J’ai bien connu la Butte aux Cailles, qui côtoyait mon quartier de naissance. Et aussi un restant de la Bièvre, à la Poterne des peupliers, à cheval sur la commune de Gentilly. Aujourd’hui, j’appelle la Butte, « la Pute aux cailles », pour ce qu’elle est devenue, malgré un charme certain encore, je vous l’accorde.
Oui, c’est exact, Hugo décrit des paysages parisiens à l’aspect encore campagnard à cette époque.
Et se souvenir aussi que des jardins ouvriers se tenaient tout autour de Paris, derrière les fortifications, démolies à partir de 1920 seulement. Il reste de très beaux documents photographiques, que l’on peut voir sur le net, sur ces jardins.
Quant au jardin de mon père pas de binage, sarclage, bêchage pour moi, ou peu, il s’en chargeait. Nous venions surtout avec les copains pour déguster des fraises, des groseilles à maquereaux etc. Il y avait une tonnelle avec des bancs de bois, où nous prenions un peu le frais, les jours de canicule. On fumait de la liane, car l’on était « sans un » L’abricotier ne donnait pas de bons fruits, c’était un point négatif. Il y avait de la rhubarbe, que nous consommions en compote à la maison. En face des jardins se trouvait le fort de bicêtre, et nous entendions parfois le... clairon.
Merveilleux souvenirs sur ces jardins. Dans les années 50 mon père avait un jardin ouvrier sur les hauteurs de la commune du Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne, pas loin du 13ème arrdt de Paris où nous habitions. Il y avait un ensemble de dizaines et de dizaines de jardins, c’était le paradis pour moi, adolescent. J’adorais m’y rendre avec les copains, c’était un enchantement aux beaux jours. Mon père l’a cédé, et quand je l’ai appris j’ai eu un choc terrible. J’en ai longtemps voulu à mon père. Je pense toujours à ce jardin, aujourd’hui. Il n’en reste plus un seul, les HLM ont pris leur place.
Ce que l’on peut regretter, c’est qu’aucun pamphlétaire comique n’a repris le flambeau pour taper un peu fort sur les politiques qui nous bernent ! Coluche manque beaucoup, et c’est pas peu dire...
Quant à sa mort, va savoir ? Tout peut être envisagé, mais rien ne peut être affirmé avec certitude.