Pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain ? Le problème est encore plus vaste. Revenons à la démocratie : - Droit régalien de l’État de battre (et seul) monnaie ; - Retour -après de très graves sanctions des responsables de la situation- du monde de la finance à l’ordre, aux contrôles et à sa fonction : financer l’économie réelle et de manière transparente.
Mais ceci ne sera pas possible tant qu’il n’aura pas été compris que les premiers responsables sont les politiques qui ont laissé faire le monde de la finance depuis plus de 25 ans et que faire table rase parmis 95 % des élus est une nécessité cardinale... Alors, on peut toujours rêver... Seul, un terrible choc -leçons de l’histoire- économique... qui vient, pourra le permettre. En cas d’échec, les techniques, la technologie, et la situation générale contemporaine permettront une dictature du NOM pour un vrai millénaire cette fois...
Ce qui est formidable depuis le début de la crise (qui date de 2 ans tout de même : gel des prêts inter-bancaires par méfiance réciproque et généralisée des voleurs-de-banquiers entre-eux.), c’est que même les plus écœurés d’entre nous ne cessent de l’être. Il faut pour cela que les raisons d’être révolté soient plus forts chaque jour.
Je mettrais ma main au feu que plus de 95 % de nos parlementaires, politicards, journaleux, décideurs de tout poil, membres des conseils d’administration et de surveillance, consultants et autres toquards du monde des affaires, du droit... connaissent cette banque au point de pouvoir dire plus de 3 phrases sur elle. Avouez que ce serait digne de Kafka et Gogol réunis !
Questions subsidiaires : Que restent-ils des droits régaliens des États ? Peut-on encore parler de Démocratie élémentaire à propos des États des pays occidentaux -donneurs de leçons au monde avec toute leur suffisance- lorsque ces derniers n’ont plus le droit de frapper monnaie (et doivent emprunter aux riches voleurs), lorsqu’ils abandonnent chaque jour un peu plus la sécurité au privé (la deuxième force militaire en Irak est constituée des sociétés privées anglo-saxones), lorsque exercer des fonctions politiques permet de s’enrichir (voire de pantoufler) en servant ou non le privé... ? L’État américain est déjà un coquille vide. En Europe, il ne sert déjà plus qu’à enrichir -directement ou non- le privé : Bouygues, Dassault, Bolloré, Lagardère, Pinault... et tout le milieu de la finance...
On pourra parler de démocratie lorsque le Parlement sera représentatif des couches sociales formant le Peuple. Or, on en est à des années lumières et on s’en éloigne chaque jour davantage...
Avec ce point cardinal respecté de la démocratie (on peut rêver), - n’en déplaisent aux charcutages des circonscriptions, aux influences et manipulations des médias, et aux traîtrises de ceux qui se font appeler socialiste-, même plus la peine de s’interroger sur ceux qui devraient avoir l’initiative des lois par exemple... Et on n’aurait plus à constater les petits salariés, les chômeurs... voter contre leurs intérêts...
Restera à faire graver et préciser fortement dans le marbre (véritable constitution) et promettre la guillotine à ceux qui l’oublieraient, les notions de transparence et de publicité de la vie publique.
Or, là aussi, on s’en éloigne à une vitesse exponentielle... Allez donc voir les taux de participation des « citoyens » de la plupart des pays qui étaient sous la dictature communiste il y a moins de 20 ans... Mieux, discutez avec eux. Ce que n’ont jamais fait ceux qui, ici, veulent donner des leçons de civisme, à ceux qui ne vont plus voter. Ne serait-ce que parce que les bulletins blancs ne sont pas comptabilisés à part. Ça aussi, c’est une parodie de démocratie ! Mais ne craignez rien : avec les machines à voter trafiquées et les externalisations des opérations de calcul des résultats aux USA (cas des dernières élections locales), on va dans la direction opposée... à la démocratie.
Ces reproches justifiés et vérifiés maintes fois, peut-on les généraliser ? A mon âge, et par expérience (j’ai même été commerçant et gérant de sociétés), je réponds sans hésitation, par l’affirmative. Systématiser serait d’ailleurs plus proche de la vérité, des faits...
Alors, comment qualifier un système économique qui, plus que permet, encourage, provoque, amène inéluctablement à ces comportements maffieux.
Alors, encore une institution, une organisation bidon qui, même en cas de textes sérieux (ce qui est de moins en moins le cas !) n’appliquera ceux-ci ?! Regardons autour de nous : chaque jour l’État (le courant libéral encore plus que les autres) n’hésitent pas à créer des machins, des organismes de contrôles et de surveillance, le plus souvent sans moyens et pouvoirs. Le fin du fin ? s’assoir sur la notion d’état de droit sous les yeux des citoyens qui n’en peuvent... Le dernier stade avant la fin de tout...