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Sandro Ferretti

Sandro Ferretti

 
N'aime pas trop raconter sa vie. Préfère écrire sur celles des autres.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/01/2008
  • Modérateur depuis le 13/03/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 7 août 2021 17:49

    @confiture
    Et les salades, ça pousse dans le Poitou ?
    Pas trop d’eau ?
    C’est que j’en dors plus, moi...
    Allez, « Tchao, Pantin » (c’est pas une insulte, c’est un titre de film, petit PEGC..)



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 7 août 2021 17:35

    @Iris
    Bonjour,
    merci d’avoir compris que ce billet ne traitait pas du Covid , mais tentait d’aérer le cerveau moisi et qui pue des pieds de certains ici ( voir ci-dessus et ci-dessous, t’aing, on est cernés par les cons...) avec un peu de bonne musique-.
    Le militantisme à 3 balles, dehors, il y a assez d’articles pour ça. Pas ici, grazzie mille.
    PS : Ravi d’être parvenu à « make you day ».



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 11 janvier 2021 18:25

    Et pour finir….( épilogue de « mauvaises nouvelles du front  », Ed. Rivages Noir, où Pagan fait un bilan/ testament assez éloquent de son œuvre)


    « Difficile de parler de soi, surtout quand on se tient soi-même à distance avec le plus grand soin.


    Difficile d’écrire sur ce qu’on a écrit, surtout lorsqu’on l’a toujours fait pour ainsi dire en état de légitime défense. Une dizaine de nouvelles sur une trentaine d’années, on ne peut parler de saturation, ni du besoin de paraître tout le temps, ni d’occuper le terrain. Pour la plupart, il s’agissait de commandes, plus fortuites les unes que les autres. Souvent, il s’agissait surtout de faire plaisir. « Pagan, t’aurais pas un truc sous le coude, des fois ? Un truc pas trop chiant. Un truc comme ça, un brouillon de cinq ou six pages ?  ». La plupart du temps gratos.


    J’avais toujours quelque chose sous le coude. Pas tout à fait exact : j’avais toujours un personnage pour faire ses conneries en douce dans son coin. J’ai toujours eu des personnages qui n’en faisaient qu’à leur tête. On m’a souvent dit : tes mecs et tes gonzesses, tu sais pas les tenir. C’est pas faux.

    Ils vivaient leur vie et moi la mienne. Il leur arrivait des choses et des machins. La plupart du temps, ils venaient à confesse quand ils avaient fait dans leurs braies et c’était en général trop tard pour leur arranger les bidons.


    Souvent on m’a dit : tu ne les tiens pas assez en laisse. Un personnage, ça ne fait pas ce qu’il veut. C’est jamais qu’un chaouche, un personnage. T’as jamais bien su leur faire comprendre qui était le patron. Ça doit rester dans l’axe, un personnage, même s’il le faut à grands coups de pied au cul. Les miens, c’est vrai, partaient toujours un peu de coté, anciens flics, anciens machins, comme on dit maintenant « limites », mais limites de quoi ? La seule limite qu’il vaille la peine de franchir, c’est celle qui nous sépare un tant soit peu du grand silence. Le reste…


    Je leur ai toujours foutu la paix, même quand ce grand con de Schneider est allé se faire crever un soir qu’il n’était plus de permanence. Soi-disant, chagrin d’amour. On met des siècles à en mourir, c’est vrai : je suis bien placé pour le savoir, ces chagrins qui durent toute une vie. Mais quand même. Si Cheroquee n’avait pas quitté Schneider ( ou l’inverse), il ne serait pas allé mourir en gare pour rien, très seul un soir de pluie. Il n’y aurait pas eu «  la Mort dans une voiture solitaire » et sans « la mort.. », il n’y aurait rien eu du tout, ce qui, à vrai dire, n’aurait pas fait un bien grand vide. Le seul vrai mystère, la seule question qui aujourd’hui me tourmente encore, c’est pourquoi ils se sont quittés et même quand et comment. Allez savoir.

    Schneider est mort sans me le dire, c’était de toute façon un taiseux peu porté sur l’introspection. Quant à Cheroquee, elle ne me parle plus. L’hypothèse qui me vient à l’esprit le plus couramment est que ni l’une ni l’autre n’étaient des êtres réellement portés sur le bonheur. Allez savoir.


