@ Sorro et manolo Il y a des jours comme ça où le côté « mauvaise foi » de la force est si attirant qu’on y succombe et qu’on choisit de critiquer la forme plutôt que le fond : Dis donc, toi, tu es bien sûr d’écrire en français, mon petit ?
Je sais, c’est lâche, mais c’est aussi un peu ça l’identité nationale.
Tu n’as pas aimé ? Moi, j’ai trouvé ce film fantastique : un vrai choc artistique. Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un survival avec un héros aussi fin et un environnement aussi hostile.
L’auteur de cet article parle d’un « monde dévasté par une brusque chute de température ». J’ai eu pour ma part l’impression que c’était plus grave que ça : toutes les plantes meurent et plus rien ne semble pousser, le ciel est gris tout le temps et l’environnement est de plus en plus froid. Bien que ce ne soit pas clairement dit, tout cela me fait penser à un hiver nucléaire. En tout cas, la mort des plantes et, par elle, le tarissement de la chaîne alimentaire me semble être un problème bien plus grave que le froid.
J’ai trouvé ce film extrêmement triste. En sortant de la salle, je me suis senti vidé, lessivé, presque sous le choc. Je n’ai pas ressenti ça souvent après un film. Peut-être la liste de Shindler ou Bloody Sunday.
Je n’ai pas bien compris la fin (SPOILER ALERT). Dans ce monde où on se traine comme on peut sans autre but précis que survivre, il m’aurait semblé logique que le gamin reprenne le flambeau seul. Pourquoi vouloir caser une sorte de happy end qui ne s’intègre pas très bien au reste du scénario ? Est-ce que le livre finit de la même façon ? Est-ce que la production l’a imposé ? Est-ce que ça vous a semblé bien s’intégrer à vous chers agoranautes ?
Je crois que les révolutions dites communistes ont fait trembler les instances dirigeantes et qu’une politique du « ne les collons pas trop dans la misère » est aujourd’hui à l’oeuvre en occident. Tant que nous aurons quelque chose à perdre, nous serons dociles et nous aurons toujours quelque chose à perdre. Ce qui est valable pour notre société dans sa globalité est également valable pour les journalistes. Je ne crois pas au sursaut corporatif. La plupart des individus est bien trop enlisée dans sa lutte permanente pour satisfaire son idéal de réussite et cette lutte limite sufisamment l’initiative et le regroupement pour enchainer les masses. Individuellement, dans notre travail, celui qui peut nous faire le plus de mal, ce n’est pas notre patron, c’est nous même.