignante ordinaire, y obtient sa première affectation. Elle découvre la misère noire des écoles de banlieue, l’impossibilité de faire cours, les adolescents à l’abandon, l’analphabétisme, les ravages de la sous-culture diffusée par la télévision et les magazines people. Elle découvre la terreur quotidienne, et aussi la compassion.
    Elle découvre l’agonie des banlieues rouges, devenues des enclaves dans lesquelles la loi islamique se substitue à la loi républicaine, les petits truands locaux se partageant le territoire, l’antisémitisme banalisé, l’oppression des femmes. Elle découvre les habitants des cités humiliés, insultés, soumis à la tyrannie de quelques « jeunes ». Contre tout cela, un système éducatif en ruines ne peut plus rien, ou presque rien.
    Au moment où l’on menace de mort un professeur qui critique l’islam, Thierry Jonquet prend des risques. Le moindre étant de se faire traiter de raciste ou de réactionnaire par les professionnels du prêt-à-penser, par ceux qui préfèrent l’idéologie à la réalité. Ils auront leur responsabilité dans les désastres à venir. Jonquet montre, sans manichéisme, la naissance d’un nouveau fascisme. Car il ne faut pas s’y tromper : c’est bien un fascisme, sous une forme inédite, qui se fabrique dans nos banlieues. Un fascisme sauce islamiste. Certes, ce fascisme-là diffère de l’ancien dans la mesure où il recrute dans les populations issues de l’immigration. Mais tous deux ont en commun la barbarie, la politique de la terreur, la haine des femmes et des minorités sexuelles, la haine de la science, la haine de la République et de la démocratie, le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme. L’un passe à l’autre les « Protocoles des sages de Sion ».
    Les tyrans

    recrutent classiquement leurs hommes de main chez les déclassés et les petits

    truands. Avec des victimes, ils fabriquent des machines à faire des victimes.

    Jonquet cite à propos un texte de Marx condamnant à l’échec les révolutionnaires

    qui s’appuieront sur la « racaille du lumpenproletariat ». C’est notre

    lumpenproletariat qui persécute les juifs, lynche les lycéens, brûle les jeunes

    filles, lapide les pompiers, chasse les médecins et incendie les écoles. Il faut

    souhaiter que les SA de demain ne soient pas déjà nés dans nos banlieues.

    Jonquet nous montre notre cauchemar. Il est là, il est en train de devenir notre

    monde.



  • Pyrathome pyralene 11 août 2009 21:39

    Lyon,le virus de la moutonnerie.......



  • Pyrathome pyralene 11 août 2009 21:28

    normal ! c’est un virus poète.....



  • Pyrathome pyralene 11 août 2009 21:25

    écoute Lerma ! on en a rien à foutre de tes commentaires de merde....

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