    Alors ces nouvelles, disparates, bancales, plus ou moins drolatiques, ces personnages entraperçus, ce sont des portes ouvertes un instant sur des solitudes, des murmures de vies, qui sont les leurs et par voie de conséquence un peu les miens, rien que des petits blues sans portée. Des dérapages mal maîtrisés, des souffrances. Des tristesses. Les leurs, les miennes. Peut être les nôtres. Je n’ai jamais su gérer, j’étais trop occupé à écouter ce qu’ils venaient me raconter au petit matin. En général, ils n’étaient plus très frais, mâles ou femelles, tous à courir toujours derrière la même étoile, pale et ternie dans le gris terne du petit jour.

    Au vrai, j’ai toujours trop aimé les petites heures.

    De Chess au goéland électronique, du Divisionnaire sans nom, de Léon à Jésus, une toute petite comédie humaine à ma mesure. S’il fallait recommencer, je referais pareil.


    Tant pis pour eux. »

    Hugues Pagan.




  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 12 juin 2020 23:15

    @S.B.
    Je suis repassé vous dire au revoir, maintenant que les Bac moins 12 et autres échappés de l’asile sont endormis.
    J’ai apprécié nos échanges au long de ces X années , toujours dans la finesse et la qualité, avec pudeur sur les non-dits et les nuances de gris.
    Vous êtes la seule à avoir compris qu’une fille de Birmingham n’était pas pour moi qu’une chanteuse à belle voix et que nous avons un peu cheminé ensemble.

    Pour le reste, je crois que nous nous sommes « confrontés » la première fois sur Hugues Pagan, sa noirceur, la mienne.
    Aussi, je vous laisse un petit « testament » .

    Olivier Marchal, je le connais un peu, sans plus. Nous avions surtout deux amis communs( il n’en reste qu’un, merci au crabe).Je sais ses limites, ce qui fait qu’on ne se ressemble pas autant que certains le disent (sans même parler de l’âge ou du physique).

    Et pour autant, Dieu m’est témoin ( et quelques femmes qui s’étaient sans doute trompé d’adresse) que je ne suis pas gay, mais quand il a encore les larmes aux yeux 40 ans après sur ce passage ( entre 1.15 et 2.45) , j’ai envie de l’embrasser.
    Il avait 21 ans et c’était le soir de Noel pour lui, j’en avais 26 et aussi « la nuit, le jour et toutes les autres nuits » (selon le beau titre de Michel Audiard du livre à la mémoire de son fils) , mais cela ne sort pas de nos mémoires, à nous qui avons connu cela.
    https://www.youtube.com/watch?v=En5Zl_Nb27s

    J’ai honte pour quelques petites crevures, PEGC à la retraite ou gardien de buvette de stade de foot de la Bretagne profonde, de s’en être gaussé, du haut de leurs toutes petites vies.
    Je suis heureux de quitter cet asile et celui, encore plus fétide, de « là bas ».

    Vous concernant, je ne chercherai pas à minimiser l’ampleur de nos différents sur Bruce Springsteen et Rodolph Burger...( ..).
    Il fallait donc que ça cesse...
    Je vous souhaite plein soleil sur votre vie. Et du vent. Qu’il vous emmène là où c’est le mieux.
    Il sait où c’est, le bougre. C’est un malin. Il n’est pas tombé de la dernière pluie.



  • Sandro Ferretti Sandro Ferretti 11 juin 2020 18:40

    Dernière chose.

    Le dernier post de Cova fut sous mon article sur la mort de Christophe.

    Comme souvent, il fait sens.

    J’y ai même lu une pointe de reproche à peine voilé à mon endroit, sur le fait que j’avais dit (— excès évident, « obésité de mémoire » aurait dit mon ami Jean Fauque-) que Bevilacqua était un grand et un mec bien. Il y dit aussi que celui qui viendra juger les vivants et les morts, ce n’est ni lui ni moi. Je copie ce post ici. Il est une réponse à tous ceux qui sont venus cracher sur sa tombe.

    https://www.agoravox.fr/commentaire5733665

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