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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 décembre 2014 19:11

    @L’AuteurVous écrivez :

    « Entre la sclérose par plaques française, le pillage américain et le mercantilisme allemand, sortir la France de l’ornière relève de l’exploit. ».

    Certes, mais le défi peut et doit être relevé.

    Il s’agit là simplement de survie économique et politique : de souveraineté.

    Il n’est qu’à lire les déclarations des acteurs politiques que sont V. Poutine, D. Rogozine, S. Lavrov, S. Glaziev pour voir que ces gens ont une idée très précise de leurs objectifs.

    « Encore un fois, dites-vous,soutenir tout parti, toute personnalité qui ne demande pas fermement la sortie de l’OTAN et la signature d’un pacte d’amitié et de non agression avec la Russie est faire le jeu de ceux qui veulent entraîner la France dans une guerre mondiale.

    La France ne peut naturellement pas empêcher les américains de faire la guerre mais la Russie et la Chine ont les moyens de se défendre et même de faire payer cher des agressions.

    Ce que peut faire la France, c’est au moins de ne pas mettre son potentiel économique et militaire au service de l’effort de guerre de la puissance belliqueuse dominante.

    Et devenir membre observateur des BRICS n’aurait rien d’exceptionnel dans un monde qui ne serait pas celui d’aveugles gouvernés par des laquais. »

    La France et l’UE peuvent devenir l’équivalent autrement plus avancé et intégré politiquement et économiquement que l’un des membres des BRICS dont les économies sont disparates.

    Il lui suffirait de se doter, a l’instar, de la Norvège, d’un outil financier exceptionnel sous la forme d’un Fond souverain européen, lequel constituerait une puissance et une force d’investissement de première efficacité.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 décembre 2014 18:59

    @L’Auteur

    Excellente analyse.
    Compliments.

    RB


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 décembre 2014 18:28

    @JLBonsoir Monsieur, et merci pour votre observation.


    Vous concluez, après avoir cité Samir Amin :

     « Le crime de haute trahison dont sont coupables nos dirigeants est de composer avec ce capitalisme de connivence. »

    En réalité, ils ne font pas que composer avec ce capitalisme de connivence.

    Ils en sont l’essence et le moteur avec comme outil majeur la capture de l’Etat et de ses rentes.

    Ci-après un billet très court tiré d’un site remarquable :

    http://www.les-crises.fr/capitalisme-de-connivence-et-liberalisme/

    Comme l’écrit Samir Amin (je reprends l’article de Marianne que vous citez) :

    « Le système politique du capitalisme contemporain est désormais un système ploutocratique. Celui-ci s’accommode de la poursuite de la pratique de la démocratie représentative, devenue « démocratie de basse intensité » : vous êtes libre de voter pour qui vous voulez, cela n’a aucune importance puisque c’est le marché et non le Parlement qui décide de tout ! Il s’accommode aussi ailleurs de formes de gestion autocratique du pouvoir ou de farces électorales. »

    Chacun sait tout cela, avec une nouveauté en France qui tient au fait que deux clans qui affichent une opposition de façade se partagent les actifs du pays.

    Les mesures que je mettrais immédiatement en place si j’en avais la possibilité seraient probablement radicales, avec un spoil system effectif assorti d’une reddition de comptes elle-même accompagnée de la mise hors-jeu des principaux prédateurs.

    Une sorte de « Grands Jours d’Auvergne » revisités.




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 décembre 2014 10:40

    @JL.Bonjour et merci pour votre observation que je partage.


    Une nuance, toutefois :

    Le crime économique est une réalité, même si sa définition est protéiforme, comme indiqué en introduction du texte que je vous remercie d’avoir lu.

    Tout le droit pénal économique et financier tourne autour de la question. 

    Prenez l’exemple des « fonds vautours » et de leurs agissements en Argentine. cf. l’analyse qu’en M. Aglietta ci-après (intéressante) :

    Voyez ici :


    Ou encore ici :

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2014/06/haute-trahison-le-summum-par-le-ttip-ou-tafta.html

    Vient un moment, lorsqu’ils sont commis par des nationaux au détriment ou/et au préjudice de leur pays, des agissements tels que ceux décrits ici et là , avec des degrés de gravité différents dans leur ampleur comme dans leurs conséquences, peuvent et doivent être perçus et qualifiés comme tels de trahison, voire même de haute trahison.


    Car il s’agit bien de cela et de rien d’autre lorsque l’on joue contre les intérêts de son pays, la distinction entre infraction d’ordre purement politique (ce qu’était la haute trahison, au point même que la nouvelle rédaction de l’Art. 68 de la Constitution du 4 octobre 1958 l’a soigneusement écarté) et économique disparaît.

    On peut être investi d’un mandat politique, outrepasser ses fonctions, être un homme ou une femme politique et commettre une infraction économique, d’ordre correctionnel ou d’ordre criminel.

    C’est le cas lorsque, comme dans l’affaire de l’aéroport de Toulousr Blagnac.

