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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 20 décembre 2014 09:09

    Alstom - Décembre 2014 -Voir la notion de crime économique développée ici :



    Dernières nouvelles de la braderie industrielle nationale :
    Le pôle énergie d’Alstom est autorisé à devenir américain
    Paris - Les actionnaires d’Alstom ont approuvé vendredi à la quasi-unanimité le passage sous pavillon américain du pôle énergie du fleuron industriel français, marquant une étape importante dans la saga de son recentrage sur le transport.

    Au terme d’une assemblée générale extraordinaire ponctuée d’échanges tendus avec le PDG, Patrick Kron, les actionnaires d’Alstom ont entériné à 99,2% des voix la vente pour 12,35 milliards d’euros de 70% des activités d’Alstom au conglomérat General Electric. 

    L’issue du vote faisait peu de doute, dans la mesure où la transaction était soutenue par le principal actionnaire d’Alstom, le groupe Bouygues, qui détient une participation d’environ 29%.

    L’Etat français, qui avait fortement pesé sur les négociations au printemps, avait donné début novembre son feu vert formel à l’opération qui aboutira à la transformation d’Alstom en une entreprise dédiée aux transports, un secteur que le groupe juge plus porteur.

    M. Kron a estimé qu’il s’agissait de la meilleure solution pour assurer la pérennité du groupe, dépourvu selon lui de la taille critique nécessaire pour affronter les difficultés du secteur de l’énergie, en berne en Europe. 

    C’est la meilleure solution pour l’avenir d’Alstom, a assuré le dirigeant, à qui certains actionnaires reprochaient d’avoir élaboré avec GE une usine à gaz. 

    Alstom prévoit de réinvestir 2,6 milliards issus du produit de la cession dans trois coentreprises que le groupe va constituer avec GE dans les énergies renouvelables, les réseaux électriques et les turbines à vapeur, dont certaines équipent les centrales nucléaires. Il en laissera le contrôle opérationnel à son partenaire. 

    La cession doit encore obtenir l’aval des autorités réglementaires dans une vingtaine de pays avant sa finalisation attendue au deuxième trimestre 2015. 

    Alstom, qui construit les emblématiques TGV, a aussi prévu de redistribuer à ses actionnaires de 3,5 à 4 milliards d’euros du produit de la vente par le biais d’un rachat d’actions, mais le super bonus dont devrait bénéficier Patrick Kron a été plutôt mal accueilli. 

    Le conseil d’administration a en effet décidé à l’unanimité de lui allouer une rémunération conditionnelle exceptionnelle d’un montant équivalent à la contre-valeur de 150.000 actions, soit environ 4 millions d’euros en retenant le cours du titre vendredi. 

    Le solde du montant à recevoir servira à la réduction de la dette nette, qui atteignait 3,9 milliards d’euros fin septembre, et au développement du nouvel Alstom. 

    - Amende à charge d’Alstom -

    M. Kron a vanté les belles perspectives du marché mondial des transports, même si les syndicats redoutent la suppression de plus de 300 emplois sur les quelque 600 de cette activité à Belfort, faute de commandes alors que l’entreprise construit de plus en plus localement pour ses contrats à l’étranger.

    Il faudra traiter en temps et en heure ce problème de la charge à Belfort, mais cela n’a rien à voir avec la viabilité sur le long terme de cette activité dans le transport, s’est énervé Patrick Kron, qui prévoit de passer le flambeau au dirigeant d’Alstom Transport, Henri Poupart-Lafarge, à l’issue de la transaction.

    Il s’est également rebiffé contre la mise en doute de la capacité du futur groupe à rouler tout seul face à une concurrence croissante avec l’émergence de géants chinois.

    Vous croyez que le problème de la concurrence, il date d’hier ? Vous pensez que les Chinois, c’est la première fois qu’on les voit sur le marché ?, s’est-il insurgé. 

    Alstom prévoit de racheter à GE son activité de signalisation ferroviaire pour environ 600 millions d’euros. M. Kron s’est également dit intéressé par l’activité de signalisation de Thales, mais celle-ci n’est pas à vendre. 

    Il a par ailleurs minimisé l’impact de l’amende dont s’acquitterait Alstom pour éviter des poursuites aux Etats-Unis pour corruption, précisant qu’il espérait aboutir prochainement à un accord avec la justice américaine.

    Il n’a pas confirmé le montant record de 700 millions de dollars évoqué par une source proche du dossier à l’AFP, se contentant de dire que la pénalité devra être entièrement prise en charge par le groupe français.

