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Serge-André Guay

Serge-André Guay

Marié et père de quatre enfants, Serge-André Guay est né à Lévis (Québec, Canada) en 1957. Depuis 2003, il est président éditeur de la Fondation littéraire Fleur de Lys, une maison d’édition en ligne.

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  • Premier article le 18/03/2008
  • Modérateur depuis le 01/05/2008
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Derniers commentaires



  • Serge-André Guay Serge-André Guay 2 mai 2008 20:15

     

    Pas besoin d’acheter votre livre. Les quelques pages disponibles en extrait sur le site de votre imprimeur suffisent pour se rendre compte d’erreurs élémentaires de mise en page. Comme je vous le disais, je ne vous en fais pas le reproche. Libre à vous de modifier les standards reconnus à la mise en page professionnelle. Mais le risque de la perception d’un travail amateur demeure. Quand un ami nous remet un exemplaire de son livre en nous précisant qu’il l’a édité lui-même, on se penche automatiquement sur la facture du livre. On éprouve alors souvent un sentiment de gêne face à l’allure du livre qui ne correspond pas au travail professionnel auquel le lecteur est habitué.



  • Serge-André Guay Serge-André Guay 2 mai 2008 17:13

     

    Vous écrivez : « L’édition professionnelle, c’est de l’édition tout court, peu importe son mode de diffusion et de distribution. La distinction de l’édition en ligne que j’ai essayé de défendre dès avril 1995 n’a plus raison d’être depuis longtemps. » La différence entre l’édition en ligne et l’édition traditionnelle ne tient pas du caractère professionnel de l’une ou de l’autre. Il y a des éditeurs traditionnels amateurs et d’autres professionnels. Il en va de même dans le secteur de l’édition en ligne.

    L’édition en ligne se distingue de l’édition traditionnelle en raison de la démocratisation de l’accès à l’édition. On sait tous que le taux de refus des éditeurs traditionnels dépasse les 90%. Ce n’est pas le cas avec l’édition en ligne, notamment, parce que les coûts et les risques sont beaucoup moins élevés sur Internet que sur le marché traditionnel du livre. Plus encore, certains coûts, tels la mise de fond pour les tirages nécessaires à une distribution en librairies et l’entreposage, disparaissent avec l’édition en ligne jumelée à l’impression à la demande. Il faut lire le dossier du Conseil de l’Europe pour bien saisir les différences entre l’édition en ligne et l’édition traditionnelle.

    Vous êtes Québécois et vous précisez que votre fournisseur d’impression à la demande est l’américaine Lulu.com parce que c’est moins dispendieux. C’est le propre de la stratégie américaine pour s’imposer dans le monde. Le seul but est de drainer le maximum de profits sur la scène mondiale en vue d’enrichir les actionnaires américains. Évidemment, la stratégie s’applique au détriment des économies nationales, régionales et locales des autres nations.

    Aussi, vous êtes dans l’erreur en affirmant que notre maison d’édition en ligne, la Fondation littéraire Fleur de Lys, effectue des tirages de 50 ou 100 exemplaires. Notre Fondation offre la véritable impression à la demande, c’est-à-dire l’impression d’un exemplaire à la fois à la demande expresse de chaque lecteur. Par le fait même vous êtes encore dans l’erreur en soutenant que « l’impression à la demande à l’état pur, à l’unité, ça n’a jamais existé au Québec ». Nous l’offrons depuis juin 2003. Et vous êtes une fois de plus dans l’erreur en affirmant que l’impression à la demande « est encore très difficile à dénicher en France ». La Fondation littéraire Fleur de Lys n’a eu aucun problème à dénicher un imprimeur à la demande en France. Il y en a plusieurs et ils sont excellents. Et je parle bel et bien ici de l’impression à l’unité.

    Vous dites que vous auriez sauté sur l’occasion de l’impression à la demande avec votre défunte maison d’édition en ligne si ce type d’impression avait alors existé. L’impression à la demande est arrivée sur le marché de l’édition en ligne en 1998 à l’initiative de la compagnie Xerox. « Début 1999, un réseau informel d’impression à la demande a été établi avec la collaboration d’auteurs et d’éditeurs utilisant cette technique en France, en Italie et en Suède. » (Conseil de l’Europe, La nouvelle économie du livre) En 2003, lorsque la Fondation littéraire Fleur de Lys a ouvert sa maison d’édition en ligne, nous avons innové en offrant l’impression à la demande, un exemplaire à la fois.

    Enfin, vous écrivez : « Chez Lulu, c’est d’emblée gratuit de bout en bout, pas de contrat à signer, encore moins de cession de droits, et l’auteur a toute la maîtrise d’oeuvre et d’ouvrage. » Lulu.com n’est pas gratuit de bout en bout, du moins, pas pour tout le monde et pour tous les services. L’auteur paye uniquement les exemplaires qu’il commande que s’il fournit le fichier PDF prêt à l’impression dans le format désiré. Dans le cas contraire, l’auteur doit payer pour chacune des étapes de production, de la mise en page à production d’un PDF du fichier de traitement de texte de son manuscrit.