    Comme le déclare M. Aglietta précité «  C’est l’argent qui fait de l’argent qui a gagné face à l’argent qui a une utilité économique et sociale. »

    Je fais mienne votre conclusion :

    « Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi, la société n’est qu’un rêve de prédateur. » Daniel Pennac

    Il ne faut pas attendre de la ridicule théorie du ruissellement les retombées collectives du bonheur des capitalistes : c’est l’impôt et seulement l’impôt qui fera de la société capitaliste autre chose qu’un cauchemar sans fin."

    Bien à vous,

    Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 8 décembre 2014 09:54

    @ Aux zélateurs du FN, Une poire pour la soif et une cerise sur le gâteau : les deux sont offertes par le quotidien Le Parisien (29 novembre 2014) :http://www.leparisien.fr/politique/l-association-de-jean-marie-le-pen-a-recu-2-millions-d-euros-d-un-ex-membre-du-kgb-29-11-2014-4333039.php
    Le Front national avait fini par admettre la semaine dernière avoir contracté un prêt de 9 millions d’euros auprès de la banque russe First Cezch Russian Bank (FCRB) bien que Marine Le Pen elle-même ait dénoncé des « accusations délirantes ».
    Ce samedi, le site Médiapartrévèle une deuxième rentrée d’argent russe dans les caisses frontistes. Cette fois, c’est la Cotelec, l’association definancement présidée par Jean-Marie Le Pen, a reçu 2 millions d’euros d’une société chypriote détenue par un ancien membre du KGB.

    « Il y a longtemps que nous cherchons des prêts, notamment pour financer les campagnes électorales. Notre banque, comme la plupart des banques françaises et des banques européennes, refusent catégoriquement de prêter le moindre centime au FN et aux candidats du FN », avait justifié samedi dernier le secrétaire du FN, Wallerand de Saint-Just, au sujet du prêt de la banque russe.

    Jean-Marie Le Pen confirme

    Selon Médiapart, le parti a remis ça en avril. Le 18, c’est l’association Cotelec, chargée de « promouvoir l’image et l’action » du co-fondateur et désormais président d’honneur du FN, a reçu 2 millions d’euros de la société chypriote Vernonsia Holdings Ltd, via un compte ouvert à la banque Julius Baer, en Suisse. Cette société est a priori détenue par Yuri Kudimov, ancien du KGB reconverti dans la banque d’État VEB Capital.

    Une fois encore, le FN confirme les dires du site : Jean-Marie Le Pen lui-même a expliqué qu’il s’agissait d’un « prêt » dont il n’a pas précisé le taux d’intérêt. Selon lui, ce prêt a été « déclaré à l’administration française dans des conditions tout à fait normales ». Selon Mediapart, Cotelec a souvent servi à renflouer les caisses du parti frontiste.

    Ce nouveau « prêt » confirme encore les liens étroits entre le FN et la Russie. Selon Corinne Narassiguin, une des porte-parole du PS, la direction du parti frontiste « a choisi de contracter une forte dette financière auprès de groupes d’intérêts qui ne sont pas les alliés de la France, mais des Russes d’orientation nationaliste, autoritaire et populiste. (...) Les sympathies affichées des dirigeants frontistes envers la politique internationale et intérieure brutale de la Russie de Poutine ont toutes les apparences d’une connivence politico-financière », a-t-elle estimé.@EcophilopateVoyez ce que dit Marauder que je cite pour partie :

    « Cette démonstration prouve que :

    1 : la pourriture facho est tout sauf anti-système (...) ça pleurniche sur le système mais ça mange dans sa main. Ca fustige les mouvements de capitaux et de personnes mais ca fricote avec une partie de l’oligarchie russe.
    2 : contradiction deéonnante quand le f-haine aurait, dans une période moins risquée financièrement, totalement approuvé cette mesure « patriote » (selon leurs termes) des russes refusant le financement extérieur. »

    @Laurent 47

    Valse viennoise :

    http://www.lepoint.fr/politique/parti-pris/a-vienne-marine-le-pen-s-est-piegee-toute-seule-02-02-2012-1426558_222.php

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2012/01/28/marine-le-pen-invitee-d-honneur-au-bal-de-l-extreme-droite-europeenne-a-vienne_1635848_1471069.html

    @Lucidus

    Votre question :

    Combien faudrait-il emprunter en Russie pour équilibrer les milliards de monnaie de singe venant des états unis pour irriguer les partis, les associations et autres cinquièmes colonnes mises en place après 1945 ?

    Réponse : Je n’en sais rien.Mais pourquoi faudrait-il emprunter en Russie pour équilibrer les financements US ?

    « Et les pétrodollars, c’est plus propre ? »

    Réponse : Voyez l’image des deux mains en exergue du billet.

    « Cette russophobie est pathétique ». 

    Réponse : Loin s’en faut. Propos maladroit.Vous devriez me lire plus attentivement.
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