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Saul

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  • Saul 1er septembre 2013 13:57

    Si elle sort de la zone euro, la Grèce, comme l’Argentine début 2002, aura besoin de se mettre en défaut sur sa dette extérieure qui sera impayable avec une nouvelle monnaie fortement dévaluée. Le château de cartes de l’euro devrait s’écrouler devant un tel événement qui semble inévitable même si tout est fait pour retarder sa survenue. Quand ce défaut interviendra il coûtera d’autant plus cher aux créanciers publics et privés de la Grèce, dont la France qui aura des dizaines de milliards d’euros de perte, qu’ils auront continué de prêter de l’argent à un pays insolvable pour le maintenir à tout prix dans l’euro, alors qu’il fallait constater sa faillite dès le début, le sortir de l’euro, et mettre un terme à l’expérience de la monnaie unique en essayant de limiter la casse. L’euro, en effet, n’est pas viable. Certains économistes imminents dont Milton Friedman le savaient déjà en 1998. Voir le lien ci-dessous pour rappel de son argumentation :

    http://www.contrepoints.org/2012/07/31/92198-milton-friedman-avait-prevu-la-crise-de-leuro



  • Saul 4 juin 2013 14:40

    À l’auteur de cet article : Lire cette étude de Patrick ARTUS (de la recherche économique de Natixis) intitulée « Qui va « craquer  » avec la crise de la zone euro ? »

     http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=69654



  • Saul 17 novembre 2012 11:23
    Voir cette étude de l’économiste Patrick ARTUS intitulée « Pourquoi le multiplicateur budgétaire est-il apparemment très élevé dans la zone euro ? »

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=67005

    Des pays de la zone euro (l’Espagne, l’Italie, la France, les Pays-Bas, le Portugal, la Grèce) ont décidé de réduire rapidement leurs déficits publics, mais le résultat des politiques budgétaires restrictives a été une considérable baisse de la croissance et une très grande difficulté en conséquence à réduire les déficits publics en raison d’un multiplicateur budgétaire (instrument économique mesurant l’impact de la politique budgétaire sur l’activité économique) plus élevé que prévu, en moyenne de 1,8, avec un pic de 3,6 pour la Grèce. Les calculs de l’auteur indiquent « Ceci conduit à une estimation sur 2011-2013 du multiplicateur budgétaire de : 1,5 en Espagne ; 2,2 en Italie ; 0,9 France ; 2,6 aux Pays-Bas ; 1,7 au Portugal ; 3,6 en Grèce, ce qui est énorme ».

    Actuellement l’Espagne et l’Italie, contrairement au Portugal et à la Grèce, n’ont pas encore formulé une demande d’aide officielle d’aide auprès des instances européennes. Toutefois quel est la probabilité que ces deux pays aient des chances de retrouver une situation normale alors que leur PIB est en évolution négative et que leur taux d’endettement long terme sont de 5 à 6 % ? Et si demain c’est la France qui cumule déficit public, déficit commercial, déficit de balance des paiements, désindustrialisation, taux élevé de l’endettement qui voit ses taux d’intérêt s’envoler sur les marchés, il se passe quoi après ?



  • Saul 16 novembre 2012 19:26
    Les choses sont assez simples :Phase1 : Au départ il y a eu un pari risqué qui était la création d’une monnaie commune pour différents pays qui devaient partager cette monnaie commune mais pas dans le cadre d’une union de transferts, (aucun Etat ne devant un financer un autre, chaque État devant emprunter séparément sur les marchés financiers, La BCE étant interdite de financer les États). Or économiquement une zone monétaire est normalement une union de transferts, c’est le cas de la France où il y a redistribution de crédits d’État en fonction des besoin des régions, des départements, etc.

    Phase 2 : Crise provoquée par les problèmes institutionnels de la zone euro et les bêtises de certains de ses dirigeants qui croient que l’euro « protège » en faisant disparaître le risque du change. Or, l’impossibilité de faire varier le taux de change a pénalisé les pays peu compétitifs de la zone euro qui se sont appauvris au profit des plus compétitifs (problèmes de désindustrialisation, de bulle immobilière, d’hypertrophie du secteur public, d’endettement, de déficit budgétaire et de déficit de balance des paiements dans les pays peu compétitifs, certains d’entre eux connaissant de graves crises financières).

    Phase 3 : Pour préserver l’euro, mise en œuvre de cures d’austérité dans les pays en crise, avec des dévaluations internes (choc de compétitivité) remplaçant la dévaluation de la monnaie devenue impossible.

    Phase 4 : Ce sera l’évaluation de l’efficacité des dévaluations internes. La suite en dépend. En cas d’échec, on risque d’avoir un désastre économique et social énorme sur le continent européen, à la base duquel il y avait la création d’une monnaie unique.



  • Saul 4 octobre 2012 09:09

     A propos de l’étude de Natixis signalée par l’auteur de l’article intitulée : « Jamais les pays créditeurs du Nord de la zone euro ne sortiront de l’euro » qui affirme notamment :  « Même si les pays du Nord de la zone euro protestent contre le maintien des déficits et l’insuffisance des réformes dans les pays du Sud de la zone euro, ils ne sortiront jamais de l’euro en raison des pertes de change que la sortie et l’appréciation de leur devise entraîneraient sur leurs avoirs extérieurs. » :

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=65691

      A mon avis cette étude et cette affirmation en particulier ne prenne pas en compte les risques de défaut dans les pays du sud. Notez que les banques françaises prennent en compte ces risques de défaut et quittent la Grèce. En grande perte pour le Crédit Agricole qui s’apprête à céder sa filiale Emporiki après y avoir englouti 10 milliards d’euros ! Qui doit encore y ajouter 500 millions d’euros pour pouvoir la vendre à l’euro symbolique !

     http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/01/credit-agricole-500-millions-d-euros-de-recapitalisation-pour-vendre-emporiki_1768090_3234.html

     Voila concrètement ce qui se passe pour les avoirs à l’étranger,  situés un pays en crise. La société générale s’apprête aussi à se débarrasser de sa filiale grecque avec des pertes, certes beaucoup moins importantes que le Crédit Agricole, mais avec des pertes. Et pourtant la Grèce est censée rester dans l’euro et ne pas faire défaut sur sa dette !

    Lire : Zone euro : l’Allemagne se rapproche de la sortie (étude beaucoup plus conforme à la réalité que celle de Natixis à mon avis) : 

    http://la-chronique-agora.com/zone-euro-allemagne-se-rapproche-sortie/

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