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Saï

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  • Saï 10 janvier 2008 17:38

    Gazi

     

    Vous touchez là un point important, mais sans aller jusqu’au fond des choses à mon sens. Quand je suis à l’étranger, j’ai la faiblesse, ou la largesse d’esprit, selon le point de vue duquel on se place, de considérer comme sinon normal, du moins humain, un renvoi régulier du dialogue par les autochtones à l’identité collective que je représente, fût-ce par les plaisanteries les plus acides. Je ne me sens pas "discriminé" pour autant. Je n’éprouve aucune difficulté à faire entendre mon point de vue sur d’autres sujets. Je ne me soucie pas de la réaction des autres, ici ou ailleurs, parce qu’en tant qu’homme libre j’ai le droit d’exprimer mon point de vue, et que d’éventuelles réactions négatives ne peuvent relever que du ressenti de mes interlocuteurs, non de ce que je suis. Je n’en tiens pas leur nation dans son ensemble pour responsable. Je n’estime pas que leur validation éventuelle relève d’un quelconque dû. Et si je suis amené à fréquenter des gens avec qui la différence plombe le dialogue, je modifie mes fréquentations. Ma vie et mon ressenti dépendent de moi, non des autres.

     

    C’est une différence fondamentale de vision qui fait que je n’accroche pas à ce texte, à la sensiblerie à laquelle il fait appel et au rejet de responsabilité dont il témoigne. Le propre de l’homme libre est de s’assumer. Quelles que soient ses origines ou son parcours. On est libre dans sa tête avant toute autre chose, ou on ne l’est pas.

     

    Ceci n’enlève rien, d’ailleurs, aux détestables relents de préjugés dont a probablement été victime l’auteur. Mais il y a plusieurs façons d’y réagir, et d’après moi, se victimiser n’est pas davantage la solution qu’appeler autrui à la culpabilisation.



  • Saï 10 janvier 2008 16:45

    Stéphane

     

    Les premiers commentaires devraient suffire à répondre à votre question finale. Parlez-leur de mental, ils vous répondront Peyrefitte, Sarko, capitalisme… La France n’est pas mûre pour ce genre de raccourci, l’essentiel du message n’étant pas l’influence du mental sur la croissance, mais l’influence du mental sur la capacité d’auto-prise en main des individus, leur créativité et leur capacité d’initiative, d’où peut découler la croissance. Ce pays de sceptiques assistés est encore trop engoncé, en règle générale, dans ses querelles idéologiques, son déni des réalités et ce réflexe de rejet de la faute sur le voisin, pour savoir penser à nouveau en vainqueur, librement. Le mal-être est profond, le travail sur les états d’esprit colossal.

     

    Et pourtant… c’est en partant de là que pourrait s’amorcer, probablement, un redressement, face à un contexte socio-économique global presque inextricable en apparence. Mais quels praticiens seront assez talentueux pour mener avec succès la psychothérapie de notre Marianne perturbée, bien peu disposée à faire évoluer un état d’esprit qu’elle se verrait plutôt inculquer à ses voisins ?

     

    Ca ne m’étonne pas, d’ailleurs, que cet article nous vienne d’un expat’. Merci tout de même pour cette rafraîchissante tentative.



  • Saï 8 janvier 2008 20:35

    Que vous fassiez du regard de l’un des éminents penseurs de cet exemple de neutralité qu’est Marianne une profession de foi, ça vous regarde. Maintenant, et soit dit sans la moindre animosité, refuser à Sarkozy jusqu’à son talent de stratège politique, ce qui revient à mettre son accession au pouvoir sur le compte des circonstances et prendre la majorité de l’électorat français pour un troupeau de veaux dupés par une sorte de dérangé, me paraît contenir suffisamment d’aveuglement pour renoncer à espérer un débat d’opposition constructive avec l’émetteur d’un tel argument.

    Bonne soirée. smiley



  • Saï 8 janvier 2008 20:09

    A lire cette dernière réponse, c’est un dialogue de sourds en effet, et c’est dommage.

    Il aurait été intéressant que vous acceptiez de relever que je ne m’attaque pas au jugement de la personnalité de NS, que tout analyste consciencieux n’éludera pas. Seulement à celui de la gestion médiatique de sa vie privée. Bien sûr qu’il faut s’intéresser au caractère de l’homme. Seulement vous le tenez pour un fou dangereux, et moi seulement pour un redoutable stratège politique sans états d’âme, c’est là la différence entre nos deux visions. Et ce que je défends, ce sont des attaques efficaces sur sa politique, ce que ne sont pas un brassage de vent autour de sa défense de l’UMP pour les municipales ou cette sempiternelle histoire de paquet fiscal brandie à tort et à travers en opposition à la pauvreté des finances publiques. Si vous n’y voyez que la traduction des lois exactes de la communication politique, c’est très inquiétant pour l’opposition. Si vous vous imaginez chasser Sarkozy du pouvoir (où on n’accède pas par hasard) avec ce genre d’armes, vous risquez de tomber de haut. Et désolé de considérer qu’un débat démocratique de qualité devrait s’élever au-dessus de simples considérations populistes et inefficaces politiquement.



  • Saï 8 janvier 2008 19:27

    Votre problème, Imhotep, est que comme beaucoup trop vous vous basez sur vos présuppositions pour en faire des faits. Si je vous dis que je n’ai pas prêté attention au contenu de l’article, c’est que c’est vrai, je ne suis pas ici pour me faire mousser. A la base ma présence sur ce fil ne se justifie que par l’exaspération du tapage autour de la vie sentimentale de NS, et vos deux « arguments » ont retenu mon attention. C’est pareil pour la gestion de sa vie privée au niveau médiatique. Vous ne savez rien de ce qu’il en pense réellement et ne pouvez donc que spéculer, n’en faites donc pas une vérité assénée.

    Enfin je constate que vous vous axez sur l’opposition et non le débat de fond, ce qui est dommage. Descendre votre contradicteur pour rester crédible semble prioritaire dans votre façon d’écrire. En conséquence de quoi je tiens à préciser que ce sur quoi je vous invitais à réfléchir n’est pas le démontage de vos deux arguments mais bien le fond de l’opposition à Nicolas Sarkozy et la meilleure manière de l’exprimer. A vous d’en faire ce que vous voulez.

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