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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 décembre 2014 16:51

    @ BA


    Merci. Bien vu. Il serait grand temps que la Patrouille cesse de tourner autour du pôt et procède à larrestation d’un individu qui devrait depuis longtemps être renvoyé devant une juridiction correctionnelle pour fournir quelques explications.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 décembre 2014 16:48

    @Hervé Hum


    Bonjour Monsieur et merci pour votre observation

    Je ne suis pas sûr que vous ayez bien compris la motivation de cette citation..

    Le commentaire n’est pas le mien : tiré des Echos, il vous montre bien au contraire, à partir de l’observation fort juste de cet autre lecteur, tout ce que je rejette en bloc, y compris et principalement ces poncifs éculés et cette langue de bois que vous évoquez.

    Il faut lire très attentivement ce que j’écris avant de réagir. 

    Les mots ont un sens et une signification très précis

    Ma pensée l« est encore plus.

    Mon papier procède de deux constats qui sont très inquiétants.

    L’économie à laquelle je m’intéresse est précisément »post-guerre froide". 

    Elle est celle d’un XXIè siècle qui est très mal parti parce qu’il repose précisément, sur des schémas de pensée obsolètes.et mortifères d’un âge révolu dont vous êtes déjà en train d’observer les effets et qui ne sont rien à distance des prochains mois de l’année 2015

    Le retour de flammes économique, politique et social n’est pas loin.Il gronde d’énergie incoercible.

    Nous n’avons encore rien vu..

    Pendant que N. Sarkozy se dépêche de faire un chèque pour rembourser et donc reconnaître son forfait et tenter ainsi d’échapper à la patrouille, pendant que l’on tente de recoller la situation économique à la colle palestinienne, des décisions importantes sont prises, qui transcendent les marionnettes qui amusent la galerie politique française :


    Un aperçu d ce à quoi je m’intéresse, et qui devrait vous passionner ?Voyez plutôt ici : en lisant très attentivement :


    Bien à vous,

    Renaud Bouchard


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 décembre 2014 10:19

    @421


    Bonjour et merci pour votre observation.
    La mise à feu est enclenchée. Elle ira à son terme si on ne l’interrompt pas.
    Il existe une manère très simple de relancer l’économie : 200 € de plus sur la fiche de paye, il y aura un résultat.J’ai exposé la question à près d’une centaine de personnes, toutes différentes, travaillant dans ds activités très variées : personne n’a rejeté l’idée et encore moins l’équation « pas d’argent = pas de consommation » 

    « L’ouvrier qui gagne 1500€ en construisant des voitures, ne peut pas en acheter une neuve. La banque ne lui prêtera pas ou dans des conditions scélérates (au US, ils ont trouvé le truc, si tu payes pas, on bloque la bagnole avec une balise GPS) et l’usine ne vendra pas suffisamment pour payer mieux.

     »http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-73941-baisse-des-ventes-de-voiture-ouvriers-trop-payes-1015306.php
    Un secteur industriel est particulièrement touché par la crise : l’automobile. Les voitures françaises accusent particulièrement le coût. Les ouvriers français sont ils trop payés ?

    Globalement le marché est en chute libre avec une année 2012 catastrophique : -12% en moyenne et jusqu’à -20% pour certains constructeurs. La chute importante de la consommation en Europe en est la cause et ce triste constat pourrait s’arrêter là. Il suffit que les éventuels clients décalent de 3 mois leur intention d’achat pour que le marché recule de 25% en fin d’année. Ca va vite.

    Ceci dit, certains constructeurs s’en sortent mieux que d’autres ; les constructeurs Allemands au premier chef.

    Comment réagir face à cette situation ? Les voitures françaises coûtent elles trop cher à fabriquer face à leurs concurrentes ? Le salut viendra-t-il d’une dévaluation salariale permettant un gain de compétitivité salvateur ?

    La main d’œuvre est de 9% dans le coût de production d’une voiture (3ème poste derrière les matières premières à hauteur de 55%, les frais d’études et généraux à 30%). 

