• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Senatus populusque (Courouve)

Tableau de bord

  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 12 5656 493
1 mois 0 1 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 190 78 112
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 29 janvier 2011 15:40

    L’égalité des droits n’a jamais signifié que hommes et femmes soient identiques, interchangeables, en toutes situations ; l’équivalence entre homosexualité et hétérosexualité est une erreur dérivée, basée sur cette identité supposée entre homme et femme, et sur la fausse symétrie de ces termes inventés en Allemagne dans la seconde moitié du XIXe siècle. Si cette identité était réelle, elle impliquerait de ne plus voir de différences, de fait ou de situation, entre une relation homosexuelle et un couple hétérosexuel marié. Faire de l’homosexualité revendiquée la base de l’ouverture de droits, comme le droit au mariage, reviendrait à reconnaître ce « troisième sexe » imaginé par quelques auteurs, eux aussi allemands (K. H. Ulrichs, Heinrich Marx et Magnus Hirschfeld ; les deux premiers avaient déjà revendiqué l’accès au mariage) mais récusé, pour cause de manque de fondement, par Sigmund Freud et André Gide, notamment.

     Toute inégalité, toute différence de traitement, n’est pas toujours une discrimination, ni une injustice, contrairement à ce que nous assène quotidiennement la démagogie égalitariste, comme si le principe de l’égalité des droits devait effacer toute différence. L’égalité des droits des citoyens, libres individus, les uns par rapport aux autres, n’entraîne pas plus l’égalité juridique des couples homos et des couples hétéros, qu’elle n’entraîne l’égalité juridique entre les associations loi de 1901, les S.A.R.L. et les S.C.I., ou encore l’égalité juridique des associations cultuelles et des syndicats.

     En d’autres termes, l’égalité des droits des citoyens français (art. 1er de la Constitution) n’est pas l’égalité des droits conférés par des situations différentes (situations créées par des engagements personnels) ; cette distinction est devenue un principe constant de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, principe qu’il vient de rappeler dans sa décision QPC du 28 janvier. L’égalité formelle des droits de l’individu (l’homme, le citoyen) n’implique ni l’identité des situations concrètes, ni celle des diverses institutions contractuelles.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 29 janvier 2011 15:36

    La Constitution, la Déclaration de 1789 et le Préambule de 1946, sont muets sur le mariage ; le Préambule précise cependant sa conception hétérosexuelle de la famille (alinéas 10 et 11) : "La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. Elle garantit à tous, notamment à l’enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs."

    La Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 16), définit le mariage comme hétérosexuel : "À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille [...] La famille est l’élément naturel et fondamental de la société et a droit à la protection de la société et de l’État."

    La Convention européenne des Droits de l’Homme, (art. 12), fait de même : "À partir de l’âge nubile, l’homme et la femme ont le droit de se marier et de fonder une famille selon les lois nationales régissant l’exercice de ce droit."

    Cette tentative de dénaturation de l’institution matrimoniale semble analogue à la démocratisation à la Philippe Meirieu de l’institution éducatrice, qui exige, sous couvert d’égalité absolue, que l’acte d’enseignement soit remplacé par la libre expression des uns et des autres, que les sciences dures disparaissent au profit d’une « culture commune », inconsistante mais (parce qu’inconsistante) apparemment accessible à tous ; que la démocratie, oublieuse de ses origines nobles, prétende redéfinir, par le rouleau compresseur de l’égalitarisme, la culture de haut niveau dont elle est issue et les institutions sociales. Ni la culture, ni l’anthropologie ne sont cependant solubles dans la démocratie radicalisée.

    Se pose aussi la question du sens des mots ; « mariage homo » est un oxymore. Il faudrait ensuite gommer les mots « père » et « mère » du Code civil ; progrès ou détour par une société orwellienne ?



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 27 janvier 2011 23:07

    L’intervention du lobby juif dans l’affaire de la conférence Hessel à l’E.N.S. ne semble pas douteuse, si l’on en croit le président du C.R.I.F. :

    « Éditorial

    Colloque à l’École Normale Supérieure
    13/01/11
    [...]

    Valérie Pécresse, Ministre des Universités, ainsi que le rectorat de l’Université de Paris que nous avons contactés en urgence ont réagi sans ambiguïté : je leur rends hommage, ainsi qu’à Claude Cohen Tanoudij, Prix Nobel de Physique, Bernard Henri Lévy et Alain Finkielkraut, tous anciens élèves de l’École Normale Supérieure. Et une pensée particulière à Mme Canto Sperber qui mène un combat incessant contre des dérives inquiétantes.

    Cette affaire, qui aura des suites, pouvait être emblématique. La présidente de l’UEJF, Arielle Schwab et le Président de l’ABSI, Gil Taieb, également rapidement contacté ont réagi comme il le fallait, en se mobilisant immédiatement. Qu’ils en soient remerciés. Nous sommes fiers de leur engagement au service de la communauté juive, mais bien au-delà au service d’un idéal républicain, pluraliste et ouvert.

    Richard Prasquier, président du CRIF. »

    Monique Canto-Sperber n’est peut-être pas juive, mais son beau-père Manès Sperber, le père de son ex-mari Dan Sperber l’était. Et quand on connaît l’endogamie de ces milieux ... Bref, les choses semblent plus compliquées que ne le dit MCS ce soir dans son papier du Monde.



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 24 janvier 2011 15:51

    Bientôt le tour de Baudelaire :

    « Belle conspiration à organiser pour l’extermination de la race juive. » (Mon cœur mis à nu)



  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 24 janvier 2011 15:12

    Mais reste Fanon, pour cette année 1961, Franz Fanon qui accepta une préface forte de Sartre dans laquelle le philosophe écrivait : "En le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre ; le survivant, pour la première fois, sent un sol national sous la plante de ses pieds."

    Mais il n’y a pas de lobby pour exiger le retrait de Fanon des célébrations nationales pour 2011.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv