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Sigurdhur

Sigurdhur

Ici pour DÉBATTRE de la politique.
« Agir avec cohérence, défendre des institutions solides et rechercher une autorité légitime au service du bien commun. »

Tableau de bord

  • Premier article le 08/10/2024
  • Modérateur depuis le 25/10/2024
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Derniers commentaires



  • Sigurdhur Sigurdhur 15 août 19:05

    @Goldo Du

    Complément pro-européen vous voulez dire !

    Elle nous explique qu’avec un baril a 89$ on est en crise énergétique.

    Il n’y a que l’Europe qui a intérêt à nous faire croire de telles choses pour renflouer ses caisses.



  • Sigurdhur Sigurdhur 15 août 18:42

    @ZenZoe

    Je vous rejoins assez largement sur ce point.

    Il y a effectivement quelque chose de paradoxal dans une partie de l’écologie contemporaine : on nous explique qu’il faut sauver la planète en achetant une nouvelle voiture électrique, en remplaçant sa chaudière, en installant des panneaux solaires, en changeant ses équipements et, finalement, en consommant davantage de technologies estampillées « vertes ».

    Or une transition écologique sérieuse devrait aussi poser une question beaucoup plus simple : avons-nous réellement besoin de tout cela ?

    Entre deux voitures, une voiture électrique est généralement préférable à une voiture thermique sur le plan climatique. Mais entre une voiture électrique et un vélo, un train, un tramway ou simplement une organisation du territoire permettant de réduire les déplacements, le raisonnement n’est évidemment plus le même.

    C’est exactement la même chose pour les appareils électriques. Il ne suffit pas de dire « celui-ci consomme peu d’électricité ». Il faut aussi regarder les matières premières nécessaires à sa fabrication, l’énergie consommée pour le produire, son transport, sa durée de vie, sa réparabilité et finalement les déchets qu’il génère.

    L’électricité n’est pas une ressource magique. Produire de l’électricité nécessite des infrastructures, des métaux, du béton, des réseaux et des moyens de production. L’électrification est indispensable dans certains secteurs, mais elle ne dispense absolument pas de réfléchir à la quantité d’énergie et de matières que nous consommons.

    Votre remarque sur l’aménagement du territoire me paraît même fondamentale. Pourquoi construire des logements loin des emplois, puis investir ensuite des milliards pour permettre à des millions de personnes de parcourir quotidiennement des dizaines de kilomètres ? Une politique écologique cohérente devrait commencer par se demander comment éviter le déplacement avant de chercher à rendre le déplacement plus « vert ». Il y a une période où j’estimais même que les gros entrepreneurs (>50 salariés) auraient dû investir dans des parcs immobiliers contre réduction d’impôts, mais ça m’est passé.

    Même chose pour les contradictions du quotidien : interdire l’arrosage d’un potager au nom de la sécheresse tout en maintenant d’autres usages de l’eau ; promouvoir la forêt tout en encourageant une consommation toujours croissante de produits ; isoler les logements tout en considérant comme normal de multiplier les déplacements aériens... Ce sont ces incohérences qui donnent parfois l’impression que l’écologie est devenue une affaire de produits estampillés « responsables » plutôt qu’une réflexion sur notre mode de vie.

    Sur la démographie, je serais toutefois un peu plus prudent. La population mondiale ne va probablement pas continuer à croître au rythme du XXe siècle : la fécondité diminue fortement dans de nombreuses régions du monde et la croissance démographique ralentit. Mais la question reste évidemment majeure, notamment parce que 8 à 10 milliards d’individus ayant tous accès au niveau de consommation des pays riches poseraient un problème considérable de ressources.

    Et c’est peut-être là que se trouve le véritable débat.

    Une écologie cohérente ne devrait pas seulement demander : « Quelle technologie allons-nous acheter pour continuer comme avant ? »

    Elle devrait aussi demander :

    « De quoi avons-nous réellement besoin ? »

    Moins de déplacements inutiles, des villes mieux organisées, des logements durables, des objets réparables, moins de gaspillage, davantage de transports collectifs, une consommation plus raisonnée et des infrastructures conçues pour durer : voilà une écologie qui me paraît beaucoup plus intéressante que le simple remplacement d’une consommation par une autre.

    La technologie peut évidemment aider. Mais si elle sert uniquement à nous permettre de continuer à consommer toujours davantage sous prétexte que nous consommons désormais « vert », alors on n’a effectivement pas réglé le problème : on l’a simplement repeint en vert.



