« ...que ces agrégations de textes (la « bible » par exemple pour les chrétiens, qui regroupe différents textes hébraïques et des textes à propos de Jésus...) ne sont jamais que des mythes construits par des monarques pour asseoir leur pouvoir... »
« Les multiples massacres liés à ces religions (...) ne sont certainement pas des « détournements » de ces textes sans intérêt pragmatique que sont la bible ou le coran, mais leur ADN »
Vous semblez oublier un point fondamental dans votre lecture : le christianisme s’est développé à partir de Jésus Christ. Son ADN ne peut pas être la quête du pouvoir et la justification de massacres.
En effet, les premiers chrétiens sont morts en martyrs pour ne pas avoir voulu renier leur foi en Jésus Christ. Il est donc fallacieux de prétendre qu’ils cherchaient à asseoir un pouvoir tout en donnant leur vie pour ce prétendu pouvoir, c’est clairement contradictoire. Il n’est à ce moment ’fondateur’ nullement question de monarques ou d’empires.
De même, les guerres de religion sont bien postérieures au début du christianisme, ce qui ne peut pas ipso facto constituer son ADN mais le mauvais usage postérieur de la religion, là nous sommes d’accord, à des fins de domination et dans des contextes historiques spécifiques.
« Je ne suis pas venu abolir la loi mais l’accomplir » dit Jésus Christ.
Jésus n’a jamais cessé d’être juif :
« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise » (Mathieu 5, 17-18).
Si la Loi procure la connaissance du bien et du mal, elle ne procure pas la connaissance du Salut, qui est en Jésus Christ. Si la Loi était utile et juste, elle n’était pas salutaire.
Pour Paul, l’homme n’est pas justifié par la Loi mais par la Foi en Jésus Christ : par des oeuvres de Loi, personne ne sera justifié. L’offrande du Christ sur la croix, mort puis résurrection, c ’est la juste relation qui relie l’homme à Dieu et qui rend caduque la relation fondée sur la pratique de la Loi de Moïse, en tant qu’accomplissement.