J’aime cette Alsace des vallons, des plaines, des montagnes et des petits recoins qui ne se retrouvent dans nulle autre région française. J’aime Strasbourg avec ses quartiers si différents et si riches de cœurs gros, fiers d’appartenir à cette métropole capitale chargée d’Histoire. Et surtout, j’aime les Alsaciens car ils ne ressemblent à personne.
Ce sont des dizaines de nationalités qui ont creusé cette terre et pourtant il n’y a aucun étranger car tous ceux qui restent en Alsace l’aiment et la défendent.
Qu’est-ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes ? Notre géographie bien sûr, mais d’abord notre Histoire.
Aujourd’hui, un candidat éminent à l’élection présidentielle veut définitivement rendre notre région « normale ».
Monsieur Hollande, puisqu’il s’agit bien de vous, il y a déjà quelque mois Jean-Luc Mélenchon, votre ancien ami et votre futur allié demandait la suppression du Concordat. Je lui avais écrit mon opposition. Il n’a jamais daigné me répondre. Peut-être un député alsacien de la République ne mérite pas qu’il s’abaisse à cela ?
Aujourd’hui vous voulez inscrire la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat dans la Constitution alors que le principe de laïcité y est cité en son article 1. Cela ne laisse aucun doute sur votre objectif : vendre l’histoire de l’Alsace à une alliance électorale avec cette extrême gauche qui a toujours haï les Alsaciens parce qu’ils sont profondément modérés, républicains et démocrates.
Sachez, Monsieur Hollande que si vous ne l’êtes pas, nous, nous sommes lucides sur les conséquences de votre choix. La suppression des textes dit concordataires, malgré la bonne volonté de mon collègue député socialiste de Strasbourg, sera le premier échelon d’un engrenage fatal.
Au nom de l’égalité, il faudra supprimer bientôt aussi le droit local, le bilinguisme et, enfin, le régime local de la sécurité sociale d’Alsace-Moselle. Est-ce de l’exagération de ma part ? Malheureusement, je ne le crois pas !
C’est en partie sur ces acquis de l’histoire que notre région a bâti sa richesse, ses universités, qu’elle a pu accueillir les entreprises étrangères conscientes de tous ces avantages qui permettent le maintien de la cohésion sociale.
Soyez conscients que les Alsaciens et les Mosellans ne vous suivront pas. Nous les Alsaciens, avons un cœur mais aussi une tête. Elle est bien faite et vous ne la couperez pas aussi facilement.
Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons.
L’américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.
« Pas très longtemps », répond le mexicain.
« Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? » demande l’américain.
Le mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.
L’américain demande alors : « Mais que faites-vous le reste du temps ? »
« Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie.
» L’américain l’interrompt : « J’ai un doctorat en administration de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires.
» Le mexicain demande alors : « Combien de temps cela prendrait-il ? »
« 15 à 20 ans », répond le banquier.
« Et après ? »
« Après, c’est là que ça devient intéressant », répond l’américain en riant. « Quant le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions. »
« Des millions ? Mais après ? »
" Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis.
Source:les passeurs
Est-ce que cette petite histoire reflète en partie votre analyse du capitalisme inutile ?
PARIS (AFP) - Le titre du groupe français Dassault Aviation bondissait de plus de 20% mardi en début d’après-midi, après avoir l’annonce du succès du contrat de vente de ses avions de chasse Rafale en Inde.