Pourquoi conseiller des « romans pour la jeunesse » ?
Un roman est un roman, il plait ou pas suivant le goût ou l’âge du lecteur, je n’ai jamais lu de « roman pour la jeunesse » quand j’étais ado mais des bons romans et des mauvais.
Je déteste le « sur-mesure » car bien souvent c’est juste une arnaque en direction des parents qui ne lisent pas plus que leur rejeton et sont donc incapables de choisir un livre en fonction de ce qu’ils connaissent des goûts de leur progéniture !
Je profite de cette triste actualité pour vous parler de cette plage des Grands Sables, plage unique en Europe de part sa forme, elle est convexe et de la façon dont elle évolue dans la saison : en hivers elle disparaît pour réapparaître au printemps en se déplaçant soit vers l’est soit vers l’ouest suivant un cycle.
J’ai longtemps mouillé devant cette plage, mais seulement pour la journée, en effet les fonds sableux n’offrent pas une bonne tenue. Pour passer la nuit en toute tranquillité il vaux mieux faire un tout petit peu de route et aller à Port Lay (1 mille à l’ouest de port Tudy) et mouiller confortablement derrière le pare-houle de la marine Nationale (disparu depuis un certain temps, dommage pour le TK Bremen).
Et si le temps se gâte, port Tudy n’est pas loin !
On peut voir le cargo se déhaler de son quai de déchargement, embouquer le chenal vers Port Louis, faire route vers Groix et tenter de mouiller à plusieurs reprises au large des Grands Sables.
Apparemment la manœuvre a échouée, soit les ancres n’ont pas tenues, soit les mouvements de rappel des vagues ont casser les chaines, ensuite il commence à dériver vers Ethel...
Ce qui est surprenant c’est qu’il n’ait pas essayé de de faire route de nouveau ?
J’ai trouvé une information complémentaire sur le net qui peut peut-être éclairée notre lanterne : « Le navire vieux de 30 ans avait atteint l’âge de la démolition, et »présentait« , selon Robin des bois »dans son récent cursus« des »déficiences nombreuses« . La vraquier aurait »été récemment détenu dans un port russe et son armateur turc, propriétaire de deux navires anciens« , et »ne fournissait pas d’emblée toutes les garanties de fiabilité« . Pourquoi le port de Lorient n’a pas recouru au Code des ports maritimes, s’interroge l’association ? »Par
imprévoyance ou réticence à ne pas dégrader auprès des armateurs une
image bien établie de port libéral où les réglementations sont observées
à minima« , fustige Robin des Bois. » L’info est de Libération.
L’armateur aurait-il pu saisir l’occasion de se faire rembourser par l’assurance un vieux navire invendable ?
Si le cargo n’avait pas l’intention de faire des ronds dans l’eau au large (ce qui paraît être le cas) il aurait du rester au port à moins que l’on lui ait intimé l’ordre de dégager, ce dont je doute.
Mouiller entre Groix et Lorient un cargo lège par un vent que les machines ne pouvait étaler c’était l’échouage assuré.
Je pense que le capitaine le savait (ou alors il faut qu’il change de métier), il serait intéressant de connaître les raisons de son appareillage : ordre de l’armateur, ordre de la capitainerie ? Il y a peu de chance que la capitainerie ait donné l’ordre à ce navire de partir en pleine tempête car dans ce cas elle doit en assumer les conséquences. Il me paraît plus probable qu’on lui a demandé de changer de poste d’amarrage pour libérer un quai de déchargement et que au vu des frais de remorqueur induit par cette manœuvre le capitaine (sur les conseils de son armateur grippe-sou ?) ait décidé de tenter sa chance dehors ?
Il sera intéressant de suivre cette affaire pour éclaircir les responsabilités dans cet échouage.