Chaque jour, avec courage et acharnement, notre civilisation combat la bêtise tout en cultivant la connerie. Si l'intelligence a ses limites, la connerie n'a de cesse d'outrepasser les siennes.
Je vois que la carotte lancée par ce gouvernement fonctionne à merveille. Le sujet passionne les foules surtout chez les bas du front. Je suis d’accord avec Gabriel qui pense qu’on force la dose avec ces conneries et que les vrais enjeux sont ailleurs.
Mon pauvre ami, si vous possédiez ne fusse que le tiers de sa culture et de son intelligence vous n’écririez pas vos commentaires haineux à longueur
de post, d’ailleurs concernant les articles, vous n’êtes guère productif de ce côté-là.
La critique et le fiel voilà tout dont vous êtes capable … Un seul qualificatif
pour vous définir, lamentable.
La Chine justifie sa présence au Tibet par deux arguments :
premièrement, le Tibet a toujours fait partie intégrante de la Chine et
deuxièmement, le Tibet avait une économie et un mode de vie
« sous-développé » et avait donc besoin d’être « libéré ».
Ces deux arguments sont sans fondement et ne peuvent pas être pris en compte
pour justifier une telle invasion.
Concernant le premier argument, l’analyse du statut du Tibet
montre que ce pays existe en tant qu’Etat depuis plus de 1000 ans et durant la
période 1911-1949 le Tibet était un pays totalement indépendant.
Concernant le second argument, les Chinois
« libérateurs » du peuple tibétain, prétextaient que le féodalisme
était une entrave au progrès social. Or les Tibétains, adultes et enfants, sont
actuellement contraints aux travaux les plus pénibles afin de participer à la
construction de la « Maison des trésors de l’Ouest », nom donné au
Tibet par les anciennes dynasties chinoises. De plus, la République Populaire
de Chine prétent que le Tibet était un pays « arriéré » et que les
Tibétains avaient besoin de l’aide chinoise pour se développer. Mais
malheureusement, depuis plus de 60 ans, le niveau de vie des Tibétains n’a
guère changé et tous les progrès matériels ne profitent qu’aux colons chinois.
Mais cette invasion est justifiée par d’autres raisons,
souvent méconnues du public :
- pour des raisons économiques :
Le Tibet est une des plus grandes réserves minérales d’Asie.
Dans les sous sols des hauts plateaux tibétains, on trouve en grandes quantités
du chrome, du borax, du plomb, du zinc, du charbon, du lithium, de l’uranium
(nécessaire pour la création de l’arme atomique), de l’or, de l’argent, … De
plus le Tibet était une région très boisée (222 000 kilomètres
carrés en 1949). Ces réserves n’ont jamais étaient exploitées car les
tibétains, de part leur mode de vie, n’en ont jamais éprouvé le besoin.
- pour des raisons militaires :
Le Tibet était jusqu’en 1949 un paisible état-tampon entre
l’Inde et la Chine. Il abrite aujourd’hui trois cent mille soldats et un quart
des missiles nucléaires chinois. La Chine procède à des essais nucléaires à Lop
Nor, à 200 km
environ d’une ville, dans la partie méridionale de la province de Xinjiang,
située au nord de la Région Autonome du Tibet. Cette province fait partie du Tibet,
dont elle a été détachée administrativement par la colonisation.
La présence militaire chinoise comprend :
- entre 3 et 500 000 hommes, dont 200 000 (15 divisions) sont cantonnés en
permanence dans la Région Autonome du Tibet.
- dix-sept stations de radars secrètes ; quatorze aérodromes militaires.
- cinq bases de missiles : Kongpo Nyitri, Powo Tamo, Rudok, Golmud et Nagchuka.
Au moins huit missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), soixante-dix
missiles à moyenne portée et vingt de portée intermédiaire.
La résistance non-violente des Tibétains
Le siècle qui vient de s’écouler a été sans nul doute un des
plus sanglants et des plus meurtriers de l’histoire de l’humanité. Les conflits
et les guerres aux quatre coins du monde se suivent et se ressemblent. Jusqu’à
maintenant nous avons été incapables de tirer les leçons de l’histoire et de
rompre le cycle infernal de la violence...Dans ce contexte il est clair que la
non-violence prônée par les Tibétains après soixante ans d’occupation chinoise,
force le respect et mérite le soutien de tous.
La lutte pacifique des Tibétains
Malgré toutes ses souffrances, le peuple tibétain résiste
depuis 60 ans, de manière non-violente à la répression chinoise. Le temps passe
et joue contre eux. Ils n’ont qu’un maigre espoir face au rouleau compresseur
chinois. Le Dalaï-Lama l’a répété à plusieurs reprises, ils comptent sur le
soutien et la solidarité des hommes et des femmes de bonne volonté du monde
entier, ce que l’on appelle la communauté internationale.
Il a souvent été dit que ce mot de non-violence était mal
choisi et que, par lui-même, précisément du fait de sa forme négative, il
entretenait de nombreuses ambiguïtés. Il a pourtant l’avantage décisif de nous
obliger à regarder en face les nombreuses ambiguïtés de la violence, alors même
que nous sommes toujours tentés de les occulter pour mieux nous en accommoder.
La non-violence n’exprime pas un moindre réalisme, mais au contraire, un plus
grand réalisme envers la violence. Il s’agit précisément de prendre toute la
mesure de celle-ci, d’en traverser toute l’épaisseur, d’en peser toute la
lourdeur. Toute violence est un viol : le viol de l’humanité de l’homme, à la
fois de celui qui la subit et de celui qui l’exerce. C’est précisément en
prenant conscience que la violence est la négation de l’humanité que l’homme
est amené à lui opposer un non catégorique et à lui refuser toute légitimité.
C’est ce refus qui fonde le concept de non-violence et lui donne sa cohérence
et sa pertinence.Jean-Marie Muller, Gandhi, La sagesse de la non-violence,
Paris, Epi-Desclée de Brouwer, 1994
La non-violence n’est pas la passivité, mais une action
militante qui exige souvent l’héroïsme. Avec la bombe atomique, elle est la
découverte capitale du XXème siècle, l’une répondant à l’autre et obligeant
l’humanité à choisir entre la mort et la vie.
PS : Monsieur Lucon, j’ai de la famille par alliance en Chine et le plaisir de donc de cotoyer quelqu’un de ses habitants régulièrement. Quant à revenir en arrière, savez vous qu’Alexandre le grand à envahi une bonne partie de l’Asie...