Ancien prof de math en Lycée Professionnel, j’ai été Adjoint au Maire à Lille pendant deux mandats, de 1989 à 2001. Responsable associatif dans les domaines de l’action sociale collective et l’insertion.
Ierma, vous m’accusez de porter des jugements de valeur ? Alors que vous dites : ancien prof de math, donc fonctionnaire, donc il n’y connais rien ! L’argumentation n’est-elle pas un peu courte ?
De plus vous ne devez pas être trés branché sur l’associatif : ce secteur regroupe 10 % des salariés en France, et les questions de "ressource humaine" sont très présentes chez les responsables assoicatifs, y compris les 35 h.
Peut-être aurais-je l’occassion de revenir sur les "travailleurs pauvres", mais les 35 h ne sont pas en cause dans ce phénomène, mais plutôt la précarisation : temps partiels, contrats courts, petits salaires.
C’est drôle, parce que en lisant votre commentaire vous vous montrez particulièrement mal informé !
Oui, l’Iran est un pays comme un autre, c’est en effet une démocratie pacifique que les USA tentent de diaboliser. Les dirigeants sont désignés par des élections qui ne sont pas contestées (un scrutin a eu lieu récemment), et le Président iranien n’a jamais dit qu’il voulait rayer israël de la carte : c’est une traduction mensongère d’un de ces discourts où il parlait du sionisme, et les relations avec l’AIEA se poursuivent à peu près normalement (des rencontres ont lieu en ce moment à Téhéran : voir http://www2.irna.ir/fr/news/view/line-96/0805110904213830.htm)
Vous dites que personnes ne s’oppose au nuclèaire civil de l’Iran : vous êtes encore bien mal informé ! Les USA menace même l’Iran de bombardement rien que pour ça.
Et l’article de Dancharr rappelle opportunément que les étatsunis sont le seul pays au monde à avoir oser utiliser la bombe atomique, et j’ajoute, pour des raisons militaires douteuses
Ce qu’il y a de nouveau dans cette loi, ce n’est pas tant les sanctions prévues (qui, pour une part existaient déjà), mais aussi (surtout ?) son aspect idéologique : on veut nous faire croire par cette loi que les chômeurs sont les premiers responsables de leur chômage ! A en croire les initiateurs de la loi, si t’es chômeur c’est que tu ne veux pas travailler ! Alors on va te faire du bien en "t’incitant" à prendre un boulot qui existe et que le pauvre patron n’arrive pas à pourvoir avec tous ces fainéants !
Pourtant, le chômage résulte non d’une volonté du chômeur, mais d’un licenciement. Et le chômeur n’est pas un coupable, mais une victime ! Victime d’un défaut de poste de travail. Et s’il existe bien 500 000 offres non pourvues, il existe aussi 1 500 000 chômeurs. Imaginons cette nouvelle loi pleinement efficace (mais ce n’est pas le but selon moi) il resterait encore sur le carreau 1 000 000 d’hommes et de femmes sans travail, victimes de défaut de postes de travail.
C’est donc bien un problème de solidarité nationale que d’indemniser les victimes de cette situation.
De plus, ces emplois non pourvus sont dû, pour une part, à la difficulté de patrons de PME (ceux qui n’ont pas de qualification en ressource humaine, c’est à dire beaucoup) qui ont réellement un poste à pourvoir, mais qui ont du mal à en définir le profil. Il recherche, en vain, un mouton à cinq pattes, sans tenir compte des compétences internes qu’ils ont déjà. Un profil plus modeste serait facilement pourvu. Pour une autre part, ces postes non pourvu n’ont pas une rémunération et des conditions de mise en oeuvre suffisament attrayante. Dans la restauration, par exemple, chercher un cuisinier payé au smic, avec une coupure de trois heures dans l’aprés midi, c’est dur, parce que le boulot n’a rien attirant. Si ces libéraux adorateur de marché étaient sincères, ils admettraient que le problème vient d’eux !
Comme tout le monde sait cela (surtout les chômeurs et ceux qui courrent ce risque), une autre fonction de cette loi est de faire une formidable pression sur les salaires : objectif moins 20 %. C’est simple, t’es au boulot et tu cherches à éviter le chômage, et si t’es chômeur, tu es payé 20 % de moins. Le patron aura beau jeu de proposer à son salarié de rester chez lui mais moins cher ! Par exemple à moins 20 % !
