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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 octobre 2013 11:39

    @ l’auteur, ces trois questions préalables que pose l’idée de restauration d’une Garde nationale, laquelle supposerait de déterminer très clairement l’ennemi qu’elle serait censée combattre : ennemi extérieur ou...ennemi intérieur, et si oui, lequel, très exactement ?


    "Donner des armes à des gens qui peuvent les retourner contre ceux qu’ils sont sensés protéger est un risque à considérer. 

    Défendre son pays fait appel au patriotisme, or ce mot est banni de notre jargon social, comme le nom France, auquel on préfère république qui n’a jamais été une nation. 

    À une époque où le budget de la défense subit des coupes drastiques, comment sera financée le formation militaire nécessaire et quels effectifs de cadres s’en chargeront, je doute qu’ils le fassent bénévolement.Séduisante sur le papier, cette fausse bonne idée est trop complexe à mettre en œuvre, surtout avec les mentalités actuelles. »


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 octobre 2013 11:35

    Correction : « Garde nationale »



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 octobre 2013 11:32

    @ l’auteur.

    Garde national ou...troupes spéciales du Ministère de l’intérieur ?
    Article intéressant qui soulève des questions très importantes, à l’image de ce commentaire paru à ce sujet sur votre site. Voir ci-après.
    La question cardinale que pose la création d’un Garde nationale ne serait-elle pas la réponse à une interrogation sourde qui a déjà trouvé sa solution : comment se préparer à contrer et à annihiler (je pèse mes mots), une insurrection qui serait celle d’un « ennemi intérieur », dans ce qui pourrait être, au regard des circonstances actuelles, une guerre civile ethnique, économique et sociale ?

    Voyez en ce sens le texte qui suit, objet d’un séminaire d’étude intitulé « De la guerre urbaine à la ville en guerre », http://sociomili.hypotheses.org/906
    Voyez encore cet ouvrage particulièrement intéressant : Hacène BelmessousOpération banlieues. Comment l’Etat prépare la guerre urbaine dans les cités françaises, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2010, 203 p., EAN : 9782707159120.

    “Comprendre la symbolique des lieux et la territorialisation de et par la violence est aujourd’hui un enjeu de la pacification des territoires dans les « bourbiers urbains ».

    La recherche stratégique et doctrinale a intégré la question de la « guerre urbaine » et des « interventions militaires en zone urbaine », en pensant la ville comme un espace unique à plusieurs échelles : à l’échelle du monde, à l’échelle du pays ou à l’échelle de la ville, la « zone urbaine » est pensée comme une « zone de zones », stable dans l’espace et dans le temps, où l’intervention armée est complexifiée par la présence de la population et par les trois dimensions (sol, sous-sol, hauteurs des bâtiments).

    Si ces aspects techniques de l’intervention militaire sont bien « acquis » et nécessaires, il n’en reste pas moins qu’à Bagdad ou Kaboul, les armées sont « embourbées » dans une impossible gestion de crise.

    Déplacer le paradigme de la « guerre urbaine », permet de penser la reconstruction et la réconciliation des populations dans des espaces politiques en transition.

    Cette approche par le local et le micro-local vise à replacer la population, mais aussi les belligérants, les réseaux criminels comme acteurs déstabilisateurs et les acteurs de la paix (militaires, humanitaires, médias…) au cœur de la réflexion. Elle vise la réintégration des spatialités dans la compréhension des processus politiques de déstabilisation, des processus sociaux de fragmentations urbaines, et dans la construction d’une « nouvelle » urbanité dans l’après-guerre.”


    Par : Arminius de Teutoburg le 23/10/2013
    « Il sera facile de la détourner de ses missions premières aussi respectables et pertinentes soient-elles. En tant qu’auxiliaire des force de l’ordre, elle risque de devenir une force de répression armée supplémentaire contre toute contestation envers le gouvernement. C’est la porte ouverte pour museler la rue. Ne tombons dans ce que devint la vignette automobile. S’il faut assurer la sécurité du territoire, la loi Marceau n’étant pas abolie, la mobilisation est toujours possible. Mais là, attention qui instruira les jeunes car la bonne volonté ne suffit pas ? Donner des armes à des gens qui peuvent les retourner contre ceux qu’ils sont sensés protéger est un risque à considérer. Défendre son pays fait appel au patriotisme, or ce mot est banni de notre jargon social, comme le nom France, auquel on préfère république qui n’a jamais été une nation. À une époque où le budget de la défense subit des coupes drastiques, comment sera financée le formation militaire nécessaire et quels effectifs de cadres s’en chargeront, je doute qu’ils le fassent bénévolement.Séduisante sur le papier, cette fausse bonne idée est trop complexe à mettre en œuvre, surtout avec les mentalités actuelles. »


