http://www.jovanovic.com/blog.htm Je vous invite à lire chaque semaine, cette revue de presse humoristique. On en apprend de belles ! En voici un extrait ...
Non, ça ne passe plus .... ça manque de vaseline .... puis c’est tellement gros ... pas sur que la vaseline suffirait. On verra ça au retour de la plage ...
CORRUPTION DE L’ÉTAT FRANÇAIS A LA SOLDE DES BANQUES (suite)
du 5 au 9 août 2012
:
Là vous voyez comment les banques ont endetté les villes, les régions,
les Etats et les pays. Une fois le contrôle pris, la Goldman Sachs
demande aux politiques corrompus, ou endettés, et souvent les deux, de
mettre ses hommes à la tête des ministères et des banques centrales...
Radical. LA SEULE CHOSE QUI PEUT ARRETER LES
BANQUIERS AUJOURD’HUI C’EST UN FUSIL et c’est la raison pour laquelle je
maintiens que seul un coup d’Etat militaire peut mettre un terme aux
abus de ces ordures... et à la mise en esclavage de la France. La
démocratie a été volée sous nos yeux, piétinée ouvertement par les
banquiers qui contrôlent chaque gouvernement européen... (Magistrats,
comment pouvez vous envoyer en prison des gens qui ont volé un scooter
ET LAISSER LES BANQUIERS QUI VOLENT DES MILLIARDS EN LIBERTE ?). La preuve que même la France est corrompue est qu’AUCUNE ACTION EN JUSTICE N’A ETE LANCEE DANS LE CADRE DU LIBOR... VOUS IMAGINEZ ??? La HSBC a quand même mis de côté 2 milliards pour payer les amendes « HSBC sets aside $2bn to cover fines ». Ceci marque la fin de la paix sociale. Il n’y aura plus ni de liberté ni d’égalité ni de fraternité, c’est terminé.
Dans la « Final Notice » de la décision par la FSA (Financial Services Authority),
le régulateur britannique, d’infliger le 27 juin une amende de 85
millions de livres (moins un rabais de 30% pour coopération exemplaire à
l’enquête) à la banque Barclays pour manipulation des taux
interbancaires LIBOR, deux périodes doivent être distinguées. Dans la
première période, qui s’étend à peu près de 2005 à 2007, les taux sont
manipulés au niveau des salles de marché par des opérateurs de niveau
subalterne, dans la seconde période, qui va de 2007 à 2009 et qui
correspond au plus fort de la crise, les taux sont manipulés par ces
subalternes sur instructions venant d’en-haut.
Les chiffres
apparaissant dans les conversations rapportées dans les documents sont
sans équivoque : durant la première période, les manipulations de taux
portent le plus souvent sur 1 point de base (un centième d’1 %) et
quelquefois sur 1,5 points de base, dans la seconde période, il est
question de manipulations qui vont de 17 à 46 points de base. Soit un
tout autre ordre de grandeur.
Quand Bob Diamond, P-DG démissionnaire de la Barclays, expliquait jeudi dernier
devant les parlementaires britanniques qu’il avait été « choqué »,
« écœuré » par le comportement de certains des employés de sa banque,
parlait-il des traders du rang (la « douzaine de Kerviels » que
j’évoquais vendredi dans ma vidéo) de la période 2005 à 2007, ou des dirigeants de la période 2007 à 2009 ? Je crois que poser la question c’est y répondre.
Cela dit, comme je le rappelle dans mes compte-rendu de l’« affaire du LIBOR », des plus anciens en avril 2008 (L’affaire du LIBOR), aux plus récents (LIBOR : le retard à l’allumage de l’indignation),
d’une part, minorer les taux soumis pour le calcul du LIBOR par les 16
banques concernées s’assimilait à un devoir national dans le climat de
panique qui s’était installé sur les marchés financiers, d’autre part,
la Barclays était d’après ce que l’on savait déjà en 2008 et que la Final Notice
confirme, la banque londonienne qui rechignait le plus à falsifier les
chiffres. L’observation suivante est représentative de ce point de vue :
« …
le 20 septembre 2008, un « soumetteur » [de taux] déclarait dans une
conversation téléphonique avec le Dirigeant D qu’il entendait soumettre
un taux de 4,75% pour le LIBOR $ à un mois parce que tel était bien le
taux qui avait été exigé de [la Barclays] par le marché […] Le
« soumetteur » s’exécuta et baissa le taux qui serait soumis au niveau
4,50%. Ce jour-là, le taux soumis le plus élevé après celui de la
Barclays se situait 50 points de base plus bas » (p. 30).
Qu’on
comprenne bien : 1) dans les années 2005-2007, une « douzaine de
Kerviels » travaillant pour la Barclays soumettent régulièrement pour le
calcul du LIBOR (aux côtés de 15 autres banques), des taux manipulés de
1 à 1,5 points de base à la hausse ou à la baisse ; 2) dans les années
2007-2009, dans le cas rapporté, un dirigeant de la banque donne
instruction à un subalterne de minorer le taux constaté de 25 points de
base ; 3) le même jour, dans une autre banque de la place de Londres (la
moins manipulatrice après la Barclays), un dirigeant donne instruction à
un subalterne de soumettre au nom de la banque un taux qui est manipulé
d’au moins 75 points de base : 25 [comme la Barclays] + 50
[supplémentaires].
Résumons. Parmi les seize banques qui
soumettaient des taux pour le calcul du LIBOR (18 aujourd’hui), quinze
ou un peu moins trichaient davantage que la Barclays. Celle-ci s’est vue
infliger une amende de (avant rabais) 85 millions de livres (107
millions d’euros) et a perdu depuis la semaine dernière dans la
tourmente, MM. Bob Diamond, Président-Directeur Général, Marcus Agius,
président et Jerry del Missier, Chief Operating Officer, qui se sont
faits fermement indiquer la porte par la FSA, la Banque d’Angleterre et
le Chancelier de l’Échiquier. Ce dernier, M. George Osborne, a
déclaré que les faits révélés « sont symptomatiques d’un système
financier qui a élevé la cupidité par-dessus toute autre considération
et a mis notre économie à genoux », et il a ajouté : « La fraude est un
crime quand il s’agit des affaires ordinaires – pourquoi devrait-il en
être autrement quand il s’agit de la banque ? ».
On ne peut
qu’approuver les propos du ministre des finances britannique. Mais qu’en
pensent les dirigeants des quinze autres banques « soumetteuses » de
taux pour le LIBOR ? Je préfère en tout cas être à ma place plutôt qu’à
la leur.
(*) Un « article presslib’ » est
libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le
présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un «
journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et
de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait
aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
Charges .... c’est de la novlangue. En fait, c’est un salaire différé pour ce qui concerne la retraite. Exonérer de charges sociales équivaut à un salaire global moindre.
Sur la fiscalité, ...vu que nos impôts partent en remboursement d’une dette illégitime,
Traitrise opportuniste de EELV. Le programme écolo était dans le programme du FdG, avec notamment le retrait du nucléaire. Retrait auquel le PS et EELV ont, avant les élections, annoncé qu’il n’en était pas question. Donc, oui, la cause écolo n’était reprise que par le FdG, en cause accessoire, la principale étant de faire barrage à l’extrême droite (UMP et FN).
C’est pas avec ça que la nature va mieux de porter !