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Senatus populusque (Courouve)

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  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 29 janvier 2010 14:48

    Il oublie qu’il n’a pas la nationalité française.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 janvier 2010 13:54

    Frédéric Nietzsche, Humain, trop humain – Un livre pour esprits libres (1878), V, § 225 : « L’esprit libre, notion relative. Celui qui pense autrement qu’on ne s’y attend de sa part en raison de son origine, de son milieu, de son état et de sa fonction, ou en raison des opinions régnantes de son temps. Il est l’exception, les esprits asservis sont la règle. […] Il veut des raisons, les autres des croyances. »

    Humain, trop humain – Un livre pour esprits libres (1878), V, § 227 : « Du fait que les esprits asservis n’ont de principes que pour leur utilité, ils supposent que chez l’esprit libre les opinions sont aussi un moyen de chercher son avantage et qu’il ne tient pour vrai que tout juste ce qui lui est profitable. »



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 janvier 2010 12:37

    Claude LÉVI-STRAUSS : « [En 1971 devant l’UNESCO] je m’insurgeais contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme défini au sens strict et des attitudes normales, légitimes mêmes, et en tout cas inévitables.

    Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus, de quelque façon qu’on le définisse, l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique.

    On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé, l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de penser au dessus de toutes les autres, et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative n’autorise certes pas à opprimer ou détruire les valeurs qu’on rejette ou leurs représentants, mais, maintenue dans ces limites, elle n’a rien de révoltant. Elle peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement.

    Si, comme je l’écrivais dans Race et histoire, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi ; elles ne s’ignorent pas, s’empruntant à l’occasion, mais, pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports, persiste entre elles une certaine imperméabilité.

    Tout cela devait être rappelé, et plus encore aujourd’hui où rien ne compromet davantage, n’affaiblit de l’intérieur, et n’affadit la lutte contre le racisme que cette façon de mettre le terme, si j’ose dire, à toutes les sauces, en confondant une théorie fausse, mais explicite, avec des inclinations et des attitudes communes dont il serait illusoire d’imaginer que l’humanité puisse un jour s’affranchir ni même qu’il faille le lui souhaiter : enflure verbale comparable à celle qui, lors du conflit des Malouines, a entraîné tant d’hommes politiques et de publicistes à dénommer combat contre un vestige du colonialisme ce qui n’était en fait qu’une querelle de remembrement. » (Le Regard éloigné, Préface, Paris : Plon, 1983)



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 janvier 2010 01:52

    Laïcité = liberté de conscience + liberté des cultes + séparation des Eglises et de l’Etat.

    La liberté religieuse est comprise dans la laïcité, mais non les libertés sexuelle et d’expression.

    La bonne fomule :

    Liberté de conscience + liberté d’expression (blasphème) + liberté des cultes (sous réserve qu’ils n’envahissent pas l’espace public) + liberté sexuelle (sous la même réserve) + séparation des Eglises et de l’Etat



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 janvier 2010 01:46

    Article très intéressant, mais qui néglige pourtant un aspect fondamental. Les religions sont pour l’essentiel des prescriptions morales en matière de sexualité. La liberté sexuelle est donc l’indispensable contrepoids de la liberté religieuse.

    Ce contrepoids s’exerce assez souvent dans le blasphème. Comme dans l’exemple suivant :

    « Au giron de la sainte Église,
    Sur l’autel même ou Dieu se fait ;
    Tous les matins je sodomise,
    D’un garçon, le cul rondelet.
    […]
    Cependant Jésus dans l’Olympe,
    Sodomisant son cher papa,
    Veut que saint Eustache le grimpe,
    En baisant le cul d’Agrippa**
    ** Dernier roi des Juifs. »
    Marquis de Sade, Histoire de Juliette [1801], 4e partie [parodie de l’Ode à Priape de Piron], in Œuvres, Paris : Gallimard, 1998, édition Michel Delon.

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