    Son impact sera globalement négatif, mais d’une ampleur non significative de 1 à 2% du montant de l’opération de cession, au vu d’ajustements récemment négociés avec GE pour améliorer l’économie générale de leur accord, comme l’utilisation sur une plus longue durée de la marque Alstom, a-t-il dit.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 décembre 2014 21:49

    @Fifi


    Syriza n’est rien, sinon le moyen de réagir d’un peuple physiquement et psychologiquement à bout..
    N’ayant aucune marge de manœuvre et venant picorer à leur tour dans les mains de la Troïka, ils joueront le rôle de détonateur et se feront balayer.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 décembre 2014 16:05

    @ Tous.Une analyse de la situation :


    Deux très bons articles, à lire (courts et précis) :




    Le premier tour des élections présidentielles grecques au Parlement a renforcé les incertitudes à propos du résultat à venir des deux prochains tours, les 23 et 29 décembre. Le candidat du gouvernement n’a recueilli que 160 voix sur les 200 nécessaires, moins qu’il n’espérait. Tout se jouera probablement au dernier tour, où seulement 180 voix pourront permettre au candidat unique Stavros Dimas de l’emporter, la chasse aux ralliements battant son plein et la stratégie de tension se poursuivant.

    Les autorités européennes ont apporté leur plein soutien à Antonis Samaras, devant la crainte que Syriza ne remporte les élections législatives anticipées, faute d’élection du Président de la République. Mais elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes, n’ayant pas respecté leur promesse de restructuration de la dette grecque, sur la base de laquelle le premier ministre a basé sa stratégie de recherche à tout prix d’un excédent budgétaire primaire, sans finalement en recueillir le bénéfice. Il a dû ensuite changer son fusil d’épaule en affichant la perpective d’une sortie du plan de sauvetage et la fin symbolique du protectorat de fait instauré par la Troïka, qui ne lui a pas été accordée. Cherchant une issue, il a finalement joué le tout pour le tout en anticipant une élection présidentielle de tous les dangers. Au cas où son candidat à la présidence de la République ne serait pas élu par le Parlement, ne lui laissant comme perspective que de perdre les élections législatives, les hypothèses fleurissent. Elles portent en premier lieu sur l’ampleur de la victoire éventuelle de Syriza, qui pourrait se trouver dans l’obligation de former une coalition avec les indépendants et les restes du Pasok. Elles spéculent ensuite sur la nécessité dans laquelle le parti dirigé par Alexis Tsipras serait de mettre de l’eau dans son vin à propos de la question qui fâche : la restructuration de la dette. Car celle-ci est détenue à 90% par des intérêts publics et l’exemple qui serait donné en l’engageant pourrait susciter des vocations dans d’autres pays. Un coup d’arrêt est donc indispensable, d’autant qu’une victoire de Syriza représenterait un encouragement à ce qui n’est cessé d’être dénoncé dédaigneusement et non sans amalgames comme le danger populiste afin de faire repoussoir.

    Les marges de manœuvre sont étroites pour toutes les parties et l’enjeu dépasse largement les frontières de la Grèce, qui est décidément destinée à jouer les premiers rôles. D’abord comme laboratoire d’une politique qui a lamentablement échouée, et aujourd’hui comme siège de la défaite électorale possible d’une coalition des partis de gouvernement, solution vers laquelle leurs homologues espagnols se dirigent afin de contrer Podemos.

    Les dirigeants de ce dernier poursuivent à haute voix leurs réflexions sur leur programme, mettant l’accent sur la nécessité de soutenir les 5 millions d’Espagnols qui ne bénéficient d’aucune assistance sur les 13 millions qui sont au bord de l’exclusion sociale.

    Le coût du revenu universel initialement envisagé faisant l’objet de chiffrages dissuasifs exorbitants par ses opposants – notamment du parti socialiste (PSOE) – Podemos propose de concentrer dans l’immédiat l’aide sur cette tranche de la population en lui accordant un revenu moyen de 1.000 euros mensuels par famille, ce qui représenterait annuellement une dépense supplémentaire de 22 milliards d’euros par rapport aux programmes sociaux existants. Afin de contribuer au financement de ce programme, il est pour commencer relevé que le montant des impôts sur les sociétés a baissé de 26 à 15 milliards d’euros entre 2006 et 2012…

    Ici, une vidéo à voir entièrement :

    https://www.youtube.com/watch?v=rpqk24qvoR4&nbsp ;

    La situation en Grèce est telle que la population toute entière n’a plus rien à perdre.

    C’est déjà fait.




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 décembre 2014 11:48

    @ Lucidus


    Comment, alerter et que faire ?

    Ainsi que l’écrit Pense4sy « de plus en plus de gens commencent à se dérober aux infos télévisuelles manipulatrices et se ré-informent sur la toile.

    Il faut faire circuler les vraie infos, chacun de nous, par le bouche a oreille, cela fonctionne, doucement au départ, puis comme une traînée de poudre. »



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 14 décembre 2014 11:45

    @Zeb 66


    Exact.

     « Tous les postes clés sont verrouillés, en France comme dans la plupartdes autres pays et jusqu’au sommet de l’UE où leurs laquais bénéficient
    d’un pouvoir absolu et totalement illégitime. »
Voir tous ses commentaires (20 par page)

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