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razorlinou

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  • razorlinou 16 mai 2007 10:32

    Il reste toujours une frange de la population qui ne veut pas comprendre que le CAC40 n’est qu’un indice de sociétés de nationalité française.

    Seule une fraction des profits de ces sociétés est réalisée en France et le taux de retour sur investissement de l’activité française est très majoritairement le plus faible de leur portefeuille d’activité.

    Un petit exemple : AXA France représente moins d’1/5 des profits d’AXA avec un taux de profitabilité faible.

    En corollaire, ces entreprises ne vont pas augmenter les salaires de salariés français qui contribuent moins à leur croissance que leurs autres collaborateurs.

    Second exemple : sur la masse des profits du CAC40, une part importante est à mettre au crédit des sociétés financières (BNP, SG, CA, AXA, AGF...). Ces société atypiques emploient beaucoup de monde pour leur activité la moins rentable (banque de détail, gestion des contrats d’assurance...) et peu de monde (traders, actuaires, consultants M&A...) pour des activités générant de forts résultats. Il en résulte que les salariés de la première catégorie ne voient pas leur rémunération augmenter alors que ceux de la seconde flambent sans complexe... simple loi d’offre et de demande.

    Le monde surfe aujourd’hui sur une vague de croissance rarement entrevue alors que la France et une partie de l’Europe ne progressent qu’à un rythme moitié moindre.

    Ce qui peut faire débat, et là personne n’a raison ou tord, c’est de savoir si l’on veut travailler plus que la norme, comme la norme ou moins que la norme, là chacun son opinion. C’est un choix de société.

    A l’opposé, ce qui ne peut faire débat, c’est que le pays qui travaille moins que la norme s’appauvrit (en relatif) et c’est le cas de la France donc perte de pouvoir d’achat, perte d’investissement etc etc

    On ne peut tout simplement pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière !



  • razorlinou 10 mai 2007 16:09

    C’est parfaitement ridicule.

    Ordre et discipline sont des valeurs absolument nécessaires aux petits.

    Ils auront bien le temps d’apprendre des valeurs plus complexes en grandissant, en acquérant leurs propres points de vue et en faisant leurs propres choix.

    La doctrine « ne pas stresser les petits » / « laisser décider les moyens » / « ne pas brusquer les grands » ça ne nous donne qu’une seule chose. Des bataillons à l’entrée des facs de psycho et d’histoire de l’art (ie des bataillons - quelques chanceux de chômeurs). Et des faibles cohortes à l’entrée des classes prépa et des facs plus porteuses, math, physique... (ie des jeunes gens à l’avenir assuré par la bêtise de la majorité de ceux de leur âge)

    Formez donc nos enfants pour les doter d’un avenir radieux plutôt que pour en faire des hommes selon vous intelligents mais tristes, pauvres et sans avenir.

    Enfin, votre avis n’a aucune importance, on ne vous paie pas pour donner votre avis mais pour exercer un métier selon des règles édictées par la collectivité (ie une majorité en démocratie même si ce n’est pas le majorité qui vous plait).

    Pauvre pays qui laisse aux profs la liberté de détruire sa jeunesse.



  • razorlinou 10 mai 2007 11:40

    @ l’auteur

    Jeune, pas vraiement bien né et de droite, désolé de te faire de la peine.

    Plus généralement, une majorité des jeunes qui bossent (à l’école ou au boulot) a voté NS et une très large majorité de jeunes qui ne bossent pas (à l’école en fac de philo, d’histoire de l’art ou de socio ou sans boulot) a voté SR.

    Ce n’est pas une question d’âge, seulement une question d’investissement personnel dans son avenir (certains parlent de mérite !).



  • razorlinou 10 mai 2007 11:30

    Très bon, très bien écrit, très frais.

    Etonnant que la liste des commentaires n’ait pas encore été alimentée par notre beau et large cheptel de vieux penseurs réac qui profitent de leur majorité sur ce petit site d’expression pour oublier leur (très large) minorité dans notre beau pays.



  • razorlinou 9 mai 2007 17:08

    +1 pour l’article et sa structure.

    Rien à redire sur la présentation qui est faite, il ne me semble pourtant pas que la bonne problématique soit posée.

    Le niveau de dette n’est pas important en soit. Un particulier qui contracte une énorme dette pour racheter puis redresser une entreprise en difficulté (ou monter tout simplement une entreprise) est un comportement évidement des plus sains. A contrario, un particulier qui emprunte un montant moins élevé simplement pour payer sont loyer en fin de mois, sans perspective de dégager des revenus de son emprunt se place dans une situation nettement plus périlleuse.

    La critique qui porte sur la dette française est de cet ordre. Cette dette ne finance pas d’importants efforts d’investissement (recherche, aides aux créations d’entreprises, éducation performante, justice rapide et efficace, infrastructures) mais plutôt des dépenses courantes (le plus important, les propres intérêts de la dette, mais aussi les salaires de la fonction publique, les dépenses de com des régions...)

    A ça s’ajoute une tradition longue d’hostilité à la réforme qui met en doute la capacité du pays à s’adapter à une conjoncture mondiale moins favorable que celle, exceptionnelle de tous points (croissance mondiale de 4%, taux d’intérêts bas...), que nous connaissons aujourd’hui. A quoi ressemblerait la France actuelle avec des taux d’intérêt de marché à 10% ?

    Les investisseurs ont plus confiance en l’économie américaine, capable d’adapter son budget aux circonstances économiques (larges excédents au sommet de la bulle américaine en 2000 et déficit abyssal au sommet de la crise en 2003) qu’en l’économie française, certes plus stable mais qui n’a pas réussi à afficher le moindre budget à l’équilibre depuis 25 ans.


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