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Sandro Ferretti

Sandro Ferretti

 
N'aime pas trop raconter sa vie. Préfère écrire sur celles des autres.

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  • Premier article le 28/01/2008
  • Modérateur depuis le 13/03/2008
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Derniers commentaires



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 15 janvier 2022 14:44

    Et pour « Diva », l’image inoubliable, décalée et pleine d’auto-derision, de D. Pinon le méchant punk,une fois éclaté en bas de la cage d’ascenceur, dont on se rend compte que la fameuse oreillette diffuse en fait... Yvette Horner.

    ( on ne sait plus faire des pirouettes comme ça)



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 15 janvier 2022 14:25

    Merci pour cet article intelligent et documenté ( ça change des articles de Bac moins 12 qui ne savent que « parler »(sic..) Covideries).

    Je ne connaissais pas l’homme.

    Je sais juste que, jeune étudiant, il avait contribué à m’éclater les mirettes avec ses images léchées du phare dans Diva, et des baraques en bois de 37.2 ( tournées sur les plages de Frontignan).

    Beneix, c’est la rédemption par l’image d’un pubard, qui a su mettre cette technique de taper direct au foie au service d’idées plus nobles que la vente d’un parfum.

    Vous avez raison de parler de « Diva » comme d’un « opéra policier ».

    Très juste.

    Les cons n’y ont vu que le cul et les dents de la chance de la nympho-Dalle, alors que le sujet, c’était la folie, cette voisine de palier qu’on croise tous un jour ou l’autre sans la reconnaitre.

    Dans Diva, le plaisir des images qui impressionnent la rétine, la mob du postier, Darmon avant qu’il ne devienne la caricature de lui-même et des codes de la « piednoirdise » ( ce que son pote Bacri, plus brillant et malin, a su éviter).

    Et Dominique Pinon, la grande classe des gueules cassées, une gueule comme seuls Arestrups et Bernard-Pierre Donnadieu avaient.

    Bien sur, tout cela n’empêche pas de lire Djian dans le texte ( pas tout Djian, hélas, mais « 37.2 » et « bleu comme l’enfer », oui) ou Goodis.

    Beneix , « en faisant la pute » , a su mettre des bas résilles pour aller chercher des gens qui n’auraient lu ni Djian ni Goodis sans lui.

    C’est déjà ça, comme disait Souchon.

    Et puis les incultes comme moi ( ...) ont pu avoir une fenêtre entrouverte sur l’opéra, l’Ave Maria et Wilhelmenia Wiggins Fernandez.

    https://www.dailymotion.com/video/xa50gr

    Toutes choses qui ne sont d’ordinaire connues que des PEGC poitevins à la retraite, bref des arbitres des élégances...

    (PS : pauvre type, si tu savais...)



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 31 décembre 2021 18:17

    @Orélien Péréol
    Bonsoir,
    Assez d’accord avec vous sur cette analyse de l’arrière plan des films de Guédiguian, même si « La villa », malgré les récurrences habituelles ( les obsessions ?) du cinéaste ( géographiques, etc), échappe un peu au travers que vous décrivez.
    Pour moi, la meilleure « peinture sociale » de la classe ouvrière du sud ( ou plutôt la classe déclassée, car ouvriers, ils ne le sont même plus), c’est « la graine et le mulet » , de Kéchiche.
    Et, à propos de la violence, la violence des pauvres entre eux y est bien décrite ( la mise à mort « involontaire » ou indirecte de Slimane ( Habib Boufares) épuisé, diabétique, qui va s’effondrer en courant après sa mob que des petites frappes lui on volé).
    Cette scène est d’un réalisme et d’une cruauté qu’on ne retrouve pas chez Guédiguian.
    PS : quant aux films de Nani Moretti, ils sont tellement « billard trois bandes » qu’il vaut mieux être italien ou avoir des affinités électives italiennes pour prétendre qu’on a « compris ».



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 22 décembre 2021 16:44

    Si Snoop était encore de ce monde virtuel, nous aurions sans doute échangé des jeux de mots de potaches sur les « encore une Nuit sans Georges », « castagne ma trachée » et autres « j’ai fini givré dans la chambre à Bertin ».

    ( NDLR : oui, désolé, mais pour moi et pour beaucoup les grands vins sont nécessairement des Bourgognes, les Bordeaux étant des vins « d’essstrangers », un placement pour Coréens buveurs de Pepsi...( voire des« sommeliers de Brimingham » ( !) : caution, oxymore...)

    Ceci dit, le vin est étroitement lié à l’amitié et aux amis.

    La plus belle citation sur le vin est de Pierre Desproges ( dans « textes de scène », je crois), à propos des déceptions humaines :

    «  Certes, on peut être légèrement déçu par les grands fléaux modernes que sont les cancers du poumon, les femmes infidèles et les défaites répétées de l’AS St Étienne. Mais la déception, la vraie, celle qui peut aller jusqu’à vous faire perdre le gout des Bordeaux Graves, celle-là ne peut venir que d’un ami ».



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 18 décembre 2021 17:59

    Et aussi ce morceau brillant, à l’intro quasi hypnotique et miraculeuse -il avait envie de se faire plaisir à la guitare , bien qu’un peu long, à la Ferré ( un ami dit que Nevché, « c’est le Ferré du pauvre ». En tous cas, c’est un des rares type qui peut vous réconcilier avec Marseille et les marseillais-).

    Ici :

    https://www.youtube.com/watch?v=hw-VbRtLDNw

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