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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 juillet 2023 22:21

    @sylvain

    Bonsoir.
    Vous m’aurez mal lu.
    Recommencez, réfléchissez et revenez.
    Vous êtes le bienvenu.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 juillet 2023 22:20

    @il faudrait lire attentivement cet excellent article de l’Express de Madagascar dont je vous remercie vivement.
     L’étrange suicide de la France et de l’Europe (lexpress.mg)



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 juillet 2023 16:59

    @placide21
    Bonjour et merci pour votre commentaire.

    Je vous invite ainsi que tous les lecteurs à découvrir, lire ou relire le contexte et les conclusions démentielles du fameux Rapport Tuot objet de commentaires qui méritent le détour :

    GEISSER Vincent, « L’indésirable rapport. Pourquoi les analyses de Thierry Tuot dérangent-elles autant ? », Migrations Société, 2013/2 (N° 146), p. 3-14. DOI : 10.3917/migra.146.0003. URL : https://www.cairn.info/revue-migrations-societe-2013-2-page-3.htm

    Mustapha Harzoune, « Le rapport Tuot a-t-il un avenir ? », Hommes & migrations [En ligne], 1302 | 2013, mis en ligne le 12 septembre 2013, consulté le 05 juillet 2023. URL : http://journals.openedition.org/hommesmigrations/2497 ; DOI : https://doi.org/10.4000/hommesmigrations.2497

    Quant au fameux Rapport, qui signe quarante ans d’une politique d’intégration qui n’est qu’un échec avéré, le voici :

    https://www.cnle.gouv.fr/rapport-tuot-sur-la-refondation.html

    Rapport Tuot - intégration - février 2013 (PDF - 1.7 Mo)



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 juillet 2023 16:40

    Suite 03 et fin

    En 2010, dans le livre Opération Banlieue (éditions La Découverte), le chercheur Hacène Belmessous estimait qu’il y avait une préparation, notamment par le ministre de l’Intérieur (2002-2004 et 2005-2007) puis président de la République Nicolas Sarkozy, d’une telle intervention, malgré l’opposition des forces armées. A l’époque de la sortie du livre, l’AFP confirmait l’existence d’une instruction ministérielle assez semblable à celle que nous évoquions plus haut, visant à encadrer le déploiement de l’armée dans le cas d’une crise majeure. Dans le magazine Armées d’aujourd’hui (page 50), qui évoquait en premier lieu cette instruction, un responsable militaire en donnait les exemples suivants : « Pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public. »

    Hacène Belmessous rapportait aussi ces lignes d’un responsable militaire (aujourd’hui colonel au centre de conduite des opérations de l’état-major) écrites en 2006 : « La mission principale dans les banlieues est du ressort des forces de police, mais les armées ont des moyens utiles pour régler cette crise. Moyens spécifiques qu’il serait peu rentable de développer uniquement pour le maintien de l’ordre, mais qui peuvent aisément être mis à disposition des forces de l’ordre. L’objectif n’est pas de s’immiscer dans les missions de police, mais de fournir des moyens purement militaires pour améliorer l’efficacité de ses interventions et lui dégager des marges de manœuvre. Si les troubles dans les banlieues venaient à se répéter, les armées doivent planifier une intervention possible. »

    « Les forces de sécurité intérieures font tout pour repousser la limite et couvrir le haut du spectre [des violences urbaines] », analyse la source spécialisée dans le maintien de l’ordre évoquée plus haut. Sans s’y montrer favorable, au contraire, elle pronostique  : « La bascule vers une intervention militaire se fera si la police et la gendarmerie n’ont plus les moyens, la capacité d’intervenir. »

    Bref, si aucun élément solide ne vient confirmer l’existence d’une l’opération Ronces, cela fait (au moins) quinze ans que le sujet de l’intervention de l’armée dans les banlieues est ressassé. Légalement et théoriquement possible, évoquée publiquement avec parcimonie par certains membres de l’appareil de sécurité, une telle intervention est toutefois très loin d’avoir l’appui de la classe politique dirigeante. « Ce serait courir le risque de l’embrasement », objectait Christophe Castaner, alors ministre de l’Intérieur, il y a un an. Or, d’après les textes, seule l’autorité civile peut demander une telle intervention."

    Courir le risque de l’embrasement ?

    Et que voyons-nous en ce moment ? Des enfants qui jouent avec des allumettes et poussent des éclats de rire ?



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 5 juillet 2023 16:39

    Suite 02

    Suite Lisez l’article précité d’où il ressort, entre autres, ces précisions :

    L’état-major rappelle que le cadre d’une intervention militaire sur le territoire national est fixé par une instruction interministérielle de 2017. Selon la règle des « 4 i » formalisée par ce document, l’armée est susceptible d’intervenir quand « les moyens dont dispose l’autorité civile sont estimés inexistants, insuffisants, inadaptés ou indisponibles ». Concrètement, cet engagement se fait en réponse à « une crise majeure », sur réquisition légale de la part des autorités civiles, et ensuite suivant un dialogue entre celles-ci et le commandement militaire. Le texte dispose que « les militaires déployés sur le territoire national dans le cadre des réquisitions prévues à l’article L.1321-1 du code de la défense peuvent recourir à l’emploi de la force ».

    A l’état-major, on précise que cette instruction interministérielle ne vise pas à cadrer une intervention militaire en banlieue, mais plutôt des opérations comme Héphaïstos (contre les feux de forêt), Résilience (pour faire face à la pandémie de Covid), ou encore lors des inondations dans la vallée de la Roya.

    Pour ce qui est du maintien de l’ordre, « notre mission est d’appuyer, ou plutôt de soulager, les forces de sécurité intérieures quand cela est nécessaire », poursuit le sommet de la hiérarchie militaire. Comme quand des soldats de Sentinelle avaient participé à des gardes statiques pour libérer des policiers et des gendarmes afin qu’ils soient déployés face aux manifestations de gilets jaunes.

    La participation de l’armée à ce type de mission est toutefois envisagée par l’instruction interministérielle de 2017, sur le mode de l’exception : « Les armées n’ont pas vocation à être engagées dans les opérations de maintien de l’ordre impliquant le contrôle ou la dispersion de manifestations, de foule ou d’émeutes sur la voie publique et ne peuvent intervenir qu’en ultime recours, sur décision des autorités gouvernementales. »

    L’intervention de l’armée dans les banlieues est sporadiquement demandée par des élus, surtout locaux, de droite mais pas seulement. Après le meurtre d’un policier en intervention à Avignon, la demande a aussi été faite par le très à droite syndicat France Police-Policiers en colère, qui écrit dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron : « Dans le cadre de l’état d’urgence, il faut procéder au bouclage des 600 territoires perdus de la République, y compris avec le renfort de l’Armée, en contrôlant et en limitant les entrées et sorties de ces zones par des checkpoints sur le modèle israélien de séparation mis en place avec les territoires palestiniens. » On notera, comme chez Zemmour, la référence au « modèle » israélien en la matière.

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