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Sandro Ferretti

Sandro Ferretti

 
N'aime pas trop raconter sa vie. Préfère écrire sur celles des autres.

Tableau de bord

  • Premier article le 28/01/2008
  • Modérateur depuis le 13/03/2008
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Derniers commentaires



  • Sandro Ferretti SANDRO 25 juillet 2009 13:51

    Furtif,
    Oui, assez d’accord.
    Je reviens un instant sur ton post plus haut relatif aux traducteur, horlogers de l’ombre sous payés.
    C’est exact, et leur rôle est d’autant plus important et délicat pour ceux qui se donnent la peine d’écrire de façon construite et / ou ludique et technique.
    Pour revenir à Prudon, comment traduire en anglais une petite pépite comme :
     « primé, puis déprimé, voilà toute ma vie ». ?
    « Rewarded, then depressed » ou la mention « nervous breakdown » fait perdre le jeu de mot et la sonorité. Ou bien on traduit mot à mot, et le travail de l’auteur est perdu, ou bien on crée un autre jeu de mot dans la langue de parution, mais c’est alors le sens qui est perdu.

    Par exemple, comment traduire un « appel/ contre appel », comme j’en fait un dans la deuxième phrase de chapeau en gras de l’article ?
    ( la mention du « pape » qui amène « la fumée blanche », qui amène« les feuilles mortes » ( et le double sens de « feuilles » ) ,qui amène le « marronier », etc, etc)

    Tu as raison, c’est un vrai métier, et il faut bien du courage à l’auteur qui a passé quelques nuits blanches sur ses manuscrits pour les confier à un traducteur...



  • Sandro Ferretti SANDRO 25 juillet 2009 13:44

    Furtif,
    Je voulais dire « ferait de toi un excellent modérateur », mais mon clavier a fourché.
    C’était un conditionnel.
    Et l’obligation de remplir une condition n’est criminalisable qu’en droit pénal.



  • Sandro Ferretti SANDRO 25 juillet 2009 09:28

    @ Furtif

    Te voilà d’une infinie sagesse, qui fera de toi (je le dis sans ironie, mais tu ne vas pas me croire...) un ...excellent modérateur.
    Pour clore cette incise sur la confusion des genres, voire la confusion mentale de la porosité entre art et morale, je dirais ceci :
    On nous a donné un cerveau qui a de nombreux territoires, dédiés et étanches. Par ailleurs, nous sommes français, donc prétenduement cartésiens.
     En 2009, il est donc grand temps de pouvoir déclarer aimer l’écrivain Céline TECHNIQUEMENT sans étre taxé d’anti-sémitisme par les biens-pensants de permanence, d’apprécier Noir Désir sans étre suspecter de tabasser sa femme, d’admirer Alain Bashung sans étre atteint d’un cancer du poumon ou avoir été abandonné par ses parents dans la petite enfance, etc, etc.
    Les gouts et dégouts littéraires fondés sur le communautarisme sont une impasse, voire une régression de la pensée. Par exemple, je revendique le droit d’élever mes enfants sans leur dire « ma fille, si tu vois un boche, change de trottoir, c’est peut étre le fils ou le petit-fils d’un salaud. »
    Messieurs les censeurs, bonsoir.
    Revenons au polar.Merci



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 22:41

    Bonsoir,
    Oui, quelques noms qui sonnent bien dans votre 1er paragraphe, pour les deux que j’ai lu.

    Sur Simenon/ Christie et le club du troisième age « qui a tué qui, aqueue à la fin le héros y meurt », désolé , mais je ne change pas une virgule. Et bien sur, j’ai dû en lire pour dire cela..
    Mais je ne cherche pas en dégoutter les autres....



  • Sandro Ferretti SANDRO 24 juillet 2009 22:10

    @ Gazi
    Si vous avez « le petit bleu de l » sous la main , comparez les deux premières et les deux dernières pages , et ne me dites pas que , parce que c’est « daté », ça n’est pas le belle ouvrage.
    Pour les autres, quelques extraits :
    « Et il arrivait parfois ce qui arrive à présent : Georges Gerfaut est en train de rouler sur le périphérique extérieur. (...) Plusieurs conducteurs sont ivres. C’est le cas de Gerfaut. Il a bu cinq verres de bourdon 4 roses. D’autes part, il a absorbé, voici environ trois heures de temps, deux comprimés d’un barbiturique puissant. L’ensemble n’a pas provoqué chez lui le sommeil, mais une euphorie tendue qui menace à chaque instant de se changer en colère ou bien en une espèce de mélancolie vaguement tchékovienne et principalement amère, qui n’est pas un sentiment très valeureux ni interessant. Gerfaut roule à 145 km/h.

    Gerfaut est un homme de moins de 40 ans. Sa voiture est une Mercedes gris acier. Le cuir des sièges est acajou, et de méme l’ensemble des décorations intérieures de l’automobile. L’intérieur de Georges gerfaut est sombre et confus, on y distingue vaguement des idées de gauche.Au tableau de bord, au dessus des cadrans, se voit une petite plaque métallique mate où sont gravés le nom de Georges, son adresse, son groupe sanguin, et une représentation merdeuse de St Christophe.(...)

    La raison pour laquelle Georges file ainsi sur le périphérique avec des réflexes diminués et en écoutant cette musique là, il faut la chercher surtout dans les rapports de production. Le fait que Georges ait tué au moins deux hommes au cours de l’année n’entre pas en ligne de compte. Ce qui arrive à présent arrivait parfois auparavant. »

    Pas beau le travelling ? Je préfère à Claude Sautet, personnellement.

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