Tout faux ! Ferrari a été nulle, comme d’habitude. Elle n’a pas « lu tout le livre. Seulement les passages... », ce sur quoi a sauté Mitterrand. Pauvre journaleuse. Dimanche, le ministre aura déclaré qu’il est « le ministre des artistes » comme l’a montré en avance A2 à son 20 heures hier soir (émission de Drucker tournée le mercredi). Et Darcos est le ministre du MEDEF et non du travail... Désolé, le ministre s’est prononcé d’une manière scandaleuse sur l’affaire Polanski : 1- Sur la forme (juridique), il n’en savait pas plus que moi alors et a sorti nombre de conneries. 2- Sur le fond, c’était plus que minable : un artiste peut faire ce qu’il a fait et n’est pas poursuivable. Mais il a le droit de poursuivre (HADOPI). Tiens, ça ne vous rappelle pas un procès en ce moment ? Et maintenant, les « jeunes garçons » sont des boxeurs de 40 ans. Bien sûr, tout le monde sait que certains vont en Thaïlande pour toute sorte de raisons, sauf pour les (très) jeunes garçons et les (très) jeunes filles ! Et bien sûr, les hommes de 40 ans n’existent que là bas !
La seule question qui demeure : jusqu’où va -t-on pouvoir aller en matière de vie publique ? Jusqu’où ce qui nous sert d’élite va pouvoir continuer à se foutre de nous ? Des crimes des banques à l’hypocrisie et à la complicité des gouvernements, il n’y a plus rien de vrai, de réel, de « normal » !
Oui, il y en a. Mais elles sont assez vagues et difficilement vérifiables. Mais, ne serait-ce que pour ses incontestables qualités d’apprentissage pour la connaissance de sa propre langue et des langues étrangères (j’ai appris ou abordé quelques langues étrangères « rares » grâce à l’esperanto puisque je ne trouvais pas de livres assez bon marché ou assez variés). Sa puissance est indiscutable. On peut l’entrevoir avec sa poésie originale mais aussi avec des traductions d’œuvres majeures de qualité souvent supérieures à celles de nombreuses langues ? y compris les grandes véhiculaires. Lisez ainsi le Kalevala en français, en anglais, en espagnol, en russe... Alors, quand il s’agit d’oeuvres moins connues ou pas traduites... C’est, enfin, un jeu intellectuel, cérébral, passionnant : traduire de sa langue maternelle vers une autre, sans plus de difficulté, c’est le privilège de l’esperanto.
Toutes les expériences ont montré son avantages : Sur Lyon, une classe pilote avec l’esperanto avant la 6ème a conduit les enfants a de bien meilleurs résultats en langues étrangères et en français ensuite.
Quant aux doubles traductions : - 2 groupes de Japonais. Le premier a discuté en anglais ; le second en esperanto. Sur le même thème et avec des bornes pour s’assurer de l’homogénéité de ce qui se dirait. - On a demandé a des individus de 2 autres groupes, observateurs des discussions, de retranscrire chacun la discussion à laquelle ils ont assisté. Il n’y a pas eu photo au développement... Ce n ’est pas pour rien que l’esperanto fut interdit par les régimes autoritaires entre les 2 guerres. Par les pays démocratiques, mais faisant partie d’un même bloc idéologique, le résultat fut le même mais en douceur...
On est d’accord en fait sur l’essentiel. Et lorsque je parle de perte de vitesse, ce n’est absolument pas une critique, m’en désole et ne demande qu’à me tromper ! Maintenant, si l’université de Mulhouse ouvre des cours, je m’en réjouis. On pourrait seulement espérer mieux avec l’outil fantastique qu’est internet.
Mais je suis tranquille. Avec la crise systémique, pas encore vraiment commencée, l’Esperanto fera partie des grandes décisions qui s’imposeront, avec quelques autres, pour lutter contre le barbarisme montant dans lequel nous mène, inéluctablement, le modèle de société économique qu’on nous impose depuis un (trop) bon moment...
Dommage qu’il faille toujours attendre d’être au pied du mur (avec beaucoup de malheur) pour que l’homme revienne au cœur des préoccupations...
L’Esperanto dynamique avant la première guerre mondiale, et encore, entre les 2 guerres, est en perte de vitesse. Inversement proportionnelle à la montée en puissance du Libéralisme. Au delà de la psychologie, du nationalisme, c’est bien un mur idéologique et économique des tenants du pouvoir qui s’y oppose : la nature désintéressée, non mercantile, profondément démocratique, Vous imaginez si les 450 millions d’Européens pouvaient communiquer librement, directement entre eux ? Ils seraient bien dans la merde nos députés européens ! Quant aux bandits commissaires !
Et le budget fou des traductions (écrites mais pas équitables entres les langues) et des interprétariats, bourrés d’erreurs et de contre-sens et entraînant des ralentissements dans le fonctionnement tels qu’ils confinent à l’inefficacité et servent la langue dominante à Bruxelles... Et pendant ce temps, les chercheurs utilisent l’Esperanto pour servir de base, de langue pivot, à leur projet de traduction efficace, rapide et peu coûteuse. En France, le bac avec option planche à voile existe. L’option Esperanto est continuellement refusée... La démonstration est suffisante...
Communiquer : vt : Rendre commun, faire part, transmettre. vi : Avoir des relations, être en rapport avec quelqu’un. Lorsqu’il est intransitif, le verbe communiquer sous entend un aller-retour plus ou moins équilibré, un échange au moins possible. Maintenant, un communiqué d’un parti, d’un gouvernement, d’une agence... et à sens unique, par définition, ne fait que délivrer une information, vrai ou fausse, partisane ou non, objective ou non, honnête ou non... sans possibilité de réponse. Le mot communication, aujourd’hui, est très proche de ce sens : il ne permet la contradiction, de réponse, et utilise toute les techniques modernes de mise en condition, de manipulation, de déformation...