"Nous pourrons apprécier dès le premier tour la justesse des sondages des
dernières heures avant le vote, ou le plantage des études d’opinion.«
Ne vous faites donc pas de souci, @Gruni, et cessez de ronger vos ongles en trépignant d’impatience !
L’humeur du Gaulois réfractaire est certes réputée versatile, et nos valeurs »démocratiques« bien trop précieuses et fragiles pour se voir à chaque fois exposées au péril des aléas populistes qu’elles peuvent — hélas ! — susciter !
J’imagine donc que, fort logiquement et finement »calibrés" sur les mêmes tendances déjà attendues des sondages, les algorithmes des machines Dominion destinées à dépouiller électroniquement les bulletins de votes sauront comme aux U$A nous préserver de toute fâcheuse surprise !
Et si je ne pourrais que me réjouir de voir dès le premier tour les résultats du suffrage infirmer mon propos, il me faut néanmoins convenir que, en regard des innombrables bienfaits dont l’excellence managériale nous a si généreusement gratifiés durant ces cinq dernières années, un suffrage citoyen se privant de reconduire le hargneux roquet de Maîtresse Jean-Migitte pour un second quinquennat serait quelque peu insensé, voire même franchement ingrat !
En vous présentant mes respectueuses salutations !
@Kaa Les évangélistes sont les plus doués, mais le phénomène remonte en fait à Luther, dont l’éthique d’épargne et de mérite favorise historiquement les conditions de passage à l’économie capitaliste. N’oublions pas qu’au Moyen-âge (et en fait, encore aujourd’hui), l’usure était interdite entre croyants. Le judaïsme autorisant l’usure aux non-croyants, l’interdit était contourné par le recours à la communauté juive, assignée aux rôles de banquier et prêteur pour les Chrétiens. Pour ce que je sais, l’Islam interdit toujours l’usure entre fidèles.
"Étrangement les églises enseignant que la pauvreté est une punition
divine se trouvent au sein de quartiers défavorisés comme par exemple
une zone industrielle de La Courneuve. Les défavorisés étant punis par
dieu, ils n’ont plus à chercher la cause de leur malheur.«
Que des églises prêchent leur culpabilité aux damnés de la terre en leur faisant miroiter, pourvu qu’ils se soumettent, une éternité de délices dans l’au-delà, voila bien qui n’a rien de très étrange : je dirais même que c’est une des bases du fond de commerce !
Prêcher la prospérité pour grâce divine auprès des plus crédules de ceux qui en jouissent déjà apparaît fort vain et oiseux, quand large part de leurs potentielles ouailles est déjà parfaitement au fait des clauses du pacte — bien plus rentable — vendant leur âme au diable, et qu’il est maintenant bien connu que de vains préceptes moraux ou éthiques ne constituent jamais qu’autant d’obstacles aux affaires.
La combinaison contemporaine gagnante, c’est d’arriver à faire contribuer les possédants à l’effort de soumission évangélique de leur domesticité sans les contraindre — comme c’était encore le cas jusqu’au début du XXème siècle — à faire eux-même laborieusement figuration tous les dimanches.
Que la richesse matérielle du prêcheur soit vendue pour grâce divine aux yeux des ouailles qui l’entretienne et l’alimente, c’est un très vieux truc particulièrement en vogue aux U$A depuis bien longtemps, et déjà très savoureusement décrit par Chester Himes dans »The Big Gold Dream« ( »Tout pour plaire" — Série Noire, 1959).
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !
@Abolab « C’est un chant guerrier et criminel, qui pourrait totalement être chanté par des nazis ultranationalistes. »
Ben oui, l’hymne national est bien un chant guerrier ! Çà vous dérange ???
Au pays des Gaulois Réfractaires, les Droits de l’Homme et du Citoyen et le triptyque de notre fière devise, « Liberté, Égalité, Fraternité », ont été jadis conquis dans le sang, et la révolution ne se faisant alors pas encore à coups de bon sentiments et d’indignations convenues derrière un écran, nos ancêtres les ont payé de leurs personnes, et je leur en reste personnellement redevable, comme tous les citoyens de cette République.
Et non, le nazisme , son « Herrenvolk », ses claquements de bottes et ses « Ein Volk, Ein Reich, Ein Fuhrer » fanatisés n’ont strictement rien de commun avec La Marseillaise, dont ils constituent l’exacte anti-thèse.
Et votre persistance à prétendre le contraire ne fait jamais qu’ajouter l’insulte à la connerie, mais ne vous donne en aucun cas raison !