    Prenons l’exemple du marché de la citadine (segment B) : Lorsqu’une voiture française est présentée en entrée de gamme à 12 000 euros environ, la part de coût liée à la main d’œuvre est d’environ 1 200 euros (coût de main d’œuvre arrondi à 10%).

    Première question : peut on penser que cette voiture ne se vend pas à cause de son seul coût qui serait trop élevé ?

    Continuons : si la réponse est oui, alors à combien faut il descendre les coûts de main d’œuvre, toute chose étant égale par ailleurs, pour que la voiture se vende ? Exagérons pour l’exemple : baissons de 50% les coûts salariaux des employés de l’usine assemblant la voiture. Notre voiture est ainsi proposée à un prix de vente qui n’est plus de 12000 euros mais de 11400 euros. Peut on penser que les ventes vont alors substantiellement augmenter ?

    En ces temps de crise, une remise commerciale concessionnaire de 5% semble par ailleurs assez facilement consentie, soit 600 euros pour notre voiture à 12000 euros. Autant que l’économie réalisée par une baisse de 50% des coûts de main d’œuvre. Comment se fait il alors que les ventes restent à de si faibles volumes ?

    Comment expliquer par ailleurs que sur le marché de la citadine, une marque allemande progresse là où les marques françaises perdent des parts de marché en vendant des véhicules à 18 000 euros en entrée de gamme, hors options, soit 50% plus cher que notre citadine à 12 000 euros. Comment se fait il qu’une marque italienne progresse également sur ce marché en vendant une mini citadine (segment A) à un prix d’environ 15 000 euros soit 25% plus cher ?

    Sur le marché de l’automobile, en France, il faut bien le dire, les constructeurs français perdent des parts de marché là où certains constructeurs étrangers (allemands, japonais, italiens …) en gagnent en vendant plus cher, avec plus de marge et des volumes plus importants : triple jackpot.

    Pourquoi cette réalité ? Il s’agit plus d’un problème d’offre produit et de compétitivité hors prix : qualité, performance, design, image de marque … Parfois, si un produit ne se vend pas, c’est que les clients préfèrent celui de la concurrence, perçu comme « mieux », « plus performant », « de meilleure qualité », « à la mode » etc … ou tout autre qualificatif non lié à son seul coût.

    Quel est le bilan de ces 15 dernières années de ce point de vue là ? Quel est la part du chiffre d’affaire investie en recherche et développement ? Celle de la concurrence ? Quelle stratégie marketing sur les produits ? Sur la notoriété, le « branding » ? Sur l’optimisation des process de production ? Le bilan et l’analyse « hors prix » est également à analyser pour comprendre les pertes de parts de marché face à la concurrence.

    Pendant que certains ferment des usines, Toyota se voit remettre le 9 mai 2013 le label « Origine France Garantie » pour son modèle Yaris fabriqué à Valenciennes (nord), destiné au marché français et à l’exportation, notamment vers l’Amérique du Nord. Il est possible de produire en France, avec des ouvriers français, en vendant sur le marché national comme à l’export.

    La course au prix bas est une dégradation de valeur. Si seul le prix tient la part de marché, alors c’est une course vers le « low cost » et en ces temps de mondialisation où les émergents produisent à leur tour il y aura toujours quelqu’un pour faire un « poil » moins cher, à qualité égale ou tout du moins perçue comme telle.

    S’il ne s’agit que de réduire les coûts en France pour investir sur des sites de production à l’étranger et conquérir des parts de marché dans les pays émergents, cela n’arrangera en rien la croissance sur le sol français. Peugeot va fermer Aulnay et le marché chinois, là où sont construites ses usines (en partenariats avec des industriels locaux), devient en même temps son premier marché ; devant le territoire français désormais.