    Une mise en page professionnelle ne s’improvise pas. Par exemple, il faut numéroter la page titre de chaque chapitre, numérotation absente dans votre livre au chapitre « Écrire & Éditer ». Il faut aussi laisser un espace adéquat entre le titre de chaque chapitre et le premier paragraphe du texte, question d’esthétique et de repérage, ce qui n’est pas le cas dans votre livre. Autre exemple, la page de faux-titre suit la deuxième de couverture, ce qui n’est pas le cas dans votre livre. Je ne vous en fais pas le reproche. L’auteur qui s’autoédite lui-même peut varier la mise en page selon sa créativité. Mais il y a un risque d’une perception d’un ouvrage d’amateur car la mise en page, c’est la facture d’un livre aux yeux des lecteurs. Il s’agit ici simplement de souligner qu’une mise en page professionnelle n’est pas à la portée de tous les auteurs.

    Aussi, chez Lulu.com, l’auteur qui souhaite voir son livre offert dans les grandes librairies en ligne doit signer un contrat où Lulu.com devient l’éditeur (ce n’est alors plus de l’autoédition) et payer plusieurs services rattachés.

    Dire que « Chez Lulu, c’est d’emblée gratuit de bout en bout » est une grave erreur. J’ai publié une comparaison des coûts entre Lulu.com et la Fondation littéraire Fleur de Lys.



  • Serge-André Guay Serge-André Guay 1er mai 2008 20:01

    Cher monsieur Allard,

    Je me dois de vous informer que nous avons abandonné toutes relations gouvernementales à la fin de l’année dernière : « DÉCEMBRE - Découragés par le protectionnisme de la chaîne québécoise du livre et par le corporatisme du ministère québécois de la Culture et des Communications, nous nous replions sur nous-mêmes, nous rompons toutes relations avec les gouvernements et nous déclarons la Fondation littéraire Fleur de Lys un organisme privé. » (Cliquez ici pour en savoir plus). C’est donc dire que nous n’espérons plus rien du gouvernement du Québec et des partis politiques québécois. Il en va de même du gouvernement canadien et des partis politiques fédéraux. Aucun gouvernement québécois aura le courage de rouvrir la Loi sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre pour y inclure les éditeurs en ligne (Cliquez ici pour en savoir plus), et ce, même si cette loi contrevient à la Déclaration universelle des droits de l’Homme en raison même de l’exclusion de l’édition en ligne (Cliquez ici pour en savoir plus). Nous avons livré bataille jusqu’à ce que le gouvernement du Québec franchisse les limites de l’acceptable en s’attaquant à nous personnellement dans la lettre de refus de notre dernière demande de subvention en nous traitant d’incompétents et d’amateurs (Cliquez ici pour en savoir plus). Évidemment, nous avons protesté et rencontré le fonctionnaire signataire de cette lettre, monsieur Pierre Aubry, directeur régional du ministère québécois de la culture à Montréal. (Cliquez ici pour lire le compte-rendu de cette rencontre) Monsieur Aubry s’est excusé et nous promettait d’examiner de ce que son ministère pouvait faire pour nous en s’engageant à nous rappeler. Il ne nous a jamais rappelé.

    Quoiqu’il en soit, vous avez raison de comparer l’américaine Lulu.com à une colonne de blindés qui avance sur les terres québécoises de l’édition en ligne. Et quand Le Devoir, le quotidien le plus nationalisme qui soit au Québec, préfère donner écho, deux fois plutôt qu’une (1) (2), à cette firme américaine plutôt qu’aux initiatives québécoises, il y a de quoi de demander si nous survivrons.

     



  • Serge-André Guay Serge-André Guay 1er mai 2008 17:56

    Au Québec, le rapport entre les éditeurs traditionnels et les éditeurs en ligne est très problématique. Les éditeurs traditionnels québécois craignent comme la peste l’arrivée tout de nouveau joueur qui forcerait un nouveau partage du marché du livre et, plus important encore, un partage de l’aide financière gouvernementale. Les éditeurs traditionnel québécois veulent conserver le monopole de l’aide financière gouvernementale et si cette aide devait s’étendre à l’édition en ligne, les éditeurs traditionnels se disent les seuls capables d’offrir des oeuvres de qualité ou, si vous préférez, d’être des éditeurs en ligne. Ainsi, jusqu’à ce jour, ils ont bloqué toute aide financière aux éditeurs en ligne. Par contre, ils ont obtenu une aide financière gouvernementale pour réaliser une étude du marché de l’édition en ligne afin de guider les éditeurs traditionnels qui voudraient se lancer dans l’édition en ligne. Le problème, c’est que les éditeurs traditionnels ne comprennent pas le principale avantage de l’édition en ligne : la démocratisation de l’accès à l’édition. Ils croient que l’édition en ligne consiste à numériser les livres qu’ils ont déjà édités de façon traditionnelle pour les offrir en ligne en prévision de l’arrivée du livre électronique. Autrement dit, au Québec, on fera de l’édition en ligne comme on fait de l’édition traditionnelle, avec un taux de refus des manuscrits dépassant les 90% et des choix sous l’influence des critères commerciaux. Et les gouvernements sont complices des éditeurs traditionnels car une loi interdit aux gouvernements de subventionner un éditeur qui n’est pas accrédité par lui et cette accréditation est inaccessible aux éditeurs en ligne. J’explique cette affaire dans cet article.



  • Serge-André Guay Serge-André Guay 1er mai 2008 17:33

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire. J’ai déjà un comparatif sur notre site (cliquez ici). Le problème, c’est que les médias québécois parlent très peu de l’édition en ligne et, lorsqu’ils le font, ils se réfèrent à une entreprise américaine au lieu des initiatives québécoises dans le domaine. Habituellement, on couvre ce qui se passe sur son propre territoire avant de se pencher sur ce qui se passe à l’étranger. Cet article vous aidera à approndir le problème avec les médias.

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