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 25 octobre 2013 20:00

    § Intitulé



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 25 octobre 2013 19:58

    @ tous les contributeurs et lecteurs de ce billet que je remercie ici, permettez-moi de vous suggérer la lecture (très brève, rassurez-vous) de cette notice parue ce jour dans le quotidien L’Opinion, sous la plume d’Alexandre Jardin. http://www.lopinion.fr/24-octobre-2013/non-president-a-l-elysee-5425


    Intitulée « Un non-président à l’Elysée », ce texte fait écho à tout ce que chacun d’entre-nous peut voir, écouter, entendre chaque jour, tous ces événements qui vous montrent que notre pays, la France, qui rencontre des difficultés majeures, n’a plus personne à sa tête, ni pour le présider, et encore moins pour le gouverner.
    Les pitreries qui nous sont infligées n’ont qu’un temps.
    Permettez-moi, voulez-vous, de vous donner rendez-vous sur cette tribune dans quelques jours pour vous faire part de ce qui mûrit depuis des années et qui est destiné à se concrétiser dans une invitation à contribuer à une véritable Alternative qui aura pour effet de conduire notre pays à un véritable réarmement - économique, politique, social - qui renverra le Solferino Magic Circus et toute la clique politique qui rêve de lui succéder - sur tout l’arc politique actuel - à la poubelle de l’Histoire.


    La vie est parfois étrange. Samedi dernier, François Hollande a, pour des raisons énigmatiques, décidé de ne plus être président. Soyons plus précis : ne l’ayant en fait jamais été, ce pauvre homme a décidé de l’avouer publiquement. Avec une déconcertante spontanéité. Face à une caméra qui n’en revient toujours pas, nous l’avons vu saisir le prétexte d’une Leonarda au sort blessé pour dissoudre d’un coup son autorité devant le peuple français. Il ne parlait pas de cette malheureuse ou d’immigration mais bien de lui, de sa non-présidentiabilité ; et c’est ce que nous avons tous compris devant nos écrans plats. Un autre eut évoqué le sujet dont il était alors question, rameuté des principes, convoqué l’Histoire de France, incarné une idée vaste de la République. Lui, en ce 19 octobre (qui restera son 11 septembre personnel), n’a été que monsieur François Hollande, un citoyen qui, se croyant habile, se révèle totalement dépassé. Moment extraordinaire où la réalité minuscule d’un personnage apparaît par-delà les apparences sociales, par-delà son titre ronflant de successeur de Charles de Gaulle. La réalité est rarement vraie. Ce jour-là, l’hyper-vrai a jailli par la télévision, a ratifié les craintes sourdes de la nation. Ce déconnecté de lui-même déblatérait en oubliant que pour les gens normaux, ceux qui habitent le vrai monde, les enfants vivent avec leurs parents. Ses paroles surréalistes n’avaient donc ni sens politique, ni sens juridique ni sens humain ; et, comble du comble, il ne s’en rendait même pas compte. Le brave François oubliait au vu et au su de chacun que sa mission première est de garantir le fonctionnement régulier des institutions, pas d’annuler des décisions de justice à la bonne franquette. Ce qui fait beaucoup pour un chef de l’Etat, même apparent.

