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Senatus populusque (Courouve)

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  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 25 juin 2013 19:43
    La théorie athée de l’invention est ancienne : selon Critias d’Athènes, qui semblait au sceptique Sextus Empiricus appartenir au groupe des athées, « Un homme à la pensée astucieuse et sage inventa la crainte des dieux pour les mortels, afin que les méchants ne cessassent de craindre d’avoir à rendre compte de ce qu’ils auraient fait, dit, ou encore pensé, même dans le secret : aussi introduisit-il la pensée du divin. » (Critias d’Athènes, -Ve siècle, cité par Sextus Empiricus, IIe siècle, Contre les mathématiciens, IX, 54).

    « C’est d’abord la crainte qui a créé les Dieux (« Primus in orbe deos fecit timor »)  », écrivait l’athée et romancier latin du 1er siècle Pétrone (Poésies, V). Pétrone est l’auteur du célèbre roman Satyricon.

    Commentant Ludwig Feuerbach (1804-1872), Michel Onfray notait fort justement : « les hommes créent Dieu à leur image inversée » ; mais il est hélas passé inaperçu que cette inversion était déjà révélée dans ce passage d’un auteur grec du IIe siècle, Lucien de Samosate [Syrie actuelle] :

    « Le marchand : Que sont les êtres humains ?
    Héraclite : Des dieux mortels.
    Le marchand : Que sont les dieux ?
    Héraclite : Des êtres humains immortels. »
    Philosophes à vendre, 14.

    http://laconnaissanceouverteetsesennemis.blogspot.fr/2011/05/diei-la-foi.html



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 24 juin 2013 15:30

    Marquis de SADE : « Comment voulez-vous que j’admette pour cause de ce que je ne comprends pas, quelque chose que je comprends encore moins ? » (Philosophie dans le boudoir, troisième dialogue, Paris, Gallimard, 1998, édition Jean Deprun).

     « Qu’est-ce qui peut nous représenter l’idée de Dieu qui est évidemment une idée sans objet, une telle idée, leur ajouterez-vous, n’est-elle pas aussi impossible que des effets sans cause ? Une idée sans prototype, est-elle autre chose qu’une chimère ? » (Philosophie dans le boudoir, cinquième dialogue).

    « Ceux qui veulent nous persuader de l’existence de leur abominable Dieu, osent effrontément nous dire, que parce que nous ne pouvons assigner la véritable cause des effets, il faut que nous admettions nécessairement la cause universelle. Peut-on faire un raisonnement plus imbécile, comme s’il ne valait pas mieux convenir de son ignorance, que d’admettre une absurdité ; ou comme si l’admission de cette absurdité devenait une preuve de son existence. » (Histoire de Juliette, 1ère partie, Paris, Gallimard, 1998, édition Michel Delon).



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 24 juin 2013 15:28

    « Si les bœufs savaient dessiner, ils donneraient aux dieux forme bovine. » (Xénophane de Colophon, rapporté par Clément d’Alexandrie, Stromates, V, 110) .

    « Si les triangles faisaient un Dieu, ils lui donneraient trois côtés. » (Montesquieu, Lettres persanes, LIX)



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 21 juin 2013 19:18

    Les antifas : des petits cons qui se prennent pour des Jean Moulin parce qu’ils perturbent des réunions de l’UNI ou du FN.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque (Courouve) 21 juin 2013 13:46

    Historiquement, Montaigne parlait de « tyrannie parlière » (Essais, livre III, chapitre 8), Renan de « tyrannie spirituelle » (L’Avenir religieux des sociétés modernes, 1860, III : « Le christianisme, avec sa tendresse infinie pour les âmes, a créé le type fatal d’une tyrannie spirituelle, et inauguré dans le monde cette idée redoutable, que l’homme a droit sur l’opinion de ses semblables. ». Adolf Hitler évoquait également, dans Mein Kampf (volume I, chapitre 2), une expression équivalente en allemand, pour souligner la propension de la masse à se soumettre devant cette forme de terrorisme. Lénine internationalisera cette technique comme arme politique face aux adversaires du communisme. Sartre en fit une de ses lignes d’action avec ses célébres formules "il ne faut pas désespérer Billancourt« (à propos des goulags) et »tout anticommuniste est un chien".

    Cette censure idéologique, ou police de la parole, vise à empêcher de parler de tout ce qui ne rentre pas dans les grilles de l’idéologie, et qui est dénoncé par le politiquement correct comme étant un dérapage.

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