On aimerait bien, mais Royal aguiche et les militantes se sont trouvées une égérie à peu près présentable qui ne leur fasse pas honte quand on la sort. Guigou a bien plus l’étoffe mais il est vrai qu’elle souffre d’un déficit d’image en terme d’amabilité, elle aussi. On souffre aussi tu sais, ne va pas croire ... (pourvu qu’on en sorte avant 2008)
Finalement, je me demande si ce qui torture l’intelligentsia de gauche (dont je ne fais pas partie, n’étant qu’un prolo de gauche) n’est pas l’effondrement de Le Pen. Continuez comme ça et je ne vais plus tarder à y croire.
Il faudra bien admettre que les frontistes sont à l’UMP qui devient un morceau autrement plus difficile à abattre que le chantre du nationalisme auquel on s’était « presque » habitués. D’autant que soyons lucides, quand Buffet cherche ses ouailles chez Royal le 23 avril, je me demande si tout cela est sérieux puisque en banlieue nous savons très bien qu’une partie est partie voter UMP la veille.
La démocratie se meurt d’incapacité à anticiper sur l’évolution des mentalités en France.
Alors le peuple qui a faim, les libertés qu’on piétine, je vais vous dire, si tout ça ne doit être soutenu que par une poignée de révolutionnaires, on ne va pas peser lourd et puis l’un dans l’autre, je me demande pourquoi 25% de « gauchos » méprisables qualifiés de cloportes et de résidus par JF Coppé devraient se fendre d’une internationale pour 75% de laxistes et de pleutres. On fatigue nous aussi et on ne fait pas de générations spontanées. L’action ne se fait pas derrière un écran mais dans la rue là où il y a des matraques et des Tasers. Pourquoi serait-ce toujours aux jeunes d’écoper de coups et de peines de prison pour ceux qui n’ont pas le courage d’agir ?
Vous avez un point de vue parianiste, ce qui est dépitant pour les régionaux et également pour les parisiens.
Sachez que le petit rond jovial qu’on invite aux repas est également entrepreneur ou artisan en province. Et qu’on lui confie sans hésiter ses destinées dès qu’on passe Orléans.
La gauche est malade certes, malade de son élite caviardisée. Nous comptons beaucoup sur le MJS et sur des personnes discrètes pour le moment qui ont un rôle majeur à jouer à gauche. Elles renouvelleront sans aucun doute les partis de gauche, socialiste, communiste et anti-libéraux d’ici 5 ans.
Il y aura une gauche tant qu’il y aura un électorat de gauche, cela est vrai. Il se peut qu’un jour cette gauche n’existe plus, c’est un risque à courir très important pour la France, si son électorat rejoint le gros de la troupe des abstentionnistes. Mais je crois plus probable qu’on la retrouverait sous les verts feuillages des écologistes.