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rom92

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  • Premier article le 06/05/2011
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Derniers commentaires



  • rom92 rom92 11 mai 2011 13:12

    L’Assemblée Nationale est une première étape, mais a priori, cette réforme ne pourra pas passer, l’UMP ne parviendra pas à réunir 3/5e des votes lors d’un éventuel Congrès :
    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/r-forme-constitutionnelle-contre-d-ficits-passe-darmes-gouvernement-ps-107192



  • rom92 rom92 8 mai 2011 11:48

    C’est une très bonne question. Vu que je dénonce la création d’argent ex-nihilo par les banques privées, on pourrait penser à simplement empêcher cette création et donc de ne pas faire augmenter la masse monétaire du tout.

    La raison principale pour laquelle je pense qu’il faut le faire, c’est pour respecter l’égalité entre les citoyens dans l’espace-temps, et non seulement dans l’espace. C’est ce qui est expliqué dans la Théorie Relative de la Monnaie</a> (pages 29 à 34) :
    http://www.creationmonetaire.info/2010/11/theorie-relative-de-la-monnaie-10.html
    En gros les nouvelles générations seraient désavantagées par rapport aux anciennes si elles ne profitaient pas de la création monétaire.

    Augmenter la masse monétaire de 5%/an correspondrait en fait à ne pas augmenter la masse monétaire, et redistribuer 1/21e de la monnaie de chacun. Je détaille ici :
    http://blog.rom1v.com/2011/02/dividende-universel-un-enjeu-majeur-de-societe/#comment-63404
    Ça atténue donc un peu les effets de rente (où l’état initial détermine en grande partie qui sera riche et qui sera pauvre, car les riches gagneront de l’argent sur leur argent, et les pauvres devront l’emprunter et payer des intérêts, ce qui est une inégalité forte entre les générations).



  • rom92 rom92 8 mai 2011 11:34

    C’est exactement ce sophisme que je dénonce : les individus qui veulent restaurer une rareté artificielle car selon eux, cela est bon pour l’économie et pour la société. Mais globalement, c’est faux. Comme le montre Bastiat.



  • rom92 rom92 6 mai 2011 15:27

    @devphil30 « Je serais curieux de savoir comment cela peut être financé ??? »

    J’en parle dans l’article : au lieu que la création monétaire soit dans les mains des banques privées, l’augmentation de la masse monétaire serait distribuée équitablement entre tous.

    Il faut bien voir comment cela fonctionne actuellement : des acteurs privés créent de l’argent à partir de rien, augmentent ainsi la masse monétaire à leur seul profit, au détriment de tous les autres. Lorsqu’on augmente la masse monétaire (« on crée de l’argent »), comment cela doit-il se passer : on donne tout cet argent créé à quelques acteurs privilégiés et rien aux autres, qui devront le gagner ou l’emprunter avec intérêts à ceux qui en bénéficient, ou alors on distribue cette augmentation à tout le monde équitablement ?



  • rom92 rom92 6 mai 2011 13:28

    La « faillite de l’État » est structurelle, « programmée », par le mécanisme de création monétaire (l’argent dette). C’est pour cela qu’il faut le changer.

    Ils font croire (et ça paraît naturel pour tout le monde ne connaissant pas le mécanisme de création monétaire) qu’il ne faut pas dépenser plus que ce que l’on a, au risque de faire augmenter la dette publique. Mais mécaniquement, par le système monétaire, la dette publique ne peut QUE augmenter.

    C’est bien exploité à la TV (TF1 par exemple) lorsqu’on voit un nombre qui augmente très vite qui représente le montant de la dette nationale. Les téléspectateurs doivent se dire "oh là là, il faudrait peut-être la rembourser et accepter une politique de rigueur". Sauf que si on la remboursait, il n’y aurait plus d’argent : l’argent provient de la dette. Au seul bénéfice des banques.

    Lorsqu’un client fait un crédit (par exemple pour acheter une maison), la banque ne lui prête pas l’argent qu’elle a : elle le crée (par une opération comptable). Le client va ensuite lui rembourser, en plusieurs années, grâce à sa dure labeur, l’argent qu’elle lui a « prêté », avec des intérêts. Au fur et à mesure du remboursement du principal, l’argent est « détruit » (de la même manière qu’il a été « créé », c’est la raison pour laquelle il n’y aurait plus d’argent si l’on remboursait la dette), mais il reste les intérêts, qui eux, sont au seul profit de la banque (qui sont des intérêts sur de l’argent qu’elle n’avait pas !). Ces intérêts, il n’est d’ailleurs possible de lui payer qu’en récupérant, grâce à son travail, l’argent issu d’autres prêts effectués (indirectement), puisque (presque) tout l’argent vient de la dette. Déjà, l’injustice est flagrante : une banque privée crée de l’argent à son profit à partir du travail des autres, sans rien faire (à part écrire un numéro dans une base de données).

    Mais ce n’est pas tout, en créant de l’argent, la banque augmente la masse monétaire, donc dévalue la monnaie déjà en circulation. L’important, ce n’est pas la valeur que l’on possède en €, c’est la part que cette valeur par rapport à tout l’argent en circulation. Si on multipliait l’argent de tous par 100, cela ne changerait rien (c’est d’ailleurs ce que l’on a fait lorsqu’on est passé des anciens francs aux nouveaux francs, on a divisé par 100, les gens n’étaient évidemment pas 100 fois plus pauvres). Ainsi, augmenter la masse monétaire (inflation) à son seul profit équivaut à « voler » une (toute petite) part de l’argent que possède chacun. La population, qui ne profite pas de cette création monétaire, doit donc travailler toujours plus pour « récupérer » cet argent et payer les intérêts toujours plus importants à ceux qui le leur prend.

    Et globalement, cela pose un problème de remboursement : lorsque tout l’argent provient du crédit (en réalité, 90 95%), le total prêté à tous vaut P (le principal), et il faudra rembourser P+I (avec les intérêts). Sauf que l’argent des intérêts n’existe pas, il serait impossible de les rembourser maintenant. Ce qui le rend possible, c’est simplement le décalage dans le temps du remboursement, rendu possible grâce à la croissance (c’est-à-dire lorsqu’il y a plus de nouveaux prêts effectués pour rembourser les anciens). Sans croissance ce système inique s’écroule. Il faut donc une production toujours plus importante uniquement pour « rembourser » (en fait, « donner » serait plus juste) les richesses créées aux banquiers. Après, beaucoup s’étonnent des inégalités qui augmentent, et s’en prennent soit aux entreprises, soit aux « assistés ». Mais la cause des inégalités, c’est le mécanisme de création monétaire. Ce qu’il faut, c’est que la création monétaire soit distribuée à chacun.

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