  • Sigurdhur Sigurdhur 14 août 18:28

    @ZenZoe

    On peut parfaitement critiquer Nicolas Hulot, et certaines critiques sont sérieuses. Sa fondation a effectivement été soutenue par de grandes entreprises, notamment EDF, TF1 et L’Oréal, ce qui a suscité des interrogations légitimes sur l’indépendance d’une organisation écologiste financée en partie par des groupes industriels. Ses revenus liés à la marque Ushuaïa ont également été publiquement documentés. Mais cela ne permet pas de transformer chaque rumeur en vérité. « 9 véhicules », « un yacht », « un jet privé », « saccage tout sur son passage » : si vous avez des sources précises, donnez-les. Sinon, ce sont simplement des affirmations lancées pour produire un effet rhétorique.

    Quant aux accusations sexuelles, elles ne sont pas un sujet que l’on peut traiter avec des insinuations graveleuses. Une enquête pour viol et agression sexuelle visant Nicolas Hulot a bien existé et a été classée sans suite en 2022 en raison de la prescription. Cela signifie que la justice n’a pas pu poursuivre les faits en raison de leur ancienneté ; cela ne permet ni de le déclarer coupable, ni de prétendre que les accusations n’ont jamais existé. Enfin, « faux-derche », « connard », « queue entre les jambes » : tout cela ne démontre absolument rien sur la pertinence ou l’inefficacité du Plan Climat.

    Si l’objectif est de démontrer que la politique climatique de Hulot était incohérente ou économiquement désastreuse, attaquons ses décisions, ses chiffres et ses résultats.



  • Sigurdhur Sigurdhur 14 août 18:20

    @joletaxi

    On peut parfaitement critiquer Nicolas Hulot, le Plan Climat, la fiscalité écologique ou certaines politiques européennes. Mais encore faut-il partir des bons chiffres.

    Votre affirmation selon laquelle la dépendance mondiale aux fossiles serait passée de 87 % à 86,5 % est trompeuse. L’AIE estime aujourd’hui la part des fossiles dans la demande mondiale d’énergie à environ 80 %, pas 86,5 %. Et surtout, vous confondez deux choses : la part des fossiles dans le mix énergétique et leur consommation absolue.

    Pourquoi cette distinction est-elle importante ? Parce que la demande mondiale d’énergie augmente fortement. En 2024, elle a encore progressé de 2,2 %. Dans le même temps, les renouvelables ont représenté 38 % de la croissance de l’offre énergétique mondiale, devant le gaz (28 %), le charbon (15 %) et le pétrole (11 %).

    Autrement dit, la transition énergétique mondiale ne se mesure pas simplement en regardant si l’on brûle encore du pétrole ou du charbon. Il faut regarder quelle part de l’énergie nouvelle est fournie par des sources décarbonées, l’évolution de l’intensité carbone et les émissions.

    Deuxième erreur : le Plan Climat de Nicolas Hulot était un plan français, lancé en 2017. Il ne prétendait évidemment pas faire passer à lui seul la planète entière des fossiles aux renouvelables. Son objectif était notamment de conduire la France vers la neutralité carbone en 2050.

    On peut donc discuter sérieusement de son efficacité, du coût de certaines mesures, de la fiscalité carbone, de l’éolien, de la politique européenne ou de la manière dont la transition a été conduite en France.

    Mais passer de là à « Hulot a détruit la France » ou à une « secte » qui aurait manipulé toute la population, ce n’est plus une démonstration : c’est un réquisitoire politique.

    Critiquons les politiques climatiques autant qu’on veut. Mais avec les bons chiffres et en attribuant à chacun ce qui relève réellement de sa responsabilité...



  • Sigurdhur Sigurdhur 13 août 20:14

    @ l’auteur

    Il serait temps d’admettre une réalité que certains refusent obstinément de voir : le racisme antiblanc existe, et il relève du même mécanisme que tous les autres racismes. Le nier ne le fait pas disparaître. Un séjour dans certains territoires ultramarins ouvrirait les yeux à plus d’un : on y constate que la couleur de peau n’immunise personne contre la haine ou le mépris. L’histoire comme le quotidien montrent que l’homme de couleur peut être raciste, tout comme l’homme blanc. Le racisme n’a pas de monopole ethnique : il est humain, trop humain.

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