    Dès lors, l’impensable par la gauche française (sans doute désespérée à l’idée de le penser) devenait pour tous une évidence angoissante : ce type plutôt sympathique n’arrive pas à être président, pas même à se déguiser en chef de l’Etat. Il est ce que l’on pourrait appeler avec effroi un non-président. La logique des partis, si souvent stigmatisée par Charles (de G.), a abouti à l’élection de cette aberration : un authentique non-président. Malek Boutih - qui lui est un homme qui sait viser haut et se tenir droit, avec un évident charlisme - eut le désarroi de le dire avec ses mots sincères, immédiatement suivi par l’ensemble d’une classe politique saisie de commotion. Le constat avait de quoi paniquer : l’abracadabra du suffrage universel ne parvient plus à changer un falot qui tient son pouvoir de sa fonction en un d’Artagnan qui donnerait sa vitalité à sa fonction. Tout à coup, la vérité anxiogène se voyait à l’oeil nu, éclaboussait les écrans, consternait la banlieue, liguait les consternations rurales, estomaquait les bistrots. Brusquement, il ne devenait plus possible de se persuader que le type qui use les tapis de l’Elysée est à sa place. Avait-on bousculé l’ahuri, lui avait-on tendu quelque piège ? Non, le cynique s’est auto-détruit sous les yeux médusés de la nation et de ses ultimes partisans.

    Dès lors, notre déboussolé a déboussolé la nation qui, fidèle aux institutions de Charles, se demande avec anxiété comment elle va pouvoir vivre avec un non-président pendant trois ans. Une absence à l’Elysée, cela nous fait sortir, l’air de rien, de la Ve République. Le bateau a de la gîte et il fait déjà gros temps. Difficile, dans ce contexte noir, de perpétuer un mariage qui n’a plus guère de sens, de s’obliger à coucher avec un partenaire qu’on ne hait pas mais qui, soudain, paraît dérisoire. Un partenaire si désespérément ridicule qu’on ne lui en veut même pas. Difficile surtout de traverser les immenses jacqueries qui fermentent dans nos départements. Notre Louis XVI, à défaut de savoir trancher, peut être démis d’un instant à l’autre par l’événement. Qui peut imaginer que cet homme prompt à se néantiser lui-même peut encore être un rempart pour la République ? Nous avons sur les bras un non-président entièrement soumis à ses peurs : devant des lycéens poings-leveurs, face aux mouvements sociaux qui ne manqueront pas de se dresser, aux paysans qui dès à présent le menacent, etc. Manifestement, sa joie de ne le gouverne pas. Seule la trouille pilote son cerveau subalterne.

    Ma crainte est que ce monsieur bombe à présent son petit torse, qu’il veuille surjouer le président en faisant acte d’autorité. Sous la IVe République, cela conduisit le transparent et humaniste Guy Mollet à faire tirer sur la foule à Alger. Alors que Charles qui, lui, entretenait d’excellentes relations avec son autorité, ne fit jamais couler le sang en mai 68. Les non-président peuvent à tout instant perdre les pédales, n’écouter que leur démence quand l’événement déboule. C’est très exactement ce qui est arrivé samedi dernier. Pris en tenaille par les circonstances, l’illuminé de la rue Saint-Honoré n’a écouté aucun de ses conseillers. Un journaliste de TF1 m’a raconté que l’intervention éventuelle du (non)président samedi dernier - improbable pendant la matinée - fut annulée à 12h10 pour être à nouveau décidée dans une spectaculaire précipitation à... 12h50, soit dix minutes avant les JT des chaînes généralistes. Il n’y avait alors pas de caméra à l’Elysée. Le matériel de TF1 - chaîne de garde ce jour-là - avait été remballé. La Najat Vallaud-Belkacem a dû traverser en courant la rue Saint-Honoré pour rattraper l’unique caméra encore dans les parages, au ministère de l’Intérieur. N’ayant pas de trépieds, le cameraman fut contraint d’en improviser un en posant vaille que vaille sa caméra pour enregistrer le présidentiel suicide. Le non-président voulait de toute urgence causer dans le poste, délivrer son message inspiré ! Avec le résultat grandiose que l’on sait. Nous avons donc un vrai risque à l’Elysée, un risque en la personne de ce haut-fonctionnaire têtu. A un moment ou à un autre, le nul est toujours tenté de ne pas le paraître.

    Alors que ferons-nous, les uns et les autres, pour compenser son inconsistance face à l’inattendu de la vie ? Dans le drame qui s’annonce, sous l’oeil matois du FN embusqué, nous n’avons plus depuis samedi de vrai président à Paris. La semaine prochaine examinons ici, avec passion, qui existe encore en France.

    Alexandre Jardin 

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