Enfin quelqu’un qui nous informe sur une réalité, et peut mettre en perspective les accusations de la presse occidentale.
Cela montre que cette presse n’a aucunement besoin de fait pour lyncher : le point de clivage est ailleurs. Son analyse se réduit à ceci : est démocratique et respectent les droits de l’homme ceux qui reconnaissent le libéralisme. Est anti démocratique et ne respectent pas les droits de l’homme ceux qui cherchent une autre voie.
Donc la Grande Bretagne est démocratique et le Zimbawe et une dictature sanglante ! La preuve ? Mugabe a expulsé les "fermiers blancs" !
La raisonnement vaut partout dans le monde, avec, dans le cas de l’Afrique, un vieu fond de racisme : comment voulez vous que les africains s’en sortent tout seul, mon bon monsieur !
En somme, pour les détracteurs de l’Afrique indépendante, le pillage serait un humanisme !
Le papier me semble passer à coté d’au moins trois sujets très actuel.
D’abord la volonté du gouvernement est de ne surtout pas augmenter les salaires, mais au contraire de les "contenir". Politique constante depuis vingt ans (et transpartidaire bien sûr), et politique victorieuse : pendant ces vingt ans 10% du PIB ont glissé du travail vers le capital. Soit 100 milliards d’euros par an. Cela représente (en suppossant que la moitié de la populalation soit active, et que les actifs soit tous salariés, hypothèse défavorable à mon calcul) environ 200 euros par mois qui passent de la poche du salariat à la poche du capital !
Le refus d’augmenter les salaires est un tel dogme, que cela joue sur les retraites (refus à priori d’augmenter les cotisations pour faire face à son financement dans le cadre de la retraite par répartition), l’augmentation des cotisations (de moins de 1% selon certains économistes) induisant une augmentation de salaire. Idem pour la Sécurité Sociale.
Alors on nous explique que pour augmenter le "pouvoir d’achat" sans augmenter les salaires, il faut faire baisser les prix. Poudre aux yeux : si un salarié sait lire sa fiche de paye, il n’a aucune lisibilité sur la fabrication des prix. Tiens, d’ailleurs, ils montent !
Deuxièmement, la concurrence comme facteur de baisse des prix est aussi une illussion. En effet, si la concurrence joue effectivement pour chacun d’entre nous qui avons notre circuit de magasins préférés (mais pas uniquement sur les prix, plutôt dans un rapport, proximité, qualité de la relation avec le commerçant, qualité des produits, prix), elle existe surtout entre salariés (être ou ne pas être au chômage, mon salaire et celui du voisin, les salaires d’ici et ceux de la-bas).
La concurrence existe aussi entre sous traitants des groupes, et elle joue en effet à la baisse des prix des fournisseurs, mais alimentant plutôt les marges des groupes plutôt que la baisse des prix de vente au public.
Mais il y a belle lurette que les groupes ont réglé entre eux le problème de la concurrence ! Par deux moyens : l’un, soi-disant illégal, mais pourtant bien réel qui est l’entente monopolistique. L’autre est la création de filiale à part égale entre les groupes. La Générale des Eaux et La Lyonnaise des eaux sont des experts dans ce domaine (aujourd’hui Véolia et Suez). Les sociétés qui accaparent les services publics au niveau local fournissent de nombreux exemples (tranports collectifs, distribution de l’eau, assainissement, etc.).
Troisièmement, on observe un affrontement vif entre le capital financier et le capital industriel. Ce dernier, qui est en train de perdre la partie, avait des "habitudes" de régles dans les rapports sociaux, Le capital financier ne reconnait que sa rentabilité immédiate. Ce conflit apparait au sein même du Medef entre l’UIMM et les services versus Parisot (pour l’essentiel les banques : c’est d’ailleurs la banque de l’UIMM qui balance !), aussi dans EADS (les industriels ont un problème de cablage, les financiers répondent en vendant leurs actions !), et encore dans cette loi de "modernisation sociale", où les grands distributeurs (qui s’apparentent au capital financier : ils font ont leurs propres cartes de crédit, agence de voyage, assurance, etc.) ont enfin les mains libres face au industriels producteurs.
On est libre de croire que cette stratégie est favorable au pouvoir d’achat, autant qu’on est libre de croire au Père Noël !