    Renault construit des usines au Maroc et progresse en parts de marché à l’international dans les pays émergents. Carlos Goshn explique très clairement qu’il doit baisser ses coûts et ses prix de ventes pour être concurrentiel sur ses segments face aux autres constructeurs permettant à Renault de gagner au final grâce à l’accroissement des volumes de ventes à l’international. L’augmentation du chiffre d’affaire à l’export résultant de la production et des ventes à l’étranger est bonne pour la santé financière du groupe industriel. On ne peut que s’en réjouir. Mais l’économie réelle en France en profite-t-elle vraiment ? A quelle hauteur ?

    Certes Renault et Peugeot doivent agir et réagir aujourd’hui, avec leurs modèles économiques actuels et selon leurs capacités financières du moment. Investir en recherche et développement, innover et concevoir des nouveaux produits nécessite du financement, via les marges dégagées et/ou via l’endettement.

    C’est désormais dans les convictions de beaucoup de personnes et il faut s’en réjouir, nous savons que le salut industriel passera par la montée en gamme.

    Monter en gamme demande d’augmenter les marges pour récupérer de la capacité de financement ; à prix de vente constant dans un premier temps, il est donc nécessaire de baisser les coûts de revient.

    La compétitivité prix est elle alors le seul salut à très court terme, en passant par de la flexibilité ? Peut être. Mais le « deal » social entre partenaires sociaux doit être de garantir que les marges additionnelles générées vont bien servir l’investissement nécessaire à la montée en gamme, et non la construction d’usines à l’étranger ou la rémunération des actionnaires.

    L’accord de compétitivité signé chez Renault devrait permettre de faire baisser le prix des voitures produites en France de 300 euros. Cela va t il « booster » les ventes en France ? Carlos Goshn ne s’y trompe pas et préfère présenter un gain annuel de plus de 500 millions d’euros sur l’ensemble de la production (environ 1 400 000 véhicules). Il faut espérer que ces 500 millions viendront nourrir l’investissement technologique pour permettre à terme d’augmenter la production des futures automobiles en France, et non à l’étranger.

    L’enjeu politique pour la France n’est pas tant de savoir comment augmenter le chiffre d’affaire des entreprises à l’international que de garantir la croissance de production sur son territoire.

    Si les marges servent à nourrir la délocalisation pour ne croître que sur les zones marchandes émergentes, les efforts d’aujourd’hui sont les caveaux de demain pour l’emploi en France.

    Les allemands produisent en Allemagne (au minimum assemblent dans certains cas), vendent en Allemagne comme au reste du monde, en zone euro comme en zone émergente avec des produits de qualités, à un certain niveau de prix, garantissant les marges. La qualité et le haut de gamme le permettent. L’emploi reste aussi local. Si nous voulons comparer avec l’Allemagne, il faut tout comparer. Par ailleurs, si les coûts salariaux en Allemagne sont d’environ 10% plus faibles qu’en France, c’est pour des raisons propres à l’Allemagne. Tout n’est pas duplicable aux autres pays et le contexte politique européen doit le prendre en compte .

    Le problème fondamental n’est pas que le coût du travail, ce serait trop simpliste.

    L’industrie française doit retrouver sa compétitivité pour regagner des parts de marché. La compétitivité hors prix est la composante la plus sensible : sur une montée de gamme, elle doit permettre de vendre plus cher pour générer plus de marge. L’économie française a par ailleurs besoin de maintenir son premier moteur de croissance qui est la consommation des ménages : de ce point de vue là, toute baisse de salaire contribuera à baisser la consommation et à renforcer la récession. Le curseur sur les charges permettant de réduire le coût du travail sans diminuer le salaire brut engage des choix politiques structurant. Ces choix doivent être débattus entre les partenaires sociaux.

    Il est fondamental d’augmenter la richesse des entreprises ; celle des ménages aussi, clients des entreprises. Quel professionnel se réjouirait de voir ses clients s’appauvrir ?

    Il faut un certain temps pour accomplir ces travaux de fond et surtout beaucoup d’investissements. C’est sur l’investissement que la puissance publique doit consacrer toute son énergie. Avant toute rigueur destructrice ou toute dépense de fonctionnement inutile, l’ Etat doit se charger de soutenir l’investissement des entreprises en veillant à ce que celui-ci serve l’économie réelle et la création d’emplois en France. 

