Sur la même réflexion du moment de la rencontre, durant les quelques années vécues aux Antilles, je me souviens de mon arrivée et des difficultés rencontrées. A cette époque je ne me posais pas la question du pourquoi de mon départ, c’était enfoui quelque part et à quoi bon.
Et puis un jour Lulu un collègue de travail antillais me prêta un livre, best seller à l’époque : L’Alchimiste de Polo Coelho. Quel fût ma réflexion quant à l’épilogue de ce bouquin sur la recherche de la vérité que je recherchais à quelques 8 mille Kms de chez moi, et c’était le début de mon périple, je mis 5 ans à revenir tout en sachant que la réponse était bien sur ailleurs.
« Il en est des livres comme du reste, soit vous les rencontrez au bon moment »
C’est tellement juste ce que vous dites, il en est un qui m’a permis de prendre le large quand j’étais enfant, à défaut de partir dans les îles, je partais dans des voyages oniriques qui m’ont probablement sauvé. Beaucoup plus tard en attendant les enfants que je devais adopter et pour profiter de mes dernières balises d’avant, j’écrivis quelques mots pour simplement m’en souvenirLe cheval de Troie
Pour ma part je me souviens des bibles que l’on trouvait dans les chambres d’hôtel. Parfois à cours de littérature je me surprenais à en parcourir rapidement certains versets à défaut de me briser les vertèbres à regarder le trou cathodique sur le mur d’en face.
J’ai toujours eu un rapport particulier avec la bible, au retour des Antilles une doudou antillaise m’en a offert une très jolie avec des illustrations, et comme un enfant je l’ai lue car il y avait des dessins. Je suis surpris aussi que l’on qualifie certaines lectures en fonction d’un lieu où elles seraient supposées être lues mais plutôt en rapport avec leurs prétendues qualités, et cela me frustre, je citerai l’exemple de Serge Brussolo que je trouve très imaginatif, doué d’une écriture et culture fantastiques, on qualifie son oeuvre de lecture de quai de gare