    <>


    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-73941-baisse-des-ventes-de-voiture-ouvriers-trop-payes-1015306.php?S1EG7qzQzB7SHtKH.99


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 1er décembre 2014 20:32

    @César


    « Vava soa sakafo,teny ratsy adidy. »
    Les bonnes paroles sont une nourriture,les mauvaises une faute.

    « Aza milaza miara-mahita. »
    Ne parlez pas à quelqu’un d’une chose qu’il a vue comme vous.


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 novembre 2014 14:44

    Bonjour Fergus et vous aussi Verdi.Bon billet.

    « Décidément, il est temps que la campagne pour la présidence de l’UMP s’arrête » écrivez-vous.


    Surtout pas !

    Des répliques aussi stupides que scandaleuses comme celle-ci sont superbes. L’inconscient parle décidément très fort.

    L’intéressée a-t-elle réagi ?

    Pour la suite du spectacle ; je serais surpris que NS (Nicolas Sarkozy...) soit réélu à la tête de l’UMP (ce qui est toujours possible).Si tel était le cas, il faudrait alors « régler » les dossiers brûlants.

    Bygmalion, par exemple. 

    Toutefois, dans ce cas de figure, le « nettoyage » qui serait immanquablement effectué par le « Patron » opportunément revenu à la tête du gang - je veux dire du bastringue (opération de nettoyage des tièdes et des seconds couteaux en perspective...) -, viendrait conforter la réalité des faits et le constat effectué par la société de mandataires judiciaires BTSG chargée de la liquidation du groupe Bygmalion. En effet, 4 millions € de passif ne peuvent difficilement rejoindre la poussière sous le tapis.

    Ce nettoyage est en réalité impensable. 

    La seule échappatoire ouverte à un N. Sarkozy nouvellement intronisé, contraint de se réfugier sous l’abri provisoire d’une direction partisane, serait de jouer l’amnésie (De minimis non curat praetor, comme chacun sait) et de tenter de faire porter le chapeau aux mercenaires et soutiers de l’UMP chargés de mener et financer la campagne présidentielle et la déconfiture. Certes, la guerre interne serait immanquablement ouverte et l’UMP, déjà bonne pour la ferraille, ne serait plus qu’un souvenir. Mais l’essentiel n’est-il pas de tenir ou de durer ?

    Du Rififi à Paname en perspective..

    (http://www.youtube.com/watch?v=RwiGOwdF7Dw)

    On ne doit pas perdre de vue, en effet, que dans une lettre adressée le 8 octobre dernier au parquet de Paris, le mandataire liquidateur précité, obligé de se constituer partie civile dans le volet pénal de l’affaire Bygmalion pour avoir relevé l’existence « d’indices de la confusion des patrimoines entre Bygmalion et l’UMP », n’a pu que conclure à la possibilité d’une extension de la procédure de liquidation à l’UMP et à Nicolas Sarkozy du fait de l’existence constatée de « flux financiers anormaux ». 

    cf. « Le Canard Enchaîné » n° 4909 - mercredi 26 novembre 2014,p.3


    Il s’agit-là d’une constatation qui, normalement, dans un Etat de droit, siffle la fin du match pour ceux qu’elle implique.

    Nul doute qu’il existe parmi les sympathisants de l’UMP des gens honnêtes qui n’aspirent qu’à un changement de tableau et d’équipe. 

    Il est donc beaucoup plus plausible d’imaginer la victoire d’un Bruno Lemaire, lequel présente le profil idoine d’un candidat libre de toutes turpitudes, à l’intégrité indiscutable, beaucoup plus intelligent et en tout cas d’une autre trempe et d’une autre envergure intellectuelle que son concurrent, bateleur prêt à raconter n’importe quoi à un public idolâtre qui le quittera dès que le vent aura définitivement tourné.Sic transit gloria mundi.